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LE BLOG DES SAISONS

Articles avec #poissons catégorie

Publié le par ROLAND
Publié dans : #Poissons

 

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Ho pétard, voilà un défi qui va me donner du fil à retordre !!! Une partie de la pêche avec des appâts que je ne n'utilise presque pas et surtout dans des conditions de demi surfcasting, ça c'est un vrai tour de force mais après tout pourquoi pas ?

Nos aïeux n'avaient pas le loisir d'emporter avec eux des bibis ou des mourons, encore moins des vers américains qui nous le savons sont des vers dont plus personne ne peut se passer aujourd'hui...

Ha oui mais alors  on prends quoi ? Je me souvient il y a très longtemps déjà, mon père ne s'embarrassait pas d'affaires, il avait tout au plus deux cannes en fibre de verre bien pleines, deux ( déjà) très vieux moulinets Mitchell de rivière et hô suprême raffinement un tout neuf Daîwa BG 60 payé à l'époque quante deux francs cinquante. A l'époque le seul vrai détaillant d'articles de pêche et de chasse à AUBAGNE, mais qui ne vendait pas d'appâts, était dans le rue de la mairie, FIOL, mon père n'avait que ce nom à la bouche et pour tout dire c'était la boutique enchantée qui nous ouvrait grandes les portes du paradis...Le choix du fil était restreint, tous les diamètres n'étaient pas disponibles, pour économiser de précieux mètres dans la bobine il fallait mettre une bourre coiffée d'un sparadrap autour du moyeux. Que de longues heures passées sur la table de la cuisine en formica jaune canari afin de replacer un anneau cassé ou un scion défectueux et moi  à demi allongé sur mes avants bras je servais tantôt de pince doigts, de passe fil mais mes yeux ne perdaient rien de ses manipulations expertes.

Nous n'avions pas beaucoup d'argent, mon père ne s'autorisait pas à aller acheter des mourrons ou des cordelles en boite à cinq francs l'unité, nous allions tout simplement au poissonnier choisir quelques sardines, quelques lamelles de calmars et juste une boite de demi dures à Borelly dans une ruelle à pointe rouge le tout pour 10 francs et la pêche pouvait enfin commencer. Aujourd'hui nous faisons les choses plus radicalement car nous choisissons un endroit en fonction de tout plein de paramètres complexes, c'est curieux de voir à quel point à l'époque trouver un bon poste était compliqué et nous marchions parfois très longtemps avant de poser les affaires. Tout était une question d'observation, un remous ici, une faille là, un plateau immérgé pas assez remuant, il choisissait toujours un recoin où l'écume rendait l'eau hostile. Les montages feraient rigoler aujourd'hui, 35 centièmes semi transparent, plomb palangrotte et bas de ligne court était sensé tromper la vigilance d'un gros sar affamé. Le pire c'est que ça marchait bien car même aujourd'hui un gros carré de sardine ultra fraîche lancé dans les puissants remous des couloirs rocheux ça a toujours mis les poissons sous pression.

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Pour l'occasion mon ami "favouille" vient avec moi dans les méandres de Marseilleverre, ce n'est pas son terrain de jeu habituel mais je l'entraîne avec une immense joie dans mon univers de cinglé où tout est possible et tout reste à faire. J'ai des sardines, des crevettes, des dures, des jumbos et par sécurité nous embarquons des bibis ,des cordelles au cas où plus quelques vers américains. Je positionne deux canne à l'ancienne et deux "modernes" si je puis dire... 

Notre marche est à la hauteur de nos espoirs, le chemin est étudié spécialement pour les amoureux de la balade, les yeux petillent  à la vue de petites criques bien sauvages mais ce qui n'est pas prévu c'est ce vent d'ouest qui pousse vraiment fort. Ici ce type de vent est nul il a la fâcheuse tendance à nouer les estomacs des poissons ce qui ne m'arrange pas des masses. Une fois sur place on s'installe dans le doute ce vent se renforce, je ne vois pas comment tendre le fil et malgré mes 90 grammes ce ne sera pas possible vu que c'est du sable rien ne tient au fond sauf pour favouille qui met du super lourd et obtient un semblant de fil tendu...

