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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Articles avec #poissons catégorie

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #calmar, #Poissons
Portrait de pêcheur.

Il y a beaucoup de choses qui se sont passées dans ma vie. La pêche a toujours été un excellent exutoire car cette pratique indéfinissable m'a toujours permis de voir plus loin et de me dépasser inlassablement. J'ai découvert l'ichtyologie à travers de grands chercheurs comme Aristote ou Platon. Et puis il y a aussi tout ces gens qui ont participé à me faire mieux comprendre la pêche par le biais de petites astuces, elles sont aussi simples qu'essentielles et mises bout à bout forment une forme d'expérience. Je ne vais vous parler de tout le monde car vous en connaissez déjà un grand nombre. La plupart ont traversé nos lignes dans le fil de notre actualité, il y en a qui sont restés dans le groupe et d'autres qui en sont partis. Non je vais vous parlez d'un gars qui a forgé la quasi totalité de ma pêche d'aujourd'hui et qui pourtant est resté dans l'ombre de nos pages toutes ces années.

Le palmarès de ce garçon n'est pas racontable. Malgré que je connaisse de très bons pêcheurs en tout genre, celui-ci est franchement étonnant ! C'est le genre de gars à attirer les poissons, et surtout les calmars, alors que la mer semble totalement vide. En effet, combien de soirées ai-je passé à ses côtés me demandant comment pouvais t'il trouver autant de ressources ? Pourtant rien n'est franchement différent en terme de matériel ou de technique, je dirais même, que tout en lui semble parfaitement ordinaire. Seulement voilà, dès que les leurres touchent l'eau on se rends rapidement compte que le registre dans lequel il navigue est complètement différent du notre. Il a capturé un nombre incalculable de grosse daurades, des loups à n'en plus finir et tout cela avec des choses si rudimentaires qu'elles ne sont plus inscrites nulle part. Comment expliquer de nos jours que tout ces spécimens ont été piégés avec appâts récoltés une heure avant dans les pneus des ports ou dans le sable d'une petite plage ? Tout cela aujourd'hui n'a plus cours et il ne reste plus qu'une poignée de pêcheurs qui savent faire cela.

Pour en rien gâcher, ce garçon est très avenant et il a la plaisanterie très agréable. Il partage sans retenue son expérience avec tout ses copains et n'hésite pas à expliquer certains mécanismes essentiels. C'est en grande partie grâce à lui que j'ai réussi à débloquer certaines situation difficiles où le bredouille me pendait au nez.

Portrait de pêcheur.

Mais notre histoire commence ce soir là à CASSIS. Antho et moi nous nous dépêchons de nous installer sur notre poste rocailleux car la nuit commence à tomber. La mer est particulièrement belle à défaut d'être froide, mais elle nous offre une étendue lisse qui crée immédiatement  de fortes aspirations en nous. Rapidement les montages sont prêts à être envoyés dans l'eau, l'attente clope au bec démarre. Du coin de l'oeil je me rend compte qu'un gars s'est installé pas loin de nous, ce qui me surprends c'est qu'il me semble que je le connait, mais c'est ... Hou fan c'est Guy !!!

Voilà une belle surprise, c'est avec un grand bonheur que nous allons enfin pouvoir discuter un peu. Me revoilà replongé dans un passé lointain où les vieux mécanismes sont toujours d'actualité, d'ailleurs ils sont tellement d'actualité qu'ils fonctionnent toujours ! C'est comme si notre dernière pêche datait de samedi dernier car rien en lui n'a réellement changé. Pourtant je n'ose pas compter les années mais il me semble bien que notre dernière sortie est aux alentours de 2006, une paille !

