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LE BLOG DES SAISONS

Articles avec #poissons catégorie

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

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Voilà on y est presque, le vrai mauvais temps va arriver sans ménagements, c'est le grand signal annuel qui annonce l'arrivée tant attendue de l'automne. Rien de bien méchant tout de même mais c'est précisement le point d'orgue de l'année, les plus belles prises se feront là car à ces périodes il y a de tout, poissons et céphalopodes dont la seiche qui sont irrésistiblement attirées par le manque de nourriture au large et la fécondité des femelles. Hé oui nous sommes en Septembre et il va falloir commencer à décrouter l'inox les leurres, astiquer les calamarettes que nous avons rangées dans une boite en attendant l'hiver. D'ici quelques semaines les premiers calmars vont devenir plus pressants et les grosses seiches vont se tenir près du bord ce sera l'occasion idéale de faire un petit tour d'horizon des techniques infaillibles pour avoir ses chances d'en capturer régulièrement.

ette semaine nous irons pêcher dans le Var tout proche de Bandol, nous avons choisi un itinéraire complexe pour nous y rendre, cela nous permet de voir un peu de paysage au lieu de se contenter de peu. Marco m'a parlé d'un coin après Port d'alon, une crique connue comme le loup blanc par les plongeurs de l'extrême, au milieu de cette  crique est planté une roche qui est signalée comme le sous marin. Notre marche ( pour ne pas payer huit euros de parking) se fait côté Bandol, au départ il était prévu un beau parcours de santé dans la nature qui ne va pas tarder à se transformer en rando de combat. Ca monte à la verticale, ça descend dans les failles profondes, en quelques minutes les cuisses et les dos sont mis à l'épreuve, je pense que ce n'est pas très accessible chargé comme nous les sommes. Par contre de temps en temps il y a de magnifiques points de vues qui récompense un peu cette marche très éprouvante.

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ce bout d'île est envahi par le monde, nous pensions fermement être les seuls à pouvoir nous déplacer jusque là, en fait il y a une foule de gens et de bateaux qui arrivent et repartent tout cela ne me plaît pas des masses. Pendant ce temps mon fils pêche les poissons de roche et les bogues qui pullulent ici, nous on est en attente de la nuit et je fume clopes sur clopes tout en grillant confortablement au soleil.

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IL faudra attendre la nuit pour voir enfin ce petit monde foutre le camp, c'est le moment pour nous de déployer tout le matos et d'envoyer enfin à des distances copieuses qui seront peut être plus propice à croiser du beau poisson. Marco à mis un crabe au raz des roches, vu qu'il y a beaucoup, de fond ici il ne va pas tarder à croiser les mâchoires d'une belle blanquette en attente contre la paroie animée par le courant. Le combat est bref mais assez intense, mon ami est heureux de pouvoir constater qu'avant la tombée de la nuit il a déjà un joli poisson dans la biasse, y'a pas à dire ça détend...

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La nuit va être calme au possible, les vers se font bouffer sans qu'il n'y ai de touches, le vent est totalement absent et les nuages arrivent lentement du large. Pour tuer le temps nous sommes assis confortablement pour discuter un peu de tout, pendant ce temps mon fils surveille de coin de l'oeil le bouchon qui s'agite sous les maigres vagues.

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Moi je suis aussi venu voir si les calmars rentrent peu à peu car nous avons quelques copains qui ont commencé à faire quelques petits sujets au leurrre, c'est pour cela que j'ai mis une belle bogue bien fraîche que mon fils à pêché quelques heures avant. Vers minuit c'est la touche sur la bogue mis sous quatre mètres d'eau. Bon je dit la touche...une touche de calmar quoi, le bouchon est resté couché sur l'eau dix segondes avant de se relever, ça c'est ce qu'on appelle une grosse touche. Avec l'habitude je comprends vite que celui-ci n'est pas mort de faim et qu'il n'est pas accompagné, dès qu'il y a un temps soit peu de compétition entre les individus la touche devient radicale et la donne change du tout au tout. Mais quand il est seul un calmar chipote à gogo et il est mordille langoureusement la nuque du poisson qui s'offre à lui, dans ce cas de figure il est difficile à piéger et la moindre tirée suspecte sur le fil lui fait lâcher sa proie. Avec une infinie précaution je vais réussir à lui faire rejoindre plusieurs fois la berge, nous le verrons en belle et Marco à même failli le salabrer, mais à chaque fois il se détache de la bogue à l'arrivée du salabre. Ce n'est pas grave car j'ai pris mon renseignement, voilà une info qui va aller agiter mes neurones, tout cela veut dire qu'il va falloir commencer à s'armer pour faire " aussi" une pêche pour le calmar. Voilà la belle saison, c'est la plus belle saison de l'année, fini les grosses chaleurs, fini les jours qui jouent les prolongations jusqu'à 22 heures, adieux les touristes...Pour le reste c'est beaucoup plus calme ici, les quelques vers que j'avais avec moi vont être englouti par la petite vermine qui est très présente, même un couteau bien ligaturé ne tient pas plus de quelques minutes, une amande saucissonnée est dévorée en quelques tours de passe-passe c'est dire...

