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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

    Bientôt par nos excès nous n'aurons plus assez de matière sous marines à montrer à nos enfants, par là, beaucoup de pratiques millénaires vont rapidement dispraître car les espèces commercialisables ne seront plus assez présentes pour faire vivre un patron pêcheur, les enseignes emblèmatiques Marseillaises fermeront tour à tour. De jours en jours les filets s'allongent et les mailles diminuent provoquant une raréfaction rapide du poisson, d'ailleurs lors de nos certaines sorties sous marines Marseillaises nous avons constaté la disparition inquiétente de beaucoup d'espèces de poissons de roche, la mer semble vide quand on prospecte avec un masque et un tuba, nous n'avons pas croisé un seul gros labre ni beaux sars seules quelques girelles minuscules fuient à toute allure devant nous entre les posidonies.  Mais difficile de ne parler que de la pêche alors que c'est presque tout le fil de notre vie qu'il faudrait modifier. Le prélèvement de loisir n'est pas aussi destructeur qu'il en a l'air c'est juste ce qu'elle engeandre en déchets laissés par les pêcheurs qui cause un vrai problème. J'ai montré volontairement les cris d'alarmes du commandant Cousteau qui dénonçait déjà depuis les années 80 les abus des professionnels car Placer des kilomètres de filets de long des côtes jours après jours dans les passages des poissons ne peut pas favoriser les belles perspectives d'avenir. Ne pas laisser de repos à nos poissons fait que peut à peu les fonds s'apauvrissent et les pêches annexes et de loisirs meurent tout aussi rapidement. A l'époque tout le monde s'en foutait car on pensait que la mer était inépuisable, les pêches excessives et les rejets en mer font que le poisson ne peut plus se reproduire aussi vite qu'il est capturé.

    En quelques années les techniques et surtout le matos de pêche a fortement évolué, parallèlement le pratiquant a oublié de transmettre sa bienveillance à ses adeptes, au fil des années, le concept de prendre avant un autre est devenu un acte quasi normal. Il est vrai que le contexte social actuel favorise l'individualisme qui prends facilement la pas sur une vue d'ensemble. Il n'y a qu'a voir le comportement des pêcheurs qui rôdent le canal de Martigues, malgré la pollution extrême par la pétrochimie qui met en péril la vie, il y a toujours une armée de pêcheurs présents.Tout cela est la vie des humains mais...Où tout cela va t'il nous conduire ? Ceux qui vont encore plus réduire la maille des filets pour prendre le dernier des poissons, ceux qui vont aller chaluter quelques heures de plus dans les frayères, tout ceux qui vont prélever à la source au fusil harpon les quelques individus qui restent, finira par achever un processus de crise déjà en phase terminale. Dans le nord de la France la situation est tout aussi préocupante, ils sont en train de vivre ce que nos pères ont vécu ici il y a 30 ans. A cette époque les pêcheurs Marseillais n'avait pas de gros problèmes pour se ramasser ses vers ou ses crabes quasiment sur le poste du moment. A force de prélever en masse et d'en faire un commerce le monde de la pêche ne voulaient pas voir l'évidence c'est à dire la disparition progressive de la toute petite faune, crabe, crevettes, vers à cause de prélèvements excessifs. 

Pour que la vie reprenne son cours il faut que le gouvernement s'en melle, malheureusement il faudra en passer par des interdictions inédites voire des repos biologiques, pire, par une hypotétique carte de pêche...C'est en tout les cas ce qui se profile de plus raisonnable à l'horizon car vu les finances publiques qui sont au plus mal et que la pression Européenne sur notre l'environnement du littoral est de plus en plus importante, il faudra trouver les fonds nécessaires pour financer ces projets qui veulent reconstruire un monde massacré. Les exemples du passé nous ont prouvé qu'une législation qui vise à contrôler l'espace maritime en mer et ses abords a fait échec à tout les coups. Cela implique pour le législateur une mise en opposition permanente des règles pour certains métiers, les recours pleuvent car pour voir le jour, ce type d'architecture impose que les commissions soient impartiales, mais, vu l'impact politique que cela peut avoir par la voix populaire, on comprends mieux que les gouvernements successifs hésitent à se "suicider" électoralement pour ces conneries. Les détracteurs sont si virulents et si nombreux que tout devient pretexte à une bataille juridique pour gagner les faveurs du peuple, nous l'avons largement vu avec le Parc des calanques. Il suffit de s'éloigner du tumulte de la ville pour retrouver un peu ses esprits, les routes qui sillonnent les colines du Var nous enchantent, elles dominent les valées boisées sauvages, promesse d'un plaisir retrouvé. Le nuit tombe ou le jour se lève c'est la même sensation, c'est un  sentiment de déchirement de laisser tout ça qui prends le dessus.