Alors que nous discutons avec enthousiasme c'est la première prise pour lui. Rien de très étonnant quand on le connait, c'est un aimant à calmar et personne n'ose plus se frotter à lui. Nous on est là avec nos leurres de fadas et nos bouchons ultra brillants et on observe impuissant son rythme soutenu...On pourrai dire que c'est de la chance, oui mais cette chance dure depuis 30 ans à toutes les pêches. A un moment  il faut se rendre à l'évidence, ce gars est un excellent pêcheur de calmars, il arrive à les trouver de partout et toute l'année...

Comme d'habitude il nous quitte vers 21 heures avec quelques prises dans sa petite musette. Pour nous les choses commencent à venir car du coup nous avons changé la direction de pêche de ce soir.

Antho fait un beau montage au vif avec un poisson fraîchement pêché, moi je mitraille le coin comme un fada avec ma turlutte tout surveillant bien le bouchon de PAD qui brille de mille feux. Finalement il n'y a pas trop d'attente ce soir, je ne sait pas si c'est notre copain qui nous a boosté mais les choses se passent plutôt pas trop mal. Au final Antho vas se faire capturer son vif par un beau poulpe qui va repartir à l'eau à grands coups de flash dans la poire, moi je vais avoir une touche saisissante d'un congre juvénile piqué sur bord des lèvres, puis à nouveau Antho qui réussira à capturer un calmar sur un montage tataki. Bon en gros on a quasi tout remis à l'eau car ce n'est pas du tout la pêche que nous étions venu faire, en fait nous étions venu juste passer quelques heures au bord de l'eau et finalement nous sommes revenu avec un excellent moment d'amitié en poche. Si ça c'est pas de la pêche...

Portrait de pêcheur.
Portrait de pêcheur.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #calmar, #Poissons
La saison des calmars.

Comme vous le savez, la saison des calmars est ma saison favorite. Comme toujours vous vous doutez bien que ce n'est pas uniquement grâce aux calmars que j'aime cette saison, non, c'est aussi pour autre chose mais on en parle plus loin.

En effet, ce qui me plait beaucoup dans cette saison c'est qu'en premier lieux il y a beaucoup moins de pêcheurs sur mes postes habituels. La circulation dans Marseille est beaucoup plus fluide car tout le monde reste bien au chaud confortablement lové son canapé et ça aussi c'est humain. Hé oui, là je suis un peu égoïste sur ce coup mais que voulez-vous, la nature humaine est faite ainsi. Mais une des raisons majeures qui me poussent à revenir sur mes nombreux postes de pêche, même à des heures impossibles et par tout les temps, c'est mes rêves. Oui mes rêves de gosses qui hantent les couloirs de mon esprit, ceux qui ont trouvé des solutions et ceux qui n'en auront jamais. Ils dansent sans relâche derrière la barrière de mes yeux et il pactisent sans retenu avec ma faiblesse. Au delà de la capture du poisson il y a aussi la mer et ce qu'elle procure comme fantasmes. Tous les pêcheurs savent à quel point le mer a besoin d'être lue pour se livrer et c'est d'ailleurs une des raisons pour laquelle je refuse d'avoir un appareil électronique pour la déchiffrer. Je veut simplement m'imprégner de son rythme pour être en osmose avec tout mon environnement. Mais je sait qu'aujourd'hui se sont des valeurs bien désuètes quand on regarde ce qu'on demande à un pêcheur pour exister sur la toile.

Mais aujourd'hui ma pêche va changer un peu de registre, du moins, je vais tenter d'agrandir mon rayon d'action. En effet, la venue d'un pneumatique dans nos aventures risque de propulser notre équipe dans une autre dimension. Hé oui la mer est plus difficile quand on est loin du bord, on sait à quel point les risques sont nombreux si la météo change ou si tout simplement j'avais mal calculé mon coup. Je dit ça car j'ai ce bateau depuis un bon moment mais depuis que ce foutu mois de Septembre a commencé nous avons tous essuyé du mauvais temps. Mais en m'éloignant de la côte je compte bien étendre le panel de mes prises car il faut bien le dire, côté variété il me manque encore beaucoup d'espèces à capturer.

