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LE BLOG DES SAISONS

Articles avec #poissons catégorie

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons, #Cuisine

Hé bien voilà nous sommes aux porte de l'hiver. Voilà une saison qui me réjoui particulièrement tant les promesses de captures sont nombreuses. Les portes de l'hiver c'est un peu comme comme le hall d'entrée de mon bonheur, oui, à cette saison il y a un peu toutes les espèces qui se croisent sous l'eau. C'est l'arrivée progressives des gros pageots aux abords du littoral offrants aux fidèles que nous sommes l'espoir de pouvoir capturer quelques sujets. Et puis il y a aussi l'arrivée des calmars à qui, j'ai quasiment dévoué ma vie entière.

Seuls les pêcheurs qui ont  une valeur pourrons comprendre les lignes qui vont suivre. Comment parler sérieusement de dévotion pour une espèce face à un public qui n'a pas la passion de la mer ni des poissons ? Souvenez vous, qui n'a pas fait des choses incroyablement tortueuses afin de rejoindre la mer alors que tout vous l'interdit ? Qui n'a pas déboursé plusieurs dizaines d'euros chez un marchand d'appâts pour une seule soirée alors que le son propre compte en banque crie famine ? Qui n'est pas revenu bredouille d'une nuit alors que nous avions dans la musette les meilleurs vers de la création et qui pourtant n'a aucune égratigné sa passion ? Hé bien c'est tout cela qui est un véritable non-sens pour le non pratiquant. En un mot, la raison nous échappe quand le sel manque dans nos veines car il faut bien le dire, il faut être complètement fou pour pratiquer un sport qui ne garanti aucun résultat et qui en plus coûte très cher. Mais je pense sincèrement qu'en retour la pêche en mer soigne bien des blessures, combien de maux se sont délités dans le creux des vagues, combien de solutions ont trouvé la lumière une canne à pêche entre les doigts ? Encore une fois c'est tout cela que cherche le pêcheur en mer pour son compte personnel car là, à l'inverse, on va parler poissons...

Une soirée toute simple.

Samedi soir j'ai une envie furieuse de partir pêcher seulement voilà, la météo n'est pas terrible et il est déjà assez tard. Bon il va falloir faire fissa pour ne pas arriver trop tard d'autant plus que je dois passer à CABESTO pour prendre les fameux bibis surgelés. Heureusement il me reste quelques bricoles dans le congélo mais je sait bien qu'en ce moment c'est les gros vers qui marchent le mieux.

Quand on est pressé tout les cons de la planète se donnent rendez-vous sur la route et empruntent le même chemin que vous, je vous passe les voitures sans permis ( elles sont relativement nombreuses non ? ) les camions et au contraire les jeunes débiles qui on confondu la route et le circuit. J'en profite pour dire à ceux qui croient qu'ils pourraient faire claquer un chrono sur un circuit avec leurs bagnoles et alors qu'ils mettent la vie en danger de tout le monde, qu'à voitures égales ils se feraient cramer par le dernier du classement du continental circus.

Voilà je suis en poste, heureusement le coin que je convoite est relativement à l'abri du vent. Malgré tout les frasques déroulent bruyamment sur la mer des déferlantes brunâtres, bon il faudra composer avec ça... Rapidement j'installe une canne au bouchon pour le calmar car la nuit est quasi installée et nous savons tous que ce moment est avec la matin le moment le plus propice. D'ailleurs à peine la sardine a t'elle trouvé la profondeur déterminée que le bouchon estampillé "PADDY" hoche déjà de la tête. Sans attendre je commence une lente remontée qui a pour but de ne pas effrayer ma prise car selon la taille du coco il va être complexe de le piquer. En fait le calmar doit être si petit que je ne le sent pas sur la ligne, pourtant je sait qu'il est là car c'est inscrit dans leurs gènes, quand ils on goûté à la sardine ils font toutes les folies. Hé hé hé, il est bien là dans le lumière de ma frontale mais alors, il est plus petit que ma main, grosso modo entre douze et quatorze centimètres.