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Pourtant vers une heure et demi c'est la grosse touche sur un mouron, là pas de détails ou de chipotages, la ligne est tendue et le scion est plié c'est le signe d'un beau poisson. Nous allons avoir toute les peines du monde à le voir à la surface tellement il bataille, c'est un sar de belle taille qui sera mis par miracle dans les mailles à la faveur d'une vague. Nous allons le détailler sous toutes les coutures car c'est toujours un grand bonheur de voir une belle pièce, mon fils prends la pose avant d'examiner la dentition et les nageoires impressionnantes.

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Soudain la soirée va virer court, les grosses gouttes de pluie nous ordonnent de plier boutique en urgence, elle était prévue au matin mais elle arrive bien en avance, nous sommes obligés de prendre pas mal de recul sur les évènements car les nuages se mettent à cracher des éclairs au loin et nous savons que le carbone les attirent férocement, voilà, la messe est dite mais le retour ne peut pas se faire rapidement. Nous plierons méticuleusement la forêt de cannes déployées et nous marcherons chargés comme des bourrins sous le crachin qui rend les pierres du petit entier particulièrement glissantes. De toute façon je ne part pas à grands regrets car Marco a prévu une autre pêche dimanche soir, moi c'est Mardi soir et vu les grands passage de calme de ce samedi soir nous pensons qu'il ne sert à rien d'insister plus longtemps. Tout le monde a pris sa part de rêve même si cette pêche est un peu légère au vu des efforts que nous avons fourni pour arriver ici, la pêche c'est ainsi...

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

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Pêcher est une faim en sois, le résultat n'est jamais pareil car la météo est différente tous les jours, on ne peut jamais compter sur un résultat possible et quand on parvient à un résultat correct c'est toujours un grand moment. Ce que le pêcheur vient chercher avant tout c'est l'inconnu, le dépassement de son intellect pour grandir à chaque fois, oui c'est compliqué, les réponses que l'on se pose ne sont pas toujours évidentes à résoudre mais au fil des saisons et avec beaucoup de patience on y trouve toujours son compte. Nous, nous avons fait le pari de ne plus se limiter à quelques coins Marseillais, nous avons décider d'aller dans une toute autre direction d'ici quelques temps. Nous avons découvert à grands risques quelques postes lointains, cela n'est pas facile à mettre en oeuvre et pas accessible financièrement à tout le monde, c'est ainsi...

Ce tout nouveau coin de pêche intermédiaire est une pure merveille, il est difficle à trouver, peu accessible et prendre ses marques dans l'inconnu est un tour de force que beaucoup ne franchissent pas par peur, justement, de l'inconnu. C'est tout ce qui nous motive dans le groupe des silver, quand on a fait grossièrement le tour d'un poste et il est rendu provisoirement pour en trouver un autre de nouveau. Bon je sait c'est pas courant comme attitude mais vouloir gagner ses poissons n'est pas commun non plus, la plupart des humains aiment bien que tout leur tombe tout cuit sans faire d'efforts mais bon. Toute la complexité des lieux c'est que le mixte représente 90% du terrain, on ne sait pas bien si il sera meurtrier pour nos fils mais ça vaut la peine d'être tenté car c'est précisement sur ces postes que le poisson se nourri, on verra si la présence humaine estivale n'a pas été trop traumatisante pour les poissons.

C'est comme d'habitude dans le groupe nous devrons changer de plan à la dernière minute car au final Greg ne peut plus venir car il a pêché la veille et il est ko, au dernier moment Bruno qui était coincé peut se libérer mais pas avant 18 heures, la pêche prévue dans le Var prends le large pour nous conduire directement vers le Frioul, non pas que l'on perde au change côté nature mais en cette saison je ne voit pas bien ce que nous allons y trouver, enfin bon on verra bien. La navette nous dépose doucement vers 20h 30 sur le quai de l'île, la nuit à déjà fait valoir ses droits, je pense qu'il ne sera pas possible d'aller bien loin car il est tard et le vent annoncé calme est assez soutenu finalement. Voilà bien des paramètres qui n'étaient pas dans la pochette surprise de ce soir, nous devrons composer en plus avec un truc de malade qui va achever définitivement la soirée. Bruno et moi nous allons nous diriger non loin de la plage de st Estève, c'est presque face au château d'If, il y a peu de place pour s'installer mais c'est assez plat et il y a de quoi caler les lignes assez facilement, de toute façon vu l'heure tardive on fera avec. La crique est farcie de bâteaux ce soir, je sait que dans un moment ils auront tous disparu, les gens viennent bouffer à l'abri, ils balancent tout les restes par dessus bord et ils se cassent comme si de rien n'était. C'est une pratique Marseillaise bien ancrée qui se transmet de générations en générations, comme la vérole. Nous on attend avec impatience que cette armée de touristes se barrent pour pouvoir lancer les lignes finements armées de beaux bibis juteux et de mourons, comme promis au fil des minutes le cordon de bateaux s'étire sur l'eau mais...Mais je ne comprends pas pourquoi certains restent plantés au beau milieu de la petite baie quand...Des flammes sortent des tours du château d'If dans un bruit d'explosion ! Moi je suis là comme un con avec ma canne à la main la bouche ouverte, à vrai dire je ne m'attendais pas à ça.