Mais la vrai raison pour laquelle j'aime cette saison c'est qu'elle est directement liée à la cuisine des calmars. Ceux qui lisent régulièrement nos lignes ou qui suivent notre réseau social savent à quel point la cuisine tient une place majeure dans notre loisir. Ca fait le bonheur de ma famille et en somme tout mon bonheur... Nous nous retrouvons beaucoup plus souvent entre copains et nous arrivons à faire le lien avec notre ami ALLAINPADDY beaucoup plus régulièrement. Si vous ne le connaissez pas encore vous découvrirez un gars qui est en capacité d'élucider tous nos mystères avec trois bouts de ficelles mais avec un cerveau bien rempli.

La saison des calmars.
La saison des calmars.

Comme je l'ai dit plus haut ma pêche prends une tournure différente car nous avons aujourd'hui un bateau pneumatique qui nous tend les bras. je vous ai aussi parlé de ma soif tenace à agrandir mon rayon d'action sans savoir réellement à quoi je m'attend. Comme toujours mon copain Anthony m'accompagne dans ces aventures car tout comme moi il lui manque une case.

Hé bien nous voilà parti ce dimanche avec armes et baguages au cul du quai de pointe rouge aux aurores. Dans un premier temps il faut comprendre comment monter le plancher en aluminium du gonflable et je doit vous avouer que ce n'est pas une mince affaire. Finalement après un combat l'embarcation est gonflée et facilement mise à l'eau vu son poids. Mon ami me passe les affaires dont le moteur qui doit être solidement fixé au tableau arrière sous peine de sauter à l'eau seulement voilà. Ce fameux tableau arrière est assez mince et les pâtes du moteurs sont assez large et cela ne permet pas de le serrer ? Voilà une déconvenue de premier ordre car si je ne trouve pas une cale on peut rentrer à la maison. Trouver une cale oui mais quoi comme cale ? Je laisse Antho quelques minutes sur le quai et je vais aller farfouiller entre les blocs de pierre là où sont amassées des tonnes de saletés laissées par des alcoolique du samedi soir. le parking est remplis de saletés et de canettes de bière qui prouvent qu'ici on y fait la fête salement. Finalement je vais trouver une traverse d'une palette un peu brûlée qui va à coup sûr faire mon affaire. Je retraverse la parking dans la pénombre pour essayer sous l'oeil des pêcheurs très interrogatifs ! Déjà les premiers rires éclatent mais alors dès que je met le moteur en route c'est la crise de rire !!! Mon moulin fait un barouf d'enfer qui fait râler les pêcheurs de calmars !

Au départ tout ce passe plutôt bien, les bateau est bien rempli d'une tonne de conneries dont nous aurions largement pu se passer mais, en bons débutants, cela ne nous a pas alarmé au départ. Sauf qu'à peine sorti du port l'espace manque cruellement à bord. Pourtant nous avançons tranquillement vers notre poste bercés par le ronron du moteur deux temps. Pour le coup nous nous sommes chargés en appâts surgelés tout droits venus de la maison PEXEO vendus chez CABESTO Aubagne, petits calmars, sardines, broumé, crevettes et Rimini. Je me demande si on a pas vu trop grand côté appâts car Antho a une canne et moi deux, bon, on verra bien.

En une vingt minutes nous sommes aux portes du Frioul, la mer est vraiment très calme et le jour se lève à peine derrière la montagne. Nous décidons de faire une première halte pour se reposer les oreilles car le moulin fait un bruit de fada et vu qu'il est totalement neuf il y a de temps en temps des effluves de graisses brûlées. Cela ne manque pas de nous faire rigoler comme des dingues et tout en montant les cannes le stess de cette première mise à l'eau disparaît enfin. Vu qu'il fait à peine jour nous nous mettons directement au leurre à calmar en tata quoi ? Antho me sort de ces noms de techniques qui sont censées être meilleures que mon montage classique. Bon je lève le voile sans attendre, j'ai fait zéro et Antho 2 en quelques minutes. Pour moi c'est la preuve qu'une bonne technique fait la différence et que la pêche du bord et en bateau est radicalement différent. Mais rapidement les appâts vont aller toucher le fonds car nous rêvons de capturer nos premiers beaux poissons, ici on s'attends à presque tout vu nos merveilleux appâts.