Pfff qué misère, je retire ma ligne et je remplace la sardine bousillée par une bogue pêchée la semaine avant. Bon voilà c'est l'heure de monter la première canne pour le poisson.

Une soirée toute simple.

Les deux cannes sont postées très loin dans le sable, avec le concours du vent qui pousse fort dans le dos et vu que les fils des moulinets sont neufs de ce matin, je n'entends pas l'impact du plomb qui touche l'eau. Là je suis serein car même si ce n'est pas la folie je sait en revanche qu'à un moment ou un autre un poisson va passer sur mon appât. Je bricole un peu ça et là à farfouilles dans la mousse pour débusquer un crabe ou une crevette cachée qui me servira peut être. Ici c'est difficile de s'assoir correctement tant les roches sont pointues sauf à l'endroit où mes appâts reposent en paix. Subitement je me retrouve dans une situation complexe à gérer et de loin inhabituelle. En effet je voit le bouchon ultra lumineux que m'a fabriqué Pad qui s'enfonce directement sous les eaux en même temps, l'écureuil de la canne à gauche qui s'envole le tout dans un bruit de frein jouissif ! Ho putain je décide de prendre la ligne au bouchon par ce qu'elle est plus près de moi. Malheureusement le calmar ne va pas insister et mon bouchon va remonter libre du poids, je pose en vrac la canne et je me dépêche de remonter l'autre ligne mais là encore une fois y'a rien au bout et le bibi est découpé en rondelles. Ha bon...

La lune se couche lentement derrière l'horizon, le vent se calme un peu et même par moment il n'y en a presque plus du tout. Tout paraît calme mais quand même il est étrange de voir un de mes écureuils qui fait discrètement le yoyo, je veut bien que ce soit le vent mais tout de même, pour quoi pas l'autre écureuil ? Dans la foulée je remonte pour voir et au ferrage...y' a un poisson dessus ? Je reconnais bien les coups de tête de la daurade qui se défend, celle-ci n'est pas très grosse mais vu le contexte actuel elle pèse déjà lourd dans ma satisfaction. Arrivée au bord elle va me faire douter de son poids car ses rushs sont franchement sympas mais au bout du compte c'est une blanquinette d'à peine quatre cent grammes. Ordinairement en pleine saison je ne garde pas les blanquettes de moins de cinq cent grammes mais là, impossible de résister au goût de sa chair ça fait trop longtemps que je n'ai pas pêché !

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Les touches vont bon train dans ce petit coin, malheureusement il n'y a pas de gros poissons en vue car je pense que les petits daurades avalent l'appât avant même qu'une plus grosse vienne se servir. Ce qui me fait dire cela c'est tout d'abord le style de touches '"yoyo", ordinairement la touche est plutôt brutale en deux temps, là on dirai que l'écureuil s'est pendu avec une élastique. Mais cela prouve aussi qu'elles sont suffisamment nombreuses pour se disputer le bibi et elles avalent tout d'un bloc. Cela m'empêche au passage de remettre à l'eau n'importe quel poissons peu importe la taille. Tout les pêcheurs savent que quand l'hameçon est planté dans la gorge et que le poisson saigne il a très peu de chances de survivre, mieux vaut le garder.

Une soirée toute simple.

Finalement tout se déroule plutôt pas mal car j'ai énormément de touches et à vrai dire je ne m'ennuie pas du tout. En l'affaire de quelques heures tout mon beau petit stock d'appâts va finir englouti par ces petites coquines, huit bibis, un ver de Rimini entier tout de même !

Vu que la crevette ne donne rien d'autre que des beaux yeux je décide de plier vers trois heures du matin avec une jolie brochette de poisson dans le bac. Ordinairement je suis un peu las du retour mais  là j'ai des recettes plein la tête et une fois de plus mon esprit est occupé.

