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LE BLOG DES SAISONS

Articles avec #poissons catégorie

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Il y a plusieurs articles en attente qui prouvent que les poissons ne sont pas encore rous partis de eaux, mais on avait envie de faire un chti coucou à nos potes les galinettes, à Bert....


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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

En ce qui concerne la pêche il n'y a pas trente six solutions, si un pêcheur veut prendre du poissons il faut qu'il y aille...Bien sûr il faut composer avec les éléments qui parfois ressemblent à un parcours de combattant, mais globalement l'histoire se répète à l'infini et se rendre souvent au bord de l'eau est le meilleurs moyen d'assouvir sa passion. Pour cet article nous n'avons pas lésiné sur les moyens pour vous offrir une palette bien large de ce qu'il est possible de faire pour avoir une idée claire sur la présence des poissons.

Lundi,

Le temps est incertain dans ce coin, il y a du vent, la mer n'est pas exactement dans le bon cadre de la pêche avec une sorte de houle en tôle ondulée de travers qui ne fait pas fantasmer l'esprit des masses. Mais bon Marco a attendu plusieurs mois avant de nous rejoindre, il est prêt à toutes cabrioles pour traquer les poissons qu'il transférera sur Paris sous bonne escorte. Max l'accompagne joyeusement dans les dédales des roches millénaires car il est en présence d'un " affamé" qui va commencer en douceur ses premiers apprentissages à une autre pêche que le calmar.

Rapidement les touches arrivent jusqu'aux écureuils, ce qui est extraordinaire c'est que cela ressemble à s'y méprendre à des touches de daurades. Le témoin monte par étages puis se colle, redescend jusqu'au moment où le poissons trouve l'hameçon et entame un fulgurant départ. Au début la remontée est plutôt facile sans trop de rushs mais à quelques mètres du bord la daurade arrive...Max comme à son habitude est prompt au salabre, en quelques instants elle est dans l'épuisette en tenue de soirée pour son dernier bal...

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Dans la foulée une autre plus petite et ce sera la fin des touches car le vent, le froid et la mer change de registre pour se mettre définitivement ce soir au mauvais. Les baguages seront pliés vers une heure du mat, tout doit être en ordre car demain, demain...

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Mardi,

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Je prends le relais dans la foulée, on change radicalement de décor car j'accompagne mon tendre ami dans les couloirs des calanques de Sormiou, je connais bien le coin mais pour le coup nous testons un tout nouveau poste que nous ne connaissons pas et pour cause. Il y a une grosse descente dangereuse qui s'étrangle dans un couloir de rocaille et d'épaisse broussailles pour aboutir dans un passage vertigineux où sans corde de rappel l'aventure n'a pas lieux. D'en haut on pourrai se dire que c'est impossible mais avec une corde et une grosse dose de courage ou d'inconscience tout se passe plutôt bien si on observe toujours à l'esprit qu'il ne faut pas se surpasser de trop. Tout en bas c'est un grand plateau en pente qui est assez confortable pour deux pêcheurs et encore une fois cela ressemble à s'y tromper aux calanques de Cassis. Par contre la marche est tout simplement éliminatoire pour nos poumons et nos jambes qui crient au scandale après une longue journée de travail, il faut aussi dans la foulée de frayer un passage en force dans les épais buissons de lauriers ou de romarins charnus qui entravent une coulée qui semble impraticable au premier abord. Pour autant en se motivant ou en se cassant la gueule dans la caillasse on fini par arriver en bas d'un falaise abrupte qui paraît hostile. C'est notre façon de pêcher, nous aimons trouver des recoins qui ne sont pas accessibles, on pêche dans des conditions parfois limite du raisonnable, mais ce la procure une sorte d'aventure que beaucoup ne pourrons pas comprendre immédiatement.

