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LE BLOG DES SAISONS

Articles avec #poissons catégorie

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche
Cliquez pour agrandir les photos.

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Ce qui important dans la pêche c'est la capture des poissons. Ca à l'air évident comme ça mais, à regarder de plus près on se demande parfois si c'est bien la réalité d'aujourd'hui. D'après moi je pense qu'il n'y a pas de bonnes façons d'aborder la mer et pas vraiment de mauvaises non plus. Tout réside dans la question du pourquoi on s'y rend.

Pour certains pêcheurs, la pêche c'est avant tout une sortie récréative qui absorbe tout sur son passage et qui rend l'âme du pratiquant bien plus légère. Pour d'autres c'est strictement l'inverse, l'aventurier cherche par tout les moyens à se dépasser pour créer une spirale  d'adrénaline qui donne de la matière dans sa passion au point d'en devenir une sorte d'art de vivre. Il n'y a pas de limites dans les catégories de pêcheur et la liste est loin de pouvoir être dressée ici. Mais ce qui unis toutes ces sortes de pêcheurs qui se rendent au bord de l'eau c'est normalement le poisson. Pour autant il existe autant de situations qui mettent à contribution le pêcheur, et parfois, c'est la météo qui en est le principal chef d'orchestre. Bien sûr, le matériel est "le" prolongement de tout pratiquants, il sert à aller chercher ses prises et les remonter au mieux. Chacun choisi alors son terrain de jeu et en fonction de ses propres moyens et de ce que le marché offre en technicité avec ça, il s'adapte quoi...

En fait c'est ça, il faut pêcher sans perdre de vue que nous sommes à la fois à la pointe de notre technologie et à la fois au stade primitif de celle-ci. Il n'y a qu'à regarder le peu d'évolutions qui ont été apportées en deux mille ans de capture, toute la technologie réside dans les matériaux, mais pour la mentalité du pêcheur qu'elle évolutions ? Il est certain que d'ici une bonne dizaine d'années tout aura évolué. Qui n'a pas rêvé d'une canne à pêche qui peut propulser cent grammes à 300 mètres ? Qui ne voudrait pas d'un fil en 18 centièmes incassable ? Qui n'a pas rêvé d'un ver miracle bon marché qui serai capable de prendre tous les poissons de la création ?

 En fait toute l'évolution de la pêche s'est faite dans ce segment. L'humain a remplacé l'antique crochet en os préhistorique par du métal forgé ou du carbone, on a recalculé au plus juste tout les diamètres, fait des palettes sûres ou des oeillets idéformables selon la pêche que l'on souhaite pratiquer.

Pour le fil c'est autre chose, le nylon a été imprègné de fluorine ou même fabriqué avec, les chercheurs en la matière ont travaillé sur le fluorocarbone qui le rend moins visible. Le fil est passé par tellement d'étapes importantes qui nous permettent aujourd'hui de pêcher sereinement des poissons de plusieurs kilos sur des diamètres ridicules.

 Les cannes originelles en bambou ont été naturellement remplacées progessivement par une montagne de matériaux comme le métal, le duralumin et suite à l'arrivée très remarquée du Japon par celle en fibre de verre. Le carbone est arrivé bien plus tard et cela a bouleversé la perception du pêcheur. L'esprit a accepté de faire pleinement confiance en une matière très légère. On voit maintenant des inserts métaliques noyés dans les fibres noires pour rendre la tige encore plus sensible, légère et ultra rigide mais, toutes les grandes inovations perdent de la vitesse et la plupart des grandes nouveautés se jouent aujourd'hui dans le détail. Toutes ces grandes nouveautés ne sont curieusement pas toutes accessibles financièrement, voilà un belle surprise quand on sait ce coûte la matière. En fait le pêcheur paye la façon du fabricant et toute la publicité qui tourne autour.