La saison des calmars.
La saison des calmars.
La saison des calmars.
La saison des calmars.

Moi je décide de monter un calmar et Antho une crevette. Première touche je casse direct ! Mon petit calmar monté délicatement à trouvé immédiatement preneur me coupant la ligne au passage. Mon copain lui se fends d'une bogue monumentale suivi de près par une autre. Les touches qui assaillent nos lignes ne nous trompent pas des masses. A vu de nez notre petit coin regorge d'un tas de petits poissons avides de tout ce q'on va pouvoir balancer dans l'eau et nous décidons au bout d'une demi heure de changer de coin. Remarque c'est pas mal ces bogues, elles ont une taille idéale pour nos pêche futures. En quelques minutes nous sommes loin et c'est une nouvelle halte...

A ce moment nous sommes heureux. La mer est calme, il n'y a pas de courants, le jour est à peine sorti et nous pouvons remarquer non loin des chasses qui tranchent avec la douceur de cet instant. De temps en temps des bancs de poissons remontent et entourent notre embarcation en faisant des ronds. Je ne suis pas un marin confirmé mais je sait que quand ça fait ça, c'est que les gros sont dessous. Là surtout pas de sardines ou autres conneries en surface je n'ai pas envie de faire du surf jusqu'au cap canaille !

les prises sont régulières mais toujours pas de beaux poissons en vue jusqu'au moment où c'est la grosse touche à la crevette pour mon copain. Le scion est bien plié donnant à nos esprits matière à rêver. Le poisson tourne en rond jusqu'au moment où nous voyons arriver un beau maquereau qui brille de mile feux sous la surface. Pourvu qu'un thon ne rôde pas par là !!!

La saison des calmars.
La saison des calmars.

les heures passent lentement et les premiers bateaux passent en trombe. Au fil des minutes la mer se transforme en gigantesque terrain de jeu pour coques rapides. Nous on est un peu malmenés par les vagues d'étraves car il faut bien le dire, y'a soudain beaucoup de monde par ici !

Vers onze heures pour nous c'est fini il est l'heure de rentrer au port. Je remet route le moteur qui s'ébroue sans broncher nous permettant de retourner en direction de la voiture. Finalement tout c'est plutôt bien passé pour cette sortie. Le bateau est incontestablement à la hauteur de ce genre de pêche combinant légèreté et rigidité dans la vague. Seul le moteur est un peu trop léger pour une utilisation en mer car il est bruyant comme un scooter sans pot d'échappement et n'offre pas une grosse réserve de puissance dans la vague. Malgré tout il pousse l'embarcation sans broncher et ne consomme presque rien et c'est  bien là son point fort. Nous avons consommé un demi litres d'essence pour la sortie ce qui est peu pour le service rendu. Vu le prix de l'essence et de l'huile 2 temps cela nous revient à environ à 2 euros ce qui pardonne beaucoup de choses. Le retour sur la terre ferme se fait sans encombre mis à part le quai franchement glissant, au passage nous pouvons remarquer les marins très surpris de voir un moteur de cette catégorie accroché sur un bateau. Pour nous c'est l'explosion de rire, les larmes coulent le long de mes joues tellement nous avons foutu le bordel !

Par contre le pliage du pneumatique est une formalité, les valves haut débit font merveille autant qu'au gonflage et en l'espace de 10 minutes le bateau est plié. 