Déjà je pense à cuisiner tout ces poissons et devinez quoi ? on va parler cuisine.

Emietté de daurade et purée de potimarron au piment d'espelette.

Une soirée toute simple.

La recette que j'ai imaginée tient compte de l'assemblage des saveurs qui doivent sortir de tout ces ingrédients, c'est pour cela que l'accent sera mis sur une purée de potimarron avec ce poisson. Il y a un poivron, une carotte, du brocolis, une tomate, un oignon, de l'ail, sel et poivre. L'épice choisie sera du piment d'espelette et de la badiane qui donne un goût anisé en remplacement du safran. La purée sera mis en duchesse et passée au four.

Potimarron, piment, oignon, ail et un peu d'eau.

Potimarron, piment, oignon, ail et un peu d'eau.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Je coupe de très fines tranches d'une pomme de terre et pendant ce temps je fait pocher la carotte et le poivron dans de l'eau salée.

La badiane.

La badiane.

Le zeste de citron.

Le zeste de citron.

Je délimite bien l'emplacement du poisson ( faire le berceau) où il va cuire.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Recouvrir d'un papier sulfurisé pour ne pas que l'aluminum entre en contact avec le poisson et pour que l'air chaud circule bien dans la papillote.

Une soirée toute simple.

Il est temps de faire la papillote, noter que les bords sont mis à plats au lieux de roulés, cela garanti une parfaite étanchéité.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Je laisse cuire une vingtaine de minutes à four assez chaud (200°) et dresser sur l'assiette.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons
LE GENRE HUMAIN.

 

Voilà, notre blog vient de fêter ses 11 ans d’existence et c’est avec un peu de nostalgie que je vais vous raconter notre nouvelle aventure. Ceux qui nous suivent depuis ces nombreuses années doivent sûrement se souvenir de toutes les choses qui ont été dans notre quotidien. Nos certitudes et nos points de vue un peu à contre-courant faisant de nous des pêcheurs un peu décalés. Oui, dès qu’on ne va pas dans le sens de la pensée collective on se met forcément en marge et dès que les actes suivent la pensée hé bien on laisse en chemin pas mal de monde. Mais tout cela nous l’avons voulu car nous ne souhaitons pas être dans le sens du courant car, avec un peu de réflexion nous nous sommes rendu compte que la réalité nous cache bien des choses

Une sortie de pêche c ‘est un une suite logique d’évènements qui conduisent à une action finale. Cela commence par le choix d’un lieu avec les aléas de la météo combiné au trafic routier qui dirige bien souvent nos pas. Rien que cela est déjà une belle réussite quand tout veut bien aller et je ne compte plus les parties de pêche qui ont été déroutées à la dernière minute faute d’accord avec nos desseins. Mais pour ma part j’ai toujours été fataliste sur ce plan, je sais bien qu’il ne sert à rien d’insister quand tout va contre soi, je prends cela avec philosophie et je m’en sens formidablement bien.

La deuxième chose qui est un véritable fardeau pour l’esprit c’est tout ce que l’on emporte en concept préconçus avec soi. Je veux parler ici du devoir de faire de grosses pêches à toutes les sorties. Voilà un véritable piège pour notre passion, ce sentiment viral initié par toutes les pubs qui est injecté jours après jours troublent le plaisir de prendre armes et baguages pour profiter tout simplement de la mer. N’oublions pas que la mer doit rester est un véritable cosmos de fantasmes pour le pratiquant, l’importance d’une activité c’est quand l’esprit se met en marche et naturellement le cerveau va fabriquer des solutions, il va s’ouvrir à ses propres ressources, et quand ça marche, alors là…