Immédiatement c'est la touche pour mon ami qui remonte un joli sar pris par le ventre ce fut l'émotion car un sar de trois cent pris ici en remonte en travers fait fantasmer sur son poids...Je commence ma pêche par installer un beau filet de sardine dans l'axe droit, quelques petites moules décortiquées tout près du bord et une cordelle et un mouron juste à côté. Immédiatement j'ai une touche à la cordelle, une gros marbré en ballade s'est vu refusé le droit de partir sans se prendre, bien piqué sur la lèvre supérieure c'est mon premier.

 

DSC00106Mon ami favouille va prendre le second, dis donc pas mal la taille des poissons en plus comble de plaisir ils bataillent fort sur les cannes, nous aurons l'immense joie d'en prendre plusieurs à la file avant de faire tout dévorer par les beaux yeux. Pour une raison inconnue c'est de gros passages à vide aux heures où les poissons mordent, puis subitement un passage  en rafale de petits sars qui ne seront pas gardés comme si il y avait des chasses sous l'eau et que le poissons était obligé de vadrouiller pour y échapper.

 

Voilà les "indésirables" du coin qui nous ont aspiré tous nos espoirs de prendre du beau...mais ils retourneront à l'eau dans leur grande majorité.

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Mes petites moules et mes sardines ne font pas des émules sous l'eau, pas une seule touche, pas l'ombre d'une amorce de tirette, comment ne filet de sardine ne se fait pas grignoter un peu ? bizarre ma crevette non plus n'a pas trouvé un seul poissons de la nuit, pour une surprise, c'est une surprise ! Par contre les vers défilent à toute allure tant et si bien qu'a minuit je n'ai plus de cordelles et les mourons se sont fait tous mangés par des beaux yeux, les vers américains n'ont trouvé aucun poisson ni les jumbos d'ailleurs. Moi qui voulait dur comme fer croire qu'après tout, n'importe quel appâts pourrais faire l'affaire, que nos grands aurais pu faire sans doute mieux avec le peu de moyens qu'ils avaient, je me rend compte que comme eux avec peu de moyens on fait peu de choses. Au final mes poissons n'ont aimé que mes cordelles et quand nous n'en avons plus eu cela à été le coup de frein sur les prises, comme quoi il ne faut pas prendre ses rêves pour des réalités.

Dommage ces deux sars perdus...

 

DSC04339Le jour se lève, la rosée du matin passe à travers nos corps engourdis, c'est l'heure de partir, le chemin qui nous reste à faire est long. Nous n'avons pas saisi le fin mot de l'histoire des poisons ici , je regarde une fois de plus d'en haut le terrain de jeu qui nous a servi d'abri pour cette nuit, nous avons tout nettoyé, emporté nos fil est nos aiguilles, nos restes de bout de rien qui n'ont pas leur place ici. Le chemin rocailleux qui martirise vos jambes, les roches blanches abandonnées par nos esprits bien futiles, les petits sentiers qui plongent entre les buissons ne mènent probablement nulle part, nous arrivons à la voiture au petit jour tout deux rempli d'une bonne fatigue et de songes que nous allons d'ici quelques instants noyer dans nos rêves inachevés...

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Il y a la belle pêche de Marco ( pour ses derniers d'aout jours chez nous) et la pêche de Greg et Christian en attente...On est préssés de vous montrer tout ça alors restez en ligne les sorties pleuvent en ce moment !

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Publié le par ROLAND
Publié dans : #Poissons

 

Telle a été notre joie de se retrouver Greg, Marco et moi une nouvelle fois sur les chemins du Frioul.