Un  moulinet tourne et range le fil dans une bobine, selon si il le range bien et que l'effort sur la manivelle est moindre la sensation semble meilleure. Si on y ajoute des matériaux nobles on allège l'ensemble cela participe aussi à une bonne sensation. Beaucoup d'efforts ont été fait pour rendre cet ustensile le plus séduisant possible. Mais le point faible de cet accessoire c'est qu'il est bardé de roulements plus ou moins étanches, que la peinture s'écaille vite le rendant beaucoup moins séduisant, les écrous rouillent à la vitesse de l'éclair. Peu de moulinets échappent à cette règle et ceux qui s'en préservent le mieux valent évidement bien plus cher, toutefois, la loi du marché semble là aussi faire gonfler les prix de façon démesurée.

Dans tout ce beau paysage qui manifestement s'essouffle fortement car les inovations ne se trouvent pas sous un cailloux, ce qui n'a pas beaucoup changé c'est le pêcheur, vous savez, ce que nous sommes en réalité.

Notre comportement de l'individu souffre à grandir. Nous nous permettons de faire fi de la vie animale au point de l'érradiquer sans vergogne pour de l'argent c'est le signe d'une société décadente. Je sait bien que ce discours ne parle pas beaucoup de monde quand on parle de capture car quand la rapine se détache d'une activité agréable, rien d'humain ne sort plus d'un humain.

Par contre ce qui a tout changé autour du pêcheur c'est l'électronique. Ha oui cet outil de rêve pour pêcheurs moderne. Plus besoin d'avoir quelconques connaissances sur la capture, plus besoin de prospecter comme le faisaient les vieux cons du siècle dernier, non, un bouton "on" suffit pour éclairer le monde sous marin. Seulement voilà tout ça pose problème. Le pêcheur n' a toujours pas évolué, le matériel, les outils oui, mais pas celui qui est au bout...Avec le concours de ces nouvelles technologies le pratiquant s'éloigne de l'essentiel et certains stimulis sombres émergent. Aujourd'hui qui parle de réellement de poissons avec passion. Les chemins de la pêche sont si étroit qu'ils sont presque toujours confondus avec d'autres sentiments. Mais tout cela provient d'un fait de société où la pêche de loisir s'est noyée dans la publicité abusive. Aujourd'hui tout le monde montre ses poissons à bout de bras exactement comme dans les pubs des magazines. Certains le font avec intelligence et d'autres pas du tout. Ca me fait penser aux chasses en safari où le chasseur se tenait fièrement derrière ses moustaches, le pied sur la tête d'un lion fraîchement abattu. L'air colonial Englais indispensable et légèrement désabusé, cela mettais en évidence un certain prestige et une position sociale dominante.

Pour ma part, la pêche dans son immense globalité est tout l'inverse de ce que propose l'électronique. Je n'ai pas envie qu'un outil me dise où est le poisson, je n'ai pas non plus envie de prendre une grosse daurade à toutes mes sorties, oui, j'aime le doute car c'est lui qui me fait grandir et qui m'incite à me dépasser. Grâce aux doutes j'ai calculé sur le dos du moindre indice, pensé très fort, usé mes culottes sur les bancs de roches des calanques et rencontré beaucoup de monde pour vérifier mes pauvres hypothèses. De nos jours on met un coup de sondeur sur une épave, on vadrouille un peu autour, on balance un leurre plus vrai que nature et on capture un poisson et on se montre l'air souriant comme si c'était ça la pêche. Malheureusement tout le monde en est là, on préfère la vie facile car elle est partisane du moindre effort, le goût de se dépasser n'existe presque plus, quel malaise si l'humain devait subitement fortement réfléchir...

D'ailleurs ceux qui developent les produits de la pêche ne se ménagent pas pour notre confort, ici je félicite ceux qui n'hésitent pas à aller jusqu'au bout de leurs idées pour qu'au final il en ressorte un ustensile. Je remercie chaudement tout ceux qui débordent d'idées pour nous servir car il faut bien le dire, sans tous ces géo trouvetout nous en serions au stade larvaire de tout ce qui fait notre quotidien.