Le problème aujourd’hui c’est que le comportement du pêcheur et globalement de l’humain qui, d’une certaine manière a changé face à la perception à son loisir. Je ne parle pas des jeunes pratiquants car eux nés avec les moyens actuels et n’ont pas la connaissance de l'ancien temps. Je parle aussi des plus vieux qui se sont laissé séduire par les nouvelles techniques électroniques. Rien de bien mauvais en soi mais il faut veiller à ce qu’elles ne prennent pas totalement les commandes de la pratique. Il faut être certain de pouvoir continuer à pêcher quand on n’a pas ces accessoires coûteux, d’ailleurs je serai très curieux de voir une panne de satellite quel bordel cela mettrai. Encore une fois, les publicités murmurent à l’oreille de ceux qui sont en mal de quelque chose d’intime. Avec de tels engins tout devient facile, plus besoin de réfléchir, plus besoin d’avoir d’expérience, plus besoin de se tracasser, fermez les yeux…

Ceux qui ont dépassé la quarantaine se souviennent sûrement d'une certaine époque glorieuse que nos anciens ont vécu.  Nous avons mainte fois monopolisé l'attention de nos jeunes pêcheurs en leur racontant une épopée où nous prenions toujours nos poissons même à CASSIS (voir les articles des années 2002, 2003). Avant moi, mes pères faisaient très attention à ne pas déstabiliser un coin de pêche ne le prospectant plusieurs fois car cela signe souvent un manque de beaux sujets pour les fois prochaines. La propreté faisant partie intégrante de la fierté d'un homme, quoi de plus normal en somme...

Dans mon pays Catalan, le poisson de roche était très prisé par le pêcheur amateur. Peu s'en fallait pour capturer de gros Roucaous, de grosses girelles et de fabuleux Sarans dont certains finissaient même entiers dans l'assiette car franchement trop gros. Il n'y avait pas de réelle compétition entre les pêcheurs amateurs et les métiers de la mer car il y avait du poisson pour tous. Certains pros même s'approchaient quelquefois de la berge pour donner quelques poissons inutiles pour eux à un pêcheur isolé. Une blanquette mutilée par le filet ou un petit loup pas bien maillé, faisait partie du jeu entre pratiquant de la mer qui servait d'excuse à parler un peu. Des amitiés se liaient parfois comme ça au comptoir des criques ou près d'un quai. A l'inverse à MARSEILLE, les pros et les amateurs se sont toujours tirés dessus à boulets rouge !

Il est sûrement vrai que la meilleure saison de l'année c'est l'été. Les températures sont douces et on ne se soucie guère du lendemain tant les jours sont agréables à vivre. La chaleur monte dans l’atmosphère et tout semble nous sourire, les cigales recommencent leur longue traversée amoureuse à travers les pins tortueux jusque dans les lieux isolés pendant l’hiver, tout redevient un théâtre provençal jusqu’aux plus profond de notre histoire. On aime galéjer à l'apéro sur une terrasse ombragée tout profitant du chant assourdissant des cigales. Il est clair que l'on soit du Sud ou du Nord on se délecte du fameux pastis déversé dans un grand verre dégoulinant de fraîcheur. Pour peu qu'il soit accompagné de quelques olives mélangées et de tapenade maison, cela se transforme en vrai vacances même si on travaille. On aime forcément les Pagnolades qui déclenchent les rires et une soif immense de bonheur car le soleil aime lui aussi à s'attarder sur notre Provence merveilleuse, les jours sont longs comme le goût de l'amende douce. La vie épicurienne s'écoule lentement dans nos veines comme les ruisseaux cachés qui font le voyage jusqu'à la mer. Le doux mistral du matin recoiffe les vignes ébouriffées de CASSIS dans son souffle léger. C'est l'heure pour les hommes de reprendre le cours de la vie, reprendre les phrases là où elles avaient été laissées la veille, laisser hier pour trouver aujourd'hui et parler d'amour à sa compagne comme si nous la connaissions à peine.

 

L'été c'est aussi la saison du bonheur pour le pêcheur à la ligne car c'est la saison du partage. Quel plaisir de rejoindre les sentiers tortueux qui serpentent dans la garrigue des calanques de Marseille au lever du jour. On se surprend à faire quelques haltes pour profiter des premiers rayons du soleil. Voilà une occasion fantastique de découvrir de nouveaux recoins tout près de l'eau qui servira peut-être de refuge une fois l'hiver et le froid revenu.