Bon moi je suis debout depuis cinq heure du mat, j'ai fait un certain ménage dans l'appartement, les courses, la bouffe, conduit les enfants à l'école et repris en fin d'après-midi, le bain du dernier pour me retrouver ici un peu fracassé et sans trop de punch mais la joie de retrouver enfin mon copain fait passer facilement tout ça. Curieusement il n'y a pas trop de touches pour nous mettre dans l'action, seules les grosses oblades qui vadrouillent font un peu d'animation mais elles retournent toutes à l'eau avec les petits sars et le beau chapon. Nous avons deux cannes au bouchon pour le calmar mais la méconnaissance du coin ne me donne pas immédiatement confiance, je ne sait pas exactement si il y a 20 ou 30 mètres de fond ce qui rend difficile la compréhension de la technique à employer, d'ailleurs ça n'a pas loupé...On a pas pris de calmars. Non, nous sommes venue de si loin pour prendre du très beau poisson, pas ceux qui se pêchent toute l'année avec à peu près n'importe quoi.

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Finalement nous n'avons pas grand chose à nous mettre sous dent ce soir mais bon, les calanques c'est toujours un peu ainsi car c'est soit le carnage soit le limite bredouille, par contre c'est toute l'année comme ça hiver compris. Je vais vous passer le retour jusqu' à la voiture et la première partie de la remontée de la petite falaise à la corde ça serait de trop.

Mercredi,

C'est le dernier jour de pêche de Marco avant le retour sur Paris et c'est Greg qui s'y colle cette fois. Il va le conduire dans le Var avec tout l'armement nécessaire et même plus à la traque de la reine des poissons. Marco a trouvé toute une ribambelle d'appâts qui sont monnaie courante sous l'eau car c'est du coquillage, normalement les daurades ne résistent pas indéfiniment à l'appel d'un beau couteau bien juteux posé sur le sable. 

Nous on reste en contact au téléphone, ma petite troupe est en ébullition car Marco vient de prendre une très belle " galinette" au couteau ce qui déclenche une vague de déconnade sur le dos de Ange qui ne nous a pas épargné.

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Il fait un froid de canard et à peu prêt tout gèle, homme compris, ce n'est pas le café bien chaud qui fait défaut mais là c'est trop, nous n'avons pas la voiture à côté nous pour surveiller les cannes...vlan dans les dents !!!

Pourtant la soirée va se passer comme une soirée d'hiver, il n'y a pas trop de touches et même si il y en a elles sont molles comme les guiboles de Greg qui n'a pas dormi depuis...depuis un bon moment. Mais Marco y croit plus que tout, il cavale sur le digue comme un beau diable pour alimenter les sept cannes qu'il a mis en place et de petites touches en petites touches cela fait du travail.

Soudain c'est le paradis, c'est la vrai touche ! Les quatre yeux exorbités dans l'attente du départ de freins nos amis sont prêt à tout. La canne plie ferment et c'est le ferrage dans les règles:

-"C'est une belle, c'est une belle"!!!

Dis t'il comme si il venait de toucher le gros lot. 

les rushs biens appuyés font penser à autre chose qu'à une daurade, mais bon là on est dans le délire, Greg saute sur le salabre et entame une périlleuse traversée des blocs de roches qui pourraient à tout instant lui faire dévaler l'espace sur le cul jusqu'à l'eau. tant bien que mal il attends sa lumière braquée dans l'eau en espoir de voir enfin le poisson de la soirée. Soudain c'est une tâche claire mais assez longue qui avance et là pas de doutes possible c'est un fiélas qui se tortille à la surface comme une merde molle. Non mais tu te rends compte, prendre un congre au coquillage c'est la déroute totale.

De palabre en nouvelles fraîches les heures passent sous le froid qui devient vraiment prenant, Greg à une touche à revenir. 

-"Ha tient j'ai une touche de merde".

Pour le fun il ferre et ne sent rien au premier contact, puis la pression se fait sentir jusqu'à ce que le moulinet se bloque à dix mètres,

-"C'est un loup, c'est un loup,ho putain c'est de la bombe !!!"

Marco bien plus agile vole de roches en roches pour se positionner comme un artiste entre les failles bien en évidence. Hoplààààààà, c'est dans la poche...