Pour organiser ce genre de rencontre il faut que tout s'emboîte de manière parfaite, Marco est en vacances chez nous, Greg est en congé et moi je ne travaille pas le lendemain. Au menu, une belle marche ( qui fini par être notre pain quotidien) dans les dédales des chemins qui mènent près de du Cap Cavau. Il n'y a pas l'ombre de vent , tout juste une brisounette qui ne va pas gâcher cette sortie. Pour le coup notre ami Orlando nous a sorti le grand jeu, très très gros mourons, bibis il sait que nous sommes fous de cette ile  et n' a pas hésité à offrir comme à son habitude, du surplus de ver de chalut et quelques précieux conseils...

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Après Mes embûches familiales habituelles, une circulation digne d'un mois d'Aout et des ennuis de toutes sortes qui font qu'au bout du compte l'heure du point de rendez-vous n'était au final q'une estimation bien optimiste. Tant bien que mal nous voilà sur la terre promise sur notre poste de rêve et les choses commencent immédiatement pour nous trois sur les chapeaux de roues, les sars de 250 grammes bataillent sur les appâts ce qui laisse préfigurer une nuit de castagne grandiose. Pour ma part j'ai opté pour des appâts qui ne seront gobés que par du très gros car j'ai assez pris de menu fretin, nous sommes au bout du monde, là où tout peut arriver alors, pourquoi pas ?

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Par passage successifs les cannes ne cessent de parler, les écureuils volent vers le ciel comme si soudain les courants avaient aiguisés finement les estomacs de nos pauvres petits sars. J'ai l'ambition de caler une vif sur une canne alors je me met au toc  à la crevette entre les roches pointues de ce bout de terre vierge, mais à chaques coups c'est une grosse oblade qui remonte à la surface. J'ai beau essayer, chasser, traquer, changer de coins, à chaque fois c'est un poissons trop gros pour être mis au vif qui est en ligne. A tel point qu'au bout d'une heure je renonce radicalement car pas moyen de prendre une oblade de moins de trois cent grammes et vu qu'il y a des milliards de cachettes sous marines ici ce serais la casse assurée.

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 Celui-ci a un oeil au beurre noir et retournera sans transitions écûmer les roches sauvages de la pointe du frioul, bon voyage et revient nous voir dès quand tu seras grand, très grand !!!!

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Par chance, Marco arrive à en prendre une dans la type cherché et il va se la faire voler par un poisson ( on ne saura pas lequel mais la touche à été violente) en moins de temps qu'il faut pour le dire. Dans la soirée nous avons tous été emmerdés par les petits sars qui ne laissent pas de répit, les relâches sont de tous les instants quand Marco me crie:

-"Salaaaaaaaaabre!"

Je ne suis pas près de lui et je cours salabre à la main en essayant de ne pas me casser la gueule dans les grands trous qui servent de pièges et qui changeraient subitement le cours de notre pêche si un de nous venait à y faire un plongeon. D'ailleurs si une telle chose arrivais on appelle qui à trois heures du matin ? Au passage si vous savez donnez nous le tuyau ! C'est un très beau corb qui a pris un mouron pour une lanterne et qui y  a trouvé un os en acier dedans. Nos amis plongeurs de la fédération de chasse sous marines ( FCSM) souhaite que les corbs soient relâché car protégés ? Bon Marco ne comptait pas le garder ça tombe bien, il ira rejoindre sa colonie après un long passage dans le puissant bulleur non sans un gros mal de mâchoire ce qui lui apprendra à manger n'importe quoi ...

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Bon, pour le coup nous avons relâché tous les sars que nous avons pris ( sauf deux ou trois qui ne pouvaient pas être sauvés), Greg se démarque en prenant entre autre une  petite rascasse, un concombre de mer et encore il n'a pas pris cette fois d'étoile de mer, par contre au ver américain ses écureuils volent dans tout les sens, il ne s'est pas posé plus de dix minutes entre ses touches mais à chaque fois un sar minus.

Il est cinq heures du mat c'est l'heure de plier et de faire les comptes. J'ai remis à l'eau huit petits sars, Marco une vingtaine, greg quatre, plus une petite quinzaine d'oblade ( trop grosses pour le vif), malgré les touches de tous les instants nous n'avons pas fait un seul sar de plus de 400 grammes. Nous nous sommes  concertés et nous ne prenons rien au dessous de 400 ce qui n'est pas bien gros quand même.