Le retour sera comme d'habitude à la différence c'est que nous avons un bateau, un moteur et toutes les affaires dans le coffre et en tête beaucoup de nouvelles choses à expérimenter, mais un truc est acquis dans nos esprits, la pêche de jour c'est vraiment pas pour nous...

La saison des calmars.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons
Les couloirs de la pêche.

Pêcher de nos jours est fantastique. On va dire qu'aujourd'hui même les débutants arrivent à avoir des résultats gratifiants tant la technique globale est devenue accessible à tous. En comparant les époques on peut mesurer à quel point le pêcheur moderne est guidé pas à pas dans une véritable industrie selon la tecgnique qu'il choisi. Imaginez la solitude extrême d'un pauvre amateur des années 70 qui débarquait dans l'art de la capture avec pour seuls baguages les ragots ingurgités au comptoir d'un magasin de pêche. Les revues n'étaient pas encore très spécialisées et bien souvent la technique pure étaient laissées au bon vouloir de celui déchiffrait ses lignes. Les ouvrages parlaient de la biologie d'une espèce et très peu de la capture car en fait le mer n'avait pas la place qu'elle a aujourd'hui. Chacun se gagnait son savoir à grand coups de sorties avec le peu de matériel qui lui était proposé dans le commerce. Imaginez encore, l'immense tas de croyances qui faisaient parti du monde de la pêche et qui faisaient plus barrage à l'apprentissage qu'autre chose. Pour ma part je me souvient de discutions bruyantes entre les pêcheurs de rivières et ceux qui pratiquent en mer. En fait à l'époque, nous n'avions qu'à traverser la place du marché pour atterrir sur le parvis de l'enseigne "Fyol" quand l'heure de la pêche avait sonné. Les articles de pêche ou de chasse posés sur une descente de moquette verte cohabitaient tant bien que mal dans la vitrine, s'exposant entre les musettes en osier et les canards en plastique. Il y avait aussi des appeaux de toutes sortes, des chapeaux ornés de plumes de faisans, la tête d'un cerf immortalisée sur une planche en bois vernie. Mais une fois à l'intérieur une forêt de cannes à pêche faisaient une haie d'honneur et ceux qui faisaient le pas étaient immédiatement surpris par la fraîcheur qu'il y avait à l'intérieur. A droite il y avait un vieux comptoir en bois orné de zinc où se trouvaient en dessous les précieux de vers bien à l'abri dans les réfrigérateurs. Dans le fonds de la boutique les pêcheurs assis autour d'une table échangeaient leurs expériences avec plus ou moins d'exagérations. Celui-ci parlait des temps anciens où les daurades sautaient presque dans la musette. Celui-ci explique la technique du lancé, l'autre intercale de temps en temps le poids de ses congres vite coupé par les brimades du meneur de discussion.  Hé puis il y avait mon père. Hautement novice il essayait de voler quelques mots à ces gars qui en savaient manifestement plus que lui, il aurait pu demander conseil au patron mais... Les poches vides il ne se sentait pas de s'enfoncer encore plus dans son extrême solitude en la matière...il ramassait ses quelques esches demi dures emballées dans des algues vertes et du papier journal, puis nous repartions tout les deux quittant la fraîcheur de cette grotte mal éclairée, tout en examinant d'un air nonchalant les prix sur les étiquettes suspendus aux anneaux des cannes. Nous retraversions la place silencieusement sous le poids de profonds calculs financiers qui ne trouveront jamais de solution.

Mais depuis il est passé par là des gens qui ont su développer le matériel de la pêche en mer. Nous devons tout à ces gens qui travaillent toute l'année pour que la pêche soit évidente et que cela ne coûte presque plus rien. De nos jours on peut avoir 20 euros en poche et repartir avec une canne et un moulinet rempli de fil, le pire, c'est qu'en plus c'est pas si mal ! Nous avons sur la toile toutes les vidéos qui nous servent de professeurs quoiqu'on veuille pêcher, le rêve quoi !!! Nous avons tous les sites internet qui proposent tout le matériel à tous le monde à tous les prix.