 

Peu de pêcheurs se passionnent pour tout ce qui tourne autour de la pêche, nous sommes dans une aire du "m'as-tu vu sur facebook?" Beaucoup parlent de passion pour le Bar mais ne font aucun effort pour le protéger ni même le laisser tranquille, ça s'appelle aimer passionnement capturer le Bar et non pas l'aimer passionnement...Nous avons nous aussi une armée de pêcheurs qui se sont dévoués à la daurade. En réalité elle n'est pas difficile à capturer si on a le bon appât et si on se rend régulièrement au bord de l'eau. Elle ne martirise pas les fils comme je l'entendais  si souvent quand j'était enfant, en fait, la pêche est une bien belle activité qui ne demande que peu de choses à son fidèle. Elle sera toujours le vehicule de tant d'histoires rocambolesques où tout être humain quelque soit sont degré d'évolution peut s'y retrouver un jour.

Pêcher le premier jour du Printemps.

Ce samedi soir je part en bonne compagnie, il y a deux "stef", un Jean-phi, bébé et moi. Tout le monde a une belle envie de marcher, envie de connaître ces fameuses calanques lointaines qui débordent d'incertitudes. Le but c'est de renouer avec l'esprit d'une belle aventure, celles qui laissent de belles images tout au fond des yeux et qui s'intègrent aussi facilement qu'un programme informatique dans le creux d'un ordinateur. Oui ces calanques sont belles, elles font immédiatement mouche dans les esprits de mes copains de ce soir. Les criques se succèdent sous le tintement typique du granit brut qui roule sous la semelle des chaussures tout en offrant aux nomades de fortune une palette de couleurs qui n'existent qu'ici.

Tout ce qui est à portée de vue est merveilleux, on ne lasse pas d'élargir sa vue sur l'ensemble de l'immensité de cette gigantesque crique qui s'étale devant nous. Aujourd'hui il fait particulièrement beau et la vue porte sur des dizaines de kilomètres, machinalement tout le monde dit la sienne comme si cette marche n'était pas si dure ou bien même pour l'oublier... Peu importe, toutes les raisons d'utiliser le verbe pour se faire plaisir est autorisé ici, il conjure le mal aux cuisses, il fustige la peur de l'inconnu bref...Il est hautement recommandé.

Moi j'ai l'impression d'être au volant de la voiture en partance pour les vacances et que mes moutards demandent si on arrive bientôt, là c'est la meilleure de l'année. Mais à vrai dire c'est exactement ce que je ferais si je devais faire ce périple pour la première fois, car quand on est en position dominante sur toute la baie on est en droit de se demander si cette marche est vraiment raisonnable.

Pourtant la promenade prends fin au bout du parc des calanques de Marseille. Nous constatons une fois de plus que les filets ou et les palangres fleurissent ici. Il y a des bidons qui flottent à quelques mètres du bord nous sigalant que notre soirée va être compliquée. Les oreilles sensibles ne sont pas autorisées ici tellement le besoin d'évacuer est immense. D'ailleurs je crois que c'est ça, c'est calanques éprouvent le corps par une marche hors normes pour la plupart gens mais déverrouillent en contrepartie des loquets qui ne sont ordinairement pas ouverts. Rapidement les cannes sont montées et les touches assaillent les scions des cannes. Les poissons sont remontés et le premier tri commence selon les espèces et la profondeur de l'hameçon dans les estomacs.

Pêcher le premier jour du Printemps.

L'équipe sur ma droite a une tchouga de tout les diables ce soir. La petit équipe enchaîne les poissons à une vitesse très impressionnante malgré que nous sommes tous à la recherche du premier gros poisson. La pause repas tant attendue est l'occasion de parler de tout, bien aidé par le vin rosé bien frais et la charcuterie corse.

Pêcher le premier jour du Printemps.

Les heures passent lentement. Les poissons commencent à garnir généreusement tous les bacs des pêcheurs. Il y a un peu toutes les espèces qui sont capturées pour le plus grand bonheur des participants qui ont eu le courage de me suivre. Pourtant je suis un peu déçu car malgré que nous avons une belle quantité de beaux poissons, nous n'avons pas réussi à prendre un gros poisson. Ce n'est pas réellement un problème car nous avons déjà tous pris une bonne rasade de sensations, mais j'avoue que repartir au bras d'une daurade de plusieurs kilos ne m'aurai pas trop ennuyé.