 Je ne peux m'empêcher de penser que tout comme moi quand j'étais mino, combien d'enfants se lèverons aux aurores les paupières lourdes en promesse d'une partie de pêche, combien de rêves sont nés sur la banquette arrière de la voiture en direction pour la mer. Tout cela est un éternel recommencement car je me souviens de ces longs moments assis sur les places arrière de la vieille 204 break, je regardais défiler le paysage du matin à travers la vitre.

 

Pourtant, je dois bien le reconnaître que pour moi la meilleure saison de l'année c'est l'hiver. Non pas que j'aimerai vivre au pôle Nord ne faut pas pousser non plus, mais cette saison est " là " saison la plus productive dans ma pêche. Même si cela peut paraître étrange en un sens, c'est l'ambiance glaciale qui éveille toutes mes aspirations de pêcheur. J'aime le lever du jour quand la froideur nocturne a figé le paysage dans son écrin blanc. Le ciel est si clair, les rayons de soleil sont si nécessaires à la vie que cela en est émouvant. Il est vrai que la contrepartie c'est qu'il faut se couvrir sérieusement pour ne pas geler sur place, mais c'est dans ce segment de l'année que j'ai fait mes plus belles pêches et de loin s'en faut. Malgré tout, comme chaque année il nous faudra avoir les nerfs solides pour trouver son poisson. Il semble que le changement de statut saisonnier ne plaise pas des masses à nos chers copains à écailles, ils ne font passer de l'espoir au doute en seulement quelques cessions de pêche.

Hé puis c'est dans cette période où je retrouve mes copains beaucoup plus souvent. L'été nous sommes si éparpillés dans le territoire qu'il ne nous est pas possible de se retrouver régulièrement. Par contre l'hiver contrairement à l'été nous avons presque les mêmes postes, presque la même technique et presque les mêmes proies, cela fait suffisamment de points communs pour se retrouver enfin... Comme chaque année nous faisons entre nous le bilan de ce qui s'est passé tout au long de l'année sur l'ensemble notre environnement. Globalement Nous sommes assez satisfaits de nos captures malgré une inquiétante disparition des poissons ordinaires. Vous aussi avez peut-être remarqué une évaporation des poissons fourrage qui attirent forcément les prédateurs près des côtes. C'est tellement évident que c'est visible de partout même dans le VAR. Normalement la présence de bogues ou d'oblades qui fusillent sans retenue le moindre appât qui tombe dans l'eau signe le contrat prédatorial d'une saison. Là il me semble que certains coins soient désertifiés par ces poissons rendant la perception du lieu plus difficile à lire. 

C’est ce que j’ai remarqué lorsque je suis sorti en bateau pour la première fois, j’étais au milieu de l’eau et je n’avais que le plomb de la canne à pêche pour deviner les dénivelés sous-marins. Là mon esprit a passé en revue tout ce que savais de la pêche en mer, je me suis senti complètement démuni tant j’étais devant une page blanche. Pourtant tout a bien fonctionné car contrairement à la pêche du bord, en bateau on a beaucoup de couches d’eau à exploiter et cela donne plus de possibilités de capture. Pour ne rien gâcher, il est possible même pour un débutant comme moi de capturer des espèces qui ne s’aventurent presque jamais près du bord. Ici je veux parler de gros dentis ou de gros pagres voire des sérioles qui se capturent avec beaucoup de techniques différentes. Mais loin de moi l‘idée d’aller les chercher avec un sondeur, Pourtant il est parfaitement compréhensible de vouloir savoir ce qui se trame sous les eaux car quand on est au milieu de la mer et qu’il n’y a aucuns repères, il faut bien le dire, on est un peu seul au monde. Mais quelle joie de renouer avec les tréfonds de mes incertitudes comme quand j’étais enfant, quel plaisir de tout réinventer, cela me procure un sentiment de renouveau qui bouleverse tous mes repères.