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Y'a pas à dire, un loup c'est beau, ses reflets bleutés font des pluies d'étoiles dans les yeux qui émoustillent les neurones car quand on sait le goût que ce genre poissons réserve...

l'aventure se fini à quatre heure dans un froid sibérien, pendant que nos amis les galinettes à cette heure sont au chaud dans leurs rêves, des rêves qui les conduit dans un pays où ils prendrait plus de poissons que nous, mais à cela prêt, ce monde,

il n'existe pas...et vlan dans les dents !!!


 


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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

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Il faut bien le dire nous avons une équipe hétérogène dans l'ensemble, une large palette d'âge qui rassemble un peu toutes les compétences d'un siècles qui s'éteindra naturellement avec tout ce que nous avons été dedans. Des copains comme Gégé qui ont vécu la première télévision monochrome et la guerre, d'autre comme Max qui n"ont même pas connu le magnétoscope et ont utilisé directement le DVD, nous qui sommes entre deux âges Marco, Greg et moi, il faut bien le dire notre équipe est vraiment à part dans le paysage des pêcheurs.

Mais ce qui nous rassemble c'est notre ultime façon de voir notre passion, vous savez, ce truc qui nous prends les tripes et qui nous fait faire des choses pas vraiment normales, nous avons tous notre vie mais à un moment donné il y a un gézer qui bouillonne en nous et qui fait que nous avons besoin de nous retrouver c'est comme une envie de pisser..on fait de la présence, on est obsédé, tout nous énerve et subitement on ne peut plus se retenir, faut y aller ! 

Gégé sous ses airs de jeune vieux à vécu des choses qui dépassent notre quotidien, il me fait penser à alainpaddy qui sans esbroufes à une connaissance des choses qui bercent nos sorties jusque dans son insouciance juvénile. Comment ne pas tomber amoureux d'un copain qui peut raconter comment ou pouvais pêcher de beaux sars pendant le guerre en truchan les gardes allemand, ses parties de rires quand tout s'était bien passé, son hochement de tête quand un bon copain s'était fait coincer. Des chansons paillardes sonnées gorges déployée dans les calanques qui conjurent un mauvais sort même si aujourd'hui il n'est plus le même. Que d'aventures incroyables roulées dans la farine du pain que ses mains de soixante dix ans ont ressassées mille fois jusqu'au jour où elles deviennent légères comme la part des anges dans une cave à cognac. Des secrets exprimés à demi mots qui me fait comprendre que sa vie bien remplie à été une série de folles aventures qui faisaient jaillir la joie ou la peine dans leurs coeurs de jeunes hommes, plus romanesques en tout cas que nos maigres histoires...Par le passé nos anciens n'avait pas de confort aussi poussé, il n'y avait pas de publicité qui pouvait susciter autant de besoins virtuels. Les grandes chose se disaient de bouches à oreilles ce qui donnait une dimension extraordinaire à la vie. Tout devait se faire, tout restait à créer, mais comment ne pas vivre à mille pourcent pour y faire son berceau ? Heureux ceux qui ont connu ces époques calmes d'après guerre, les babas cool et toutes les hérésies qui ont fait bouger le monde et fait sauter des étapes dans tous les recoins. Moi qui vous parle sans être vieux, j'ai connu de grosses discutions au raz de la table étant petit où les femmes ne pouvaient pas ouvrir un compte bancaire sans l'accord de l'époux, pouvait être banni des économies du ménage et où l'épouse se prenait une mandale si elle exprimait le désir de travailler pour être autonome...D'ailleurs même encore aujourd'hui la plupart des hommes jeunes ne cuisinent pas du tout, considèrent que le rôle de femme c'est de s'occuper de la maison et des gosses et de l'ouvrir mais pas trop, le boulot du mec c'est de bosser comme un con et de mourir avant la gonzesse bourré le cholestérol et de gamma GT dans le sang( je vous laisse méditer là dessus).