Le retour sera rapide tout simplement par ce que nous n'avons pas envie de rentrer, la navette vide aux premières lueurs du matin frais, le contact avec le sol de Marseille désagréable, hé oui les gars le rêve est fini c'est l'heure de se reveiller...

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Publié le par ROLAND
Publié dans : #Poissons

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Que du beau poisson pour Greg qui a eu l'ingéniosité de faire la traversée en bateau pour rejoindre le Frioul, pourtant au vu du vent tu as maintes fois l'occasion de regretter amèrement ton choix. Le vent de Nord Ouest creuse férocement la mer qui rentrent et le bateau fait de temps en temps quelques figures acrobatiques verticales qui fait faire la moue et serrer très très fin les fesses. Mais bon cela ne dure pas et rapidement il est sur la terre ferme, l'oeil brillant, le torse bien saillant et le citron débordant d'espoir, c'est ainsi que la marche commence et c'est le bal du retour des pseudos randonneurs qui s'interrogent en le croisant. Pour des raisons techniques, Greg dois trouver impérativement un poste bien plat pour y passer la nuit, il vadrouille entre les roches pendant un bon moment pour enfin trouver le plateau de rêve qui le fera voyager. Nous n'allons pas à la pêche tous pour les mêmes raisons, certains c'est pour le rêve d'être aux prises avec un gros poissons, d'autres c'est pour être seul à pêcher, il y en a qui ne savent pas, pour être entre copains... La liste est longue, pour notre ami c'est tout bête, il veut son gros poisson et il veut le prendre dans un coin magique, une aventure du bout du monde qui pourra raconter et ainsi entrer dans la cour des grands.

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  Dans ce genre de coins il ne faut surtout pas oublier de partir avec beaucoup d'appâts, la faune est tellement dense qu' a certains moments il est difficile de pêcher avec plusieurs cannes. Les poissons de moins de trois cent finissent toujours par avoir raison de tous vos vers, c'est une règle d'or dont nous avons ( bien sûr) les frais il y a encore quelques temps...Notre ami, malgré les nombreuses boites de vers emportées, s'est retrouvé à sec vers trois heures du mat. Bon, tous les poissons de moins de trois cent grammes vont retourner à l'eau seul les quelques poissons et les abimés resteront à sec.

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  Ce soir là les vers Américains ne font pas recette en début de soirée, seul les gros mourons vont séduire un peu toutes les espèces de poissons, puis, vers minuit c'est l'inverse qui se produit il n'y aura plus d'interêt que pour les vers US. Le vent souffle soudainement de plus en plus fort, du coup pour être à l'abri c'est compliqué, en plus dans ce genre de situations les cannes volent dans tous les sens et il est difficile de voir les touches. Dans scénario, tu te cales dans un recoin et il faut patienter et reprendre a la moindre accalmie.

C'est l'heure de l'observation, curieux ce vent qui court, pourtant il est totalement invisible mais on arrive à le voir qui trace à toute allure des couloirs plus sombre sur l'eau, le bruit dans les roches répercute un peu de partout son chant, ses cheveux aux quatres vents frais lui rapelle qu'ici la moindre erreur peut être fatale...Mais quel spectacle, sur 180° les lumières se reflettent dans l'eau jusqu' a vos pieds, les roches fortement éclairée par une lune qui rayonne incroyablement fort comme suspendue par un fil au dessus de Marseille.

Bien calé dans le noir, les rares bateaux qui passent ne le voyent pas et peu à peu le jour timide pointe ses premières lueurs, la frénésie du couché du soleil fait place à la quiétude, c'est presque l'heure de plier.SNC15182

A son tour il regretera de partir car la solitude a ses revers et revoir autant de monde après une nuit splendide coupée du monde mine un peu le moral...

 

Roro, silverpeche.com

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