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Sur place c'est encore mieux malgré une mer bien formée, à peine la première canne envoyée non loin sous un vent tenace j'ai déjà le premier départ de frein, impossible de monter rapidement tout le matos tellement la faune est présente et mort rapidement sur les appâts. Bon là c'est pas de bol car j'ai fait un montage pour le rouget c'est à dire trois hameçons de 6 habillés de petits bouts de cordelles et trois petits sars sont pendus dessus, par chance ils vont être décorchés sans bobos et hop, retour à l'eau. En quelques minutes le ton du groupe est donné, il va y avoir du sport pour tout le monde surtout pour Greg et Christian, en fait les gros poissons c'est eux qui vont les trouver sauf que...Ici il y a un couloir rocheux qui conduit à peu près le poisson vers le pêcheur, si il est de belle taille tu t'en sort à peu près, mais si il est gros il te fait comprendre que ce n'est pas gagné. Chistian va essuyer sa première défaite à peine la nuit tombée, la première grosse daurade va lui bloquer la ligne à mi course pour se planter au fond et lui couper le 35 centièmes comme un rien. Nous bien assis derrière nos inombrables touches nous allons vite capter l'étrange bal qui se déroule plus loin avec nos copains, on peut voir des frontales qui traversent rapidement toute la plateforme en zigzagant, une autre qui revient puis retourne avec un salabre à la main, des écureuils ultra lumineux qui montent comme par magie vers le ciel. Soudain dans la bataille le salabre vole en l'air, tombe à l'eau et s'enfonce dans l'eau...Voilà une déconvenue de premier ordre car si mes deux amis prennent la patate de l'année je vais devoir grimper sur la coline salabre à la main pour leur porter secours, tu parles d'un cadeau ! 

Pour nous c'est presque pareil sauf que la taille de nos poissons est bien moindre mais on a plus de touches. Bon le contexte se vaut car je ne sait pas si je pourrait encaisser encore une fois les casses successives de poissons record, car là c'est le mot, c'est des patates qui viennent manger près du bord. Nous on est plus relativement plus tranquille mais la cause est entendue entre Reno et moi, prendre autant de touches dans la poire n'est pas habituel d'ailleurs c'est bien simple, nous n'avons pas eu de temps de repos jusqu'à deux heures du mat, passé cette heure le calme revient et les touches s'étalent. Nous aurons le temps de manger un peu les quelques chips saveur poulet, de boire un canon de vin et de faire l'inventaire ce qu'il reste comme appâts. En parlant d'appâts il est à signaler que les vers fins ont fait parler la poudre, les bibis n'ont trouvé personne ou si peu, par contre cordelles, mourons, vers américains, vers noirs ont fait un massacre sous les eaux. Je n'ai pas le temps de faire les photos, du moins je doit avouer que le temps passe et j'ai perdu le fil de mon reportage, j'en ai oublié de mitrailler tous les poissons bon...

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Voilà le poisson standard du coin, des blanquettes de six cent à gogo et sars corrects...

Au matin le décor change, les moustiques et les guêpes vont assaillir le coin, en plus elles sont agressives, il n'y a plus de vent ce qui leur permet d'aller faire ripaille dans les mourons. Nous plierons lentement les affaires avant de reprendre le sentier laborieux du retour, nous nous retrouverons tous à la voiture pour finir de nous raconter la nuit passée.

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Dans la foulée on prends de tout, oblades, rascasses, rougets, vives, mellés aux sars et blanquettes.

Nous avons tous remarqué qu'il n'y a pas de filets, pas de plongeurs, globalement la présence humaine n'a pas un gros impact sur cet environnement car il y a des kilomètres de recoins protégés par des îlots à peine immergés. Ici le poisson est tranquille, franchement ça ressemble à nos calanques il y a trente ans, qué misère..

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renaud 22/08/2013 11:06


Je pense que les quelques années qui viennent de s'écoulées ainsi que celles qui arrivent vont etre une période genre "quite ou double" pour notre environement et en particulier pour la
méditerranée. Si de vrais décisions sont prise c'est encore jouable, sans ça j'ai bien peur qu'on finisse tous au bord d'une rivière...


Etre obligé de faire des centaines de km ou de marcher des heures pour pouvoir pratiquer notre loisir comme ns l'aimons est terriblement frustrant mais etre suspendu a quelques décisons
politiques qui en plus n'arriverons jamais l'est peut etre encore plus !!!


Bref, j'ai passé une tres trés bonne soirée mon Roro, pleins de touches, des poissons, un décord de reve et la joie de vous avoir revus.


Bise a mes trois partenaires de peche ce jour là.


 


Bon alors on fait quoi ?? truite ? carpe ? brochet ? 

karim 21/08/2013 08:37


encore une bel soiré que vous avez passé avec du bo fich. Roro tu organie une sortie avec tes lecteur parse que je voudré venir pecher avec vous, merci pour tout

greg 20/08/2013 22:55


Encore une belle soirée...franchement je me suis régalé.


Malgré que la patate n est toujours pas au rendez vous quel pied!


 

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