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Pour ma part je me mesure  à quel point le temps court rapidement et je vais profiter de ce Samedi bien ensoleillé pour faire un grosse sortie avec mes enfants et Max. Nous allons nous enfoncer loin dans les calanques de Marseille à la recherche d'un nouveau coin qui nous mettra à l'abri du vent d'Ouest qui souffle pas mal. Je n'ai pas trop le choix de la pêche que nous allons faire car de jour dans de la roche dans des lieux qui ne sont pas pêchés car trop loin n'ouvre pas un angle formidable de l'éventail des poissons. Ce sera des poissons de roches qui grouillent comme des fadas sous l'eau et la moindre pitance qui s'aventure en descente va être impitoyablement fusillé par des bouches affamées. Max est passé chez Orlando pour prendre des vers ordinaires tout bien frais et moi j'ai des crevettes crues congelées pour le sar s'il y en a.

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Le départ se fait de callelongue et nous allons suivre un sentier qui serpente à la verticale en direction de vigie de façon à se retrouver en bonne posture pour les deux heures de marche qui nous attends. Les enfants suivent parfaitement les longues enjambées que nous sommes obligés de faire  dans le maigre sentier qui domine tout. Pour ne pas trop prendre de retard, de criques en criques l'impatience monte dans les rangs mais on a décidé d'aller au bout de la terre...Malheureusement je ne connais pas tous les noms qui sont donnés ici et ce coin à sûrement un nom mais là je ne le connais pas mais nous allons nous installer.

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Les premières lignes mis à l'eau c'est déjà les touches, il n'y a pas de temps mort ça descend on remonte presque aussitôt avec des poissons de roches de très belle taille accrochés dessus. Rapidement les poissons vont s'échouer dans le bac, Max fait du triplé comme un beau diable la soupe de poisson se dessine de plus en plus, miam miam !!!!

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Subitement  vers 11 heures le vent tourne à l'Ouest et nous sommes obligés de changer de poste car c'est plus pêchâble, on a beau avoir un beau soleil il ne fait pas aussi chaud que ça, nous allons déménager un peu plus loin à l'abri et sortir le casser la croûte, pâté, saucissons, chips, un classique quoi...C'est l'heure pour moi de changer de pêche, nous avons largement de quoi faire une grosse soupe de poissons, on va faire de la prospection pour trouver le sar qui vadrouille au raz des roches abruptes avec un bon tandem crevette sans plombs ni trompettes. Ce que n'avait pas remarqué dans ce coin c'est l'extrême abondance des failles, on ne s'en aperçoit que quand on accroche à gogo car vu de haut à travers la flotte on imagine souvent des trucs qui n'existent pas.

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Cette belle girelle à pulvérisé un gros morceau de crevette jusqu' à trouver l'hameçon, ici pas de touches timides c'est presque trop !

Bon le vent tourne encore et ce coup-ci je l'ai de plein travers, inutile de vous dire que sans plomb c'est du mission impossible de voir un truc, sauf si le poisson tire comme un malade dessus. Mes gosses courent dans tous les sens à la recherche d'un trésor qui est caché par là...Une coquille d'escargot, une brindille qui a la forme d'un perchoir, quelques éclats de cristaux emprisonnés dans une roche fendue, tout est bon pour jouer et malgré que je n'ai pas bien l'oeil dessus j'entends leurs cris qui résonnent dans ce bout du monde...

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Bon voilà c'est 17 heures il est l'heure de partir, on repliera nos affaires et nous reprenons difficilement le chemin de la voiture avec un bon kilo huit de roche, la fatigue se fait sentir un peu car le vent frais qui n' a pas cessé nous a secoué les neurones mais plus loin sur les sentiers nous seront à l'abri  ce sera l'occasion de souffler un peu...

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Voilà une sortie réussie en compagnie de mes enfants qui ne demandent que ça. Je les entraînent dans des lieux reculés qui offrent une palette incontournable de bon ingrédients de liberté, c'est tout le sens profond de la pêche. Il est vrai que la marche dure deux heures, c'est vrai c'est vraiment pas toujours accueillant, mais cela procure un sentiment de solitude et de liberté que l'on ne trouve que dans ces postes que j'affectionne par dessus tout.

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