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Un grand spectacle est donné cette nuit, il y a une sorte de reconstitution historique agrémenté de flammes et de cornes de brûme, inutile de vous dire que la soirée va être calme côté poissons, nous aurions pu changer de poste et fuir cette agitation majeure, mais j'ai tout déballé et le vent est trop présent pour chercher un autre coin dans la nuit. Nous allons rester là à nous faire grignoter les vers par les millions de bogues ou d'oblades qui pullulent ici. Au matin nous partirons avec quelques sars qui se sont pris au hasard au cours de la nuit, y'a pas à dire,  ça c'est la plus belle soirée loupée de l'année d'aileurs nous sommes restés très silencieux Bruno et moi...

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A Vendredi les gars...            DSC03567 Grrrrrrr....

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Bruno par hasard vient d'ouvrir une fenêtre dans le champs des possiblités du groupe, en une seule fois il vient de combler un trou dans les méandres de nos connaissances, cela nous permet d'élargir encore un peu plus la compréhension indispensable pour ne pas crouler sous les questions sans réponses. Oui bien sûr, on le sait qu'il y a des poissons prédateurs qui chassent à quelques mètres du bord, on sait à peu près ce qui troune mais vu que presque personne ne les prends il y a toujours un doute qui plâne et au final on fini par oublier.

Bruno se rends seul sur son poste Varois tout près de Fréjus, au départ il n'y a pas de touches au moins comme ça c'est clair. Au fil de la nuit ce n'est pas mieux et au plus la nuit avance et au moins il y a de touches et franchement c'est pas normal en ce moment. Par miracle il arrive à toucher une bogue au rimini... L'idée folle lui prends de la mettre au vif plutôt que de la remettre à l'eau car on se sait jamais il pourrait il y avoir un loup ou un autre poisson chasseur qui navigue dans le coin cà permettrait de ne pas rentrer bredouille. Pendant qu'il enfile sur du câble sa bogue fraîchement pêchée un drôle de bruit se fait entendre dans son dos, il lui faut quelques segondes pour indentifier ce bruit et déguager son esprit de ce qu'il est en train de faire. Mais oui le moulin tourne à trente mille tours minutes, il saute, il bondit, il vole sur ses jambes comme un équilibriste sur le fil dans le vide, la canne ploie c'est merveilleux mais attends voir... Au ferrage c'est le néant bon c'est presque comme d'hab'. Mais en examinant mieux l'hameçon vide de la cordelle, il se trouve qu'il reste la tête d'une bogue tout près du plomb, il comprends mieux...En fait il comprends ce qui vient de se passer et vous aussi. Voilà voilà l'affaire est faite, il n'y a pas de touches car les liches ou sérioles vadrouillent, elles bouffent à peu près tout ce qui bouge donc c'est pas la joie sous l'eau, il va falloir changer de pêche rapidement, avec un bas de ligne en acier et le vif, normalement ça sent bon !

Les longues minutes défilent sans qu'il ne trouve de poissons chasseurs, pourtant il ya tout ce qui faut et il se tient prêt à bondir sur sa canne mais rien ne se passe immédiatement. Soudain c'est reparti sur la canne à la cordelle, un départ qui signe d'un trait le visage du bandit en ligne, la canne est pliée en deux et les rushs sont ultra violents, il pense que c'est comme tout à l'heure et qu'il ne verra pas le poisson pour une raison simple c'est que le bas de ligne est en 20 centièmes, même si c'est du Fluoro titanus. Pourtant le montage à l'air de tenir bon mais la force de ce poisson ne va pas tarder à casser la ligne il est impossible de sortir ce coco, la canne à failli lui partir des mains dans un ruhs c'est dire. D'un coup le poisson saute lourdement en l'air plusieurs fois  à la file au raz des roches, c'est un loup !!!!! Merde mais ça saute en l'air les loups ? Bon mais dis donc c'est pas courant ça, le fil est entortillé autour de la bouche ça sent pas bon, il attrape fébrilement son salabre d'une main et essaye de le contrer de l'autre et sans réfléchir il l'enfourne dans les mailles et regarde dedans un peu plus loin.... A vrai dire au premier abord il ne sait pas exactement ce que c'est, on dirait une liche mais avec des dents de lion, en plus le fils est coincé entre les dents et il n' a pas cassé, même si ça ressemble à de la chance il remercie mille fois Orlando pour lui avoir conseillé ce fil.

tassergal de 2 KG 800

 

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Bon il  est assez tard, la pêche est faite, et il veut savoir ce que c'est, il file comme le Mistral dans les dunes à la poursuite de l'histoire de sa nouvelle pêche...

Bises les gars...

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