Le pêcheur amateur, différent du professionnel, doit vivre avec son temps pour être dans le coup. Malgré tout celui qui bricole un peu, peut se fabriquer certains accessoires qui rendent la vie plus facile à défaut de capturer plus de poissons. Mais le pratiquant ne doit jamais perdre de vue que le poisson est un être vivant comme nous. Prélever pour se nourrir ou pour observer de près est un acte réfléchi qui est inscrit dans nos gènes et qui est purement animal, donc pas de souci avec ça. Attention toutefois avec les sentiments que procurent les images publicitaires qui n'ont rien à voir avec l'art de la pêche car il y a une face et une interface.

Pour nous la pêche c'est tout simple car j'ai connu "l'avant" et "aujourd'hui". Je m'émerveille de voir à quel point tout est devenu accessible et qu'il est possible d'avoir l'impossible en quelques clics ! Je doit avouer que tout ce qui brille m'inspire de la méfiance car comme vous le savez, tout ce qui est  "rapide" " facile et gratuit" cache toujours quelque chose de néfaste pour l'homme... Mais je remercie quand même chaudement tout les Asiatiques qui travaillent 15 heures par jours pour développer le moindre matériel de pêche. Je remercie aussi tous les sites web et les grandes enseignes qui offrent tout cela au premier venu pour trois sous. On voit bien que l'industrie fait tout les efforts pour le pratiquant, tout est devenu accessible et il suffit de se rendre dans les rayons de chez Cabesto pour se rendre compte à quel point tout est là. Oui je parle de Cabesto car c'est "mon" magasin de référence, il propose tout le nécessaire au pêcheur, en  plus, cette enseigne est directement liée à ma réussite au bord de l'eau. Le concept global est à mon sens le devenir de la pêche, et même si il reste une poignée de réfractaires il faudra se faire à l'idée que ces commerces de masse vont progressivement fermer le rideau des petites enseignes. C'est l'évolution qui veut ça, l'homme s'est saisi de la chance d'avoir des boutiques ouvertes tout le temps qui propose tout à tout les prix. Hé oui, nous sommes en train de figer le passé dans l'histoire pour entrer dans l'aire moderne de la pêche. C'est une sorte de renaissance qui est en train de voir le jour car les marqueurs du changement sont plantés depuis que le premier curieux à franchi l'entrée d'un supermarché de la mer. Il n'y a rien de curieux à ça car c'est ce qui s'est passé il y a un demi siècle, les petits magasins de pêche ont éradiqué ceux qui vendaient les appâts à petite échelle, aujourd'hui l'évolution continue...

Ce soir c'est Antho et moi qui sommes se sortie. Le temps est parfait pour aller dans les calanques car le vent est léger et le ressenti est fort flatteur.  Nous ne mettons pas beaucoup de temps pour de joindre notre petit coin de pêche malgré toute la lourdeur de nos affaires sur le dos. Sur le chemin nous parlons de tout ce qui va arriver d'ici les prochains mois dans le monde la pêche, des nouveautés et surtout du possible retour bredouille. Bien que cela semble impossible vu les appâts que nous avons, nous sommes toujours à la merci de nombreux filets qui font des entraves à la circulation des poissons et des barrages à la pêche. Par chance il n'y a pas beaucoup de filets dans l'eau ce qui immédiatement nous permettre de capturer nos première daurades.

Depuis la semaine dernière la taille à nettement diminuée mais cela reste encore correct. Effectivement il y a deux semaines j'ai pu capturer de beaux sujets dépassant les deux kilos mais au fur et à mesure ce poids est atteint mais avec plusieurs poissons. D'ailleurs en explorant les entrailles des daurades j'ai constaté que les ventres n'étaient pas bien gros. J'ai parlé sur mon mur facebook de l'absence de nourriture dans les estomacs et ceci sur plusieurs semaines. Bizarre cette saison quand même, il y a tout pour manger mais les ventres sont vides, va comprendre... Mais cela fait nos affaires car il suffit de peu pour contenter nos poissons. J'ai bien noté ce soir que tout ce petit monde ne fait pas dans la demi mesure question nourriture, elles avalent l'appât un point c'est tout !