 

Pêcher le premier jour du Printemps.
Pêcher le premier jour du Printemps.

Hé bien voilà il est presque quatre heure du matin et c'est l'heure de partir. Je n'avais pas vraiment prévu de rester autant vu ce qui m'attends dans quelques heures, mais à vrai dire je n'ai pas vu le temps passer. Le chemin du retour tant redouté va clôturer cette nuit de pêche en signant la fin de treize heures d'activité. Mais c'est la joie et les rires qui l'emportent dans ce grand retour, c'est exactement tout ce que j'attends de ceux qui m'accompagnent. Au fil des kilomètres qui nous rapprochent des voitures tout le monde sent bien qu'ils ne sont pas encore prêts à revenir sur ces postes rapidement tant la progression pour le corps est dure. Pourtant à force nous arrivons au parking comme toujours, il est temps de se séparer mais de programmer aussi une autre sortie de pêche.

En tout les cas j'ai hâte du prochain week-end pour renouer encore une fois avec la chaleur des calanques de Marseille. Pour ma part si la météo me le permet j'irais encore un fois sur ces postes très lointain là où tout est encore possible, là où il y a peu de limites à l'esprit, là où mon âme fait corps avec la nuit, là où tout feux éteints je redevient invisible...

Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.
Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.
Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.

Tout mes appâts sont surgelés signés PEXEO.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche

Pratiquer la pêche de loisir c'est sans aucun doute parler aussi de bricolage. Il existe pourtant une multitudes d'accessoires dans les catalogues qui aident le pratiquant dans sa passion mais...tout n'existe pas et c'est la raison pour laquelle beaucoup d'entre nous bricolons à coeur joie. Les plus débrouillards, vous savez ceux à qui nous devons tout, vont aller très loin dans un concept qui bouillonne dans leurs esprits quasis malades et qui ne s'emcombrent pas avec la réalité, d'autres rebondissent sur les idées géniales pour y ajouter une dimension qui le rend plus précis à chaque fois. Là je vous parle d'un géotrouvetout qui n'a de limite que l'infini et nous régale de ses inombrables trouvailles.

Pour ma part je cherche depuis toujours à trouver l'astuce qui va me permettre de pouvoir éclairer un bouchon à calmar et ceci sans l'aide d'un bâton de lumière chimique. Mes déboires sur ces fameux bâtonnets ne manquent pas et j'ai décidé un jour d'essayer de m'en passer. J'ai passé en revue toutes mes connaissances techniques, j'ai essuyé tant de déboires, j'ai fait rigolé la plupart de mes copains avec mes astuces dérisoires. Il existe bien sûr dans le commerce des petites lumières avec une pile tube qui s'insère elle-même dans un bouchon, mais tout cela ne convient pas car ces fameux bouchons ne valent pas un clou dans la vague. J'ajoute que le prix est au delà du raisonnable donc...Voilà j'en suis un peu resté là en essayant de temps en temps une nouvelle idée foireuse qui a surgi soudain de nulle part et qui va aller sans doute au panier voire au fond de l'eau.

Hé bien c'est finalement mon ami allainpaddy qui a trouvé la solution. Tout cela ne s'est pas fait en une fois car il nous a envoyé tout pleins de bouchons en expérimentation pour au final finir par tomber sur la perle ultime. Il a profité de l'évolution sur les éclairages des écureuils pour insérer dans une capsule l'idée de l'année, il a en outre trouvé le juste équilibre qu'il faut pour qu'il ne supporte que le nécessaire et pas plus, en un mot, il vient de signer l'arrêt de mort de centaines de calmars...

Les noms sont sur les bouchons, je ferais la distribution.

Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!

Les premiers essais de la coque rouge à cassis sont exactement à la hauteur de ce qu'il faut. La lumière est à toute épreuve, il y a peu de grammage à ajouter en cas de toute petite sardine, il ne réagit presque pas au fort vent et reste malgré tout très sensible. Il supporte une petite sardine ou à l'inverse une bogue de cent grammes et conserve la même aisance sur l'eau, dommage que la saison s'achève mais bon, on sera prêt pour l'année prochaine.