A travers cet article vous avez sûrement compris qu’une page se tourne au sein de notre équipe. La pêche du bord n’offre plus assez de solutions pour étancher mon esprit gourmand en sensations. Nous ne connaissons pas réellement la raison de l’inquiétante disparition des poissons aux abords du littoral, même si les paysages restent les mêmes, des indices nous indiquent que sous l’eau de profondes modifications sont en marche. Je pense que le prélèvement a trouvé ici son point critique. Pour que tout fonctionne il faut qu’il y ai un équilibre entre la capacité aux fonds marins à se régénérer et le prélèvement. Dès lors que nous dépassons ce seuil il est forcément visible par ceux qui pêchent du bord.

 

Comme d’ordinaire notre nouvelle aventure commence dans la joie, malgré que nous soyons décidés à la toute dernière minute nous sommes encore dans les temps pour rejoindre MARSEILLE. Heureusement que côté appâts nous avons déjà tout ce qui nous faut planqués dans le congélateur car il faut bien le dire, ces précieuses gourmandises surgelées signées PEXEO sauvent encore une fois notre rocambolesque partie de pêche.

Hou là là, ça fait quelques mois que je ne suis pas allé à la pêche et retrouver le chemin des calanques qui grimpe à la verticale le tout bien chargé d’affaires me fait immédiatement regretter les longs apéros avec la famille. Là je sens bien les cacahuètes enrobées de paprika, les pastis pas trop mouillés ( seigneur ! ), les anchois marinés et les pizzas royales bien chaudes, n’a pas augmenté mon potentiel de marcheur bien au contraire... A l’inverse, mon copain Antho lui a sévèrement maigri et en bave beaucoup moins que moi qui traîne la jambe comme un fada. C’est ainsi que le sentier défile lentement aux grés des points de vue fantastiques que peut nous offrir toute la baie de Callelongue. Il ne nous reste plus qu’à subir la rocaille qui roule sous nos pieds dans un tintement caractéristique qui transforme notre sortie de loisir en une véritable marche militaire.

Nous sommes tellement heureux de pouvoir enfin sortir un peu que nous n’avons pas pris la peine de regarder la météo. Voilà un détail qui va nous coûter une bonne partie de la perception de la pêche et sûrement un peu de notre plaisir. Il n’est pas aisé d’envoyer les lignes quand tu te prends un vent d’ouest en plein travers, les fils sont détendus à l’extrême et offre une bannière d’au moins cinquante mètres hors de l’eau. Laissez-moi vous dire que si l’écureuil monte c’est que le poissons qui est au bout est une vraie patate ! Malgré tout ce vent insistant n’est pas tout à fait le mal venu car à l’inverse lorsque le temps est idéal, les moustiques se comptent par centaines, ils piquent sans retenue tout ce qui peut dépasser d’un vêtement et même les lotions qui normalement les repoussent finissent par ne plus être efficaces. Mais là c’est magique il n’y en a pas un seul et à vrai dire, à choisir, je préfère le vent que ces suceurs de sang !

La soirée est bien tranquille, les touches ne sont pas nombreuses même avec mon fameux ver de Rimini si efficace d’ordinaire. Mais soudain je remarque l’étrange bal de mon écureuil qui a été mis sagement à l’abri du vent sous un pan de roche abrupte. A vrai dire il est difficile de savoir si cela est une frasque venteuse ou une touche car pour l’instant il ne monte pas vers le ciel. Alors que je m’approche de ma canne légèrement malmenée par le vent, l’écureuil se colle d’un coup dans un claquement violent et le frein du moulinet hurle en se dévidant à toute allure ! Mince j’ai de la peine à décrocher le témoin de touches tellement il gigotte et de prendre la ligne en main tellement ma prise tire fort ! C’est toujours très étrange de