Les couloirs de la pêche.

Les heures avancent et nous nous faisons déboiter par les moustiques. L'absence de vent y est pour quelque chose et c'est toujours pareil, ceux qui craignent peuvent rester à la maison car là c'est du lourd !

Les touches sont discrètes pour des poissons de cette taille. En effet, au mieux l'écureuil monte de dix centimètres et retombe aussitôt et ne bouge plus. Cela ne veut pas dire que c'est un petit poisson, toute l'astuce consiste à surveiller les beaux témoins lumineux et ne pas s'égarer, ou alors remonter les lignes régulièrement sans attendre d'avoir vu quelque chose. Il est presque trois heures du matin et nous n'avons que quatre blanquettes dans notre bac à poissons. Ce n'est pas si mal vu le coin et notre maigre motivation dû à nos journées mouvementées. Mais tout cela ne fait rien car j'ai mes poissons à cuisiner pour le dimanche, ce sera l'occasion de me creuser la tête pour régaler ma petite colonie.

Ce coup-ci je n'ai rien de bien extra à me mettre sous la dent car ces poissons ne sont passez gros pour que cela représente quelque chose d'extraordinaire dans le scion de ma ligne. Malgré tout le combat qu'elles ont livré à été réjouissant mais mon matériel n'a pas été très sollicité. Comme d'habitude mon fil YUKI invisible en 18 centième n'a pas bronché et est si discret que grâce à lui je dénoue bien souvent des conditions très complexes. Bien que ce ne soit pas "le" secret de la réussite il contribue largement à ce que le poisson ne se sente pas piégé, ce fil est un des maillons qui forme une chaîne de discrétion jusqu'à l'appât. 

Ce soir j'ai bien noté toute l'évolution de la pêche en mer et le besoin des outils qu'un pratiquant à besoin pour pêcher. Tout cela n'était pas possible par le passé mais aujourd'hui notre rêve est accessible il suffit de s'investir un peu.

Le côté perverse de l'évolution c'est que le pêcheur va penser qu'avec un certain matériel tout va lui tomber tout cuit. Voilà une erreur typique du novice qui s'est laissé prendre dans les filets de la publicité. Cela est encore plus flagrant dans la pêche aux leurres...Voilà t'as ce leurre à 30 euros t'es au niveau des pros...

Erreur ! Ceux qui pêchent pour une marque ont de très nombreuses années de pratique et sont pour certains finalistes aux championnats mondiaux. Revenons sur terre 99% des pêcheurs ne sont pas dans ce cas. La pêche se forge avec ses propres moyens et tout ce qu'on a pu trouver sur le net et dans les grandes boutiques, les sondeurs, marqueurs de poissons sont fait pour les pros et les amateurs sont le moteur financier de la marque. Restez zen face à de multiples publicités qui font étalage de la pêche miraculeuse, soyez confiant en vous même et en votre sens de l'observation car aucun matos ne pourra le remplacer. Par contre si vous ne voulez pas vous investir un peu ou si vous voulez faire de gros cartons à toutes vos sorties changez de pratique. 

La mer ne s'ouvre qu'aux initiés, ceux qui ont un sens de la préservation, ceux qui ne laissent rien derrière eux après une sortie. Ceux qui sont humbles face à la mer pour qu'un mariage se forme. Ceux qui n'ont pas cet intérêt seront toujours à la porte de leurs rêves parce qu'ils sont durs à vivre. La mer est comme un miroir et on y voit ce qu'on veut y voir dedans...

Les couloirs de la pêche.
Les couloirs de la pêche.

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