Je tient à rendre un hommage très respectueux à un copains de valeur qui ne vit que pour inventer de nouvelles choses. Pour faciliter le quotidien de tous ces copains pêcheurs il est capable d'inventer des trucs qui sont directement issu du divin.

 

Merci mon Pad !!!!!

 

Ce samedi je suis sur la route de Marseille en direction de la mer. J'ai la main qui suit le tempo de la musique qui sort de mon poste de radio. Pour moi tout va très bien car j'ai pris la météo avant de partir, elle me signale que le temps sera assez doux avec peu de vent ce qui me rassure. J'embarque Cyril avec moi dans cette aventure dans les profondeurs des calanques car tout semble propice à une sortie formidable au creux des rochers maternels. Pour une fois je ne suis pas à bourre car je peut partir de bonne heure, mais le beau temps attire beaucoup de monde près de la mer ce qui ralenti énormément ma progression. De toute façon ce n'est pas un problème en sois car mon copain a du retard lui aussi pour les mêmes raisons, nous nous retrouvons vers dix sept heures au pied des calanques...

Mais la première chose qui ne se déroule pas comme prévu c'est la météo. Au départ on nous annonce un petit Mistral à 15 mais il me semble que nous pouvons doubler sa force sans trop se tromper. Mais peu importe à cet instant, ça fait trois semaines que je suis cloué à la maison à cause de la météo et ce n'est pas un petit vent de gonzesse qui va me faire changer d'avis au dernier moment. Nous sommes tellement remontés à bloc que notre périple va s'achever à la limite du parc des calanques ni plus ni moins. Vu la configuration des lieux on ne se rends pas toujours compte de ce qui se passe dans l'atmosphère, on est souvent bien à l'abri sur le chemin qui serpente entre les arbres jusqu'au moment où....Le vent siffle fortement dans les branches, le chemin est jonché de feuilles qui virevoltent autour des buissons. Voilà une soirée qui ne s'annonce pas exactement comme il était prévu et d'après moi on va  manger de le brise  du Nord copieusement. On voit les frises brunes qui filent vers le large emportant l'eau de surface, là je suis un peu dégouté.

Une fois sur le poste nos cannes sont étalées méticuleusement le long de cette pointe rocheuse en attente de la première touche, les fils ne peuvent pas être tendus correctement et une énorme banière se forme. Pourtant en quelques minutes le scion de mon copain va se tordre littéralement en deux. Y'a pas d'autres mots que ça, en deux ! Cyril va tenter un combat rocambolesque du poisson avec sa pauvre canne à buscles, mais malgré tout avec beaucoup de précautions il va réussir à faire remonter un gros sar du trèfond de la mer. Hou fan, cela fait bien longtemps que je n'ai pas vu une telle bestiole, moi je me met en position et d'un coup de salabre facile je le met dans mes mailles.

Globalement le temps ne va pas jouer en notre faveur car à défaut de se calmer le vent va encore prendre de l'assurance, faisant de notre sortie une petite galère. Pour ma part je remonte mes lignes toute les demi heures pour vérifier l'état de mes précieux appâts et aussi pour ne pas laisser le temps à un congre de venir goûter au plaisir du ver de Rimini. On a beau poser les appâts loin dans le sable il semble que cela n'empêche pas ces cocos d'aller chercher nos vers juteux. J'ai beau mettre quarante grammes dans mes écureuils rien n'y fait, les bourrasques soulèvent les lests jusqu'en haut de l'anneau, je ne voit pas comment je pourrai détecter la touche d'un poisson à moins qu'il ne fasse plusieurs centaines de kilos. Hé bien pourtant à un moment, je peut voir qu'un de mes écureuil est monté en fanfare. Ce n'est pas le vent qui en est l'auteur c'est bien un poisson qui a dû trouver l'os en fer dont j'ai farci le bibi. Ce n'est pas la peine d'attendre et je lui envoie aussi sec une décharge dans la quiche dont il n'est pas prêt de se remettre. Bon ma foi, il ne semble pas si vilain que ça, et, est assez batailleur ce qui me sauve d'un possible bredouille. Effectivement les pagres et les pageots sont à la fête ce soir, en l'affaire d'une heure nous allons pouvoir largement le constater.

Malheureusement vers une heure du matin la lune est passé derrière la montagne, l'obscurité aidant, sournoisement un autre style de poisson va farouchement occuper le terrain. A ce moment nous allons tout tenter pour ne pas prendre ces fameux fiélas qui hantent les eaux. Ils vrillent les lignes, ils bousillent les appâts ce sera notre signal de malchance. J'ai beau changer de montage ou de direction rien n'y fait, c'est soirée fiélas ce soir...

Nous allons poursuivre un peu mais las, vers deux heures nous ne serons plus en phase avec la météo qui devient dingue, ce sera l'heure de rentrer. La tête dans les épaule à cause du vent nous plierons les affaires à la hâte et nous n'aurons de cesse de retrouve le calme qui règne sur le chemin du retour. Il y a une sorte de grondement dans les collines au dessus de nous, on dirait un chant monstrueux qui couvre les bruits ordinaires, cela crée un sentiment bien étrange au creux des oreilles.

Allainpaddy se dechaîne !!!

Il nous faudra encore quelques jours pour revoir à nouveau nos calanques de Marseille. Pour moi c'est un lieu magique qui fait naître dans mes entrailles une sorte de besoin intime, un dialogue impensable avec la roche, la mer et le ciel qui n'a pas de commun avec les hommes ordinaires. Je fini par en avoir besoin et pourtant je ne fait que prendre la vie qui grouille ici. Mais j'en profite encore car je sent bien que d'ici quelques années ma volonté ne sera plus aussi ferme qu'aujourd'hui et je le sent bien. Les souvenirs d'enfance avec mon père jusqu'au moment où jeune homme je partait à des heures indues pour rallier le camps de la nuit est bien loin. Aujourd'hui je mesure à quel point la boucle commence à se boucler pour rejoindre doucement le clan de mon défun papa.

Voilà, l'histoire se termine sous un vent qui n'a de nom que tout ce que je pense de ceux qui sont les spécialistes de la météo. Ca a un peu bousillé ma soirée mais j'ai pu pêché avec Cyril alors, ça compense largement...

Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!
Allainpaddy se dechaîne !!!

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche, #sport
Un soir de chance.

Bon voilà, la pluie est moins forte en ce Samedi après-midi 13 Février. Toute la semaine je suis resté en contact avec mes copains pour organiser au mieux la pêche du week-end, nous avons tous espéré une belle fenêtre météo qui nous permet en général de passer côté mer. Mais là, y'a pas à dire la fameuse fenêtre va être petite car en plus il y aura du vent. Après plusieurs plans foireux et desseins diaboliques nous allons décider de ne pas aller à la pêche, pas la peine de forcer le destin outre mesure car on sait bien comment tout cela peut se finir.

Mais c'était sans compter sur ce truc de pêcheur qui nous tient au plus profond de nos tripes et qui nous fait trépigner jusqu'à ce que l'esprit en est marre et soit d'accord avec le grand n'importe quoi. Oui là il faut être complètement timbré pour partir à la pêche, caler les lignes sous la pluie qui menace et le vent qui souléve la mer. Le seul truc qui est à peu près rassurant c'est que nous avons la voiture à trente mètres et en cas de grosse pluie je mettrais plus de temps à plier les gaules qu'à me mettre à l'abris.

Je ne vais pas mettre longtemps à rejoindre Pat et Ange sur la route qui mène à Callelongue, le vent en moins pire et la mer un peu moins forte, tu parles d'un réconfort... Pour le coup dommage que Reno soit absent car nous aurions pu refaire l'histoire de Cala Montjoi, reprendre un bon coup de soleil dans la quiche, haaaaa, nostalgie...

Mes deux copains sont au bouchon pour le calmar avec un canne calée avec du calmar en même temps, c'est soirée calmar si vous n'aviez pas remarqué. Moi j'ai les superbes bouchons lumineux que m'a fait Pad et je m'empresse de les montrer à mes deux copains qui peuvent voir que notre Papy s'est arraché les noix pour les fabriquer. Nous détaillons tout les aspects techniques, l'étanchéité, le poids et le look aussi. Pour nos esprits émerveillés il nous semble ça colle de partout mais...Je ne vais pas tenter d'en envoyer un dans l'eau ce soir. La mer est si agitée avec ce bon vent de travers que le résultat me semble couru d'avance. Je n'ai pas du tout envie de perdre ce précieux travail d'autant plus que la semaine prochaine nous allons avoir de bonnes conditions de pêche j'aurais tout le loisir de les essayer.

Je vais armer une canne avec un bibi de Cabesto que je vais faire mettre sur un montage coulissant, un plomb planant de cent grammes et un bas de ligne de deux mètres en 22 centièmes. Ca paraît peut être peu mais en réalité ces petits diamètres tiennent très bien et souvent ils dépassent largement les valeurs qui sont affichées sur l'emballage. 

Un soir de chance.

L'attente est très longues entre les quelques touches, pour ma part c'est le désert complet. Comme à notre habitude nous n'avons pas beaucoup de répit entre les rigolades comme quand nous étions en Espagne. Mal assis sur les pics pointus de coin du monde inhospitalier nous nous amusons à nous amuser, en fait c'est pour cela que nous sommes venus ce soir.

Voilà, il est vingt trois heures passé quand je remarque que mon écureuil qui est loin bouge anormalement, cela peut parfaitement être le vent qui le fait bouger ainsi alors je laisse faire. Il balance légèrement mais de temps en temps il se fige dans une frôle de position pour revenir à son point de départ, c'est suffisamment bizarre pour que cela m'interpelle.

Mais soudain il n'y a plus de doutes, l'écureuil monte jusqu'en haut de la canne et se colle tout en bougeant de tout les côtés. Je bondi de roche en roches comme un équilibriste sur son fil, tentant de ne pas me casser la figure dans une faille. J'entends le frein qui se dévide en continu et la canne est plié, pourtant, je frein est réglé assez dur à cause du vent...aïe aïe aïe. Je prends contact et je ferre en douceur car il n'est pas question de mettre trop à l'épreuve le petit fil. Le poisson part immédiatement vers la droite et donne de bons gros coups de tête qui réjouissent ma petite assemblée. Pat arrive le salabre à la main car il a compris que je n'avais pas une blanquette au bout. Ange est déjà en train de filmer la scène qui se déroule sous les feux des frontales gavées de lumens.

Rapidement le poisson arrive, mais les vagues malmènent ma ligne et le poisson qui est au bout. Pat se prends une vague en pleine poire mais ne lâche pas l'affaire, il tente d'intercepter ma prise qui ne se présente pas en belle. A vrai dire c'est un vrai miracle que mon petit fil ne se soit pas coupé contre les roches en forme de rasoir, pat dans un coup de maître à capté que le poisson allait passer à toute allure devant lui bien aidé par la vague. Il plonge l'épuisette dans l'eau dans un réflexe instinctif et comme par miracle le loup est dedans.

Un soir de chance.
Un soir de chance.

Pour moi la pêche est finie, je range mes affaires pour ne rester qu'avec mes copains. Ma pêche qui avait pourtant très mal démarré s'est finie en beauté grâce au destin et à Pat aussi. C'est tout ce style d'aventures qui fait que mon esprit archives sournoisement ces réussites et les fait danser devant mes yeux quand la météo n'est pas bonne ou  quand je suis indécis. C'est ce truc de pêcheurs qui nous tient au plus profond des tripes qui mélange avec satanisme fantasmes et réalité, il nous fait faire des choses qui dépassent le raisonnable et parfois même l'impensable.

Nous partirons vers minuit car la mer se renforce dangereusement et remonte presque là où nous sommes assis. Même si notre pêche pourait s'améliorer encore, même si on a encore envie de rester il faut quand même partir.

Inutile de vous dire que ce poisson va être l'acteur principal de ma prochaine recette, je ne sait pas encore comment il va être cuisiné mais il y a suffisamment de matière pour essayer plusirs choses. Bon allé, je me depêche y'a un poisson à préparer...

Bises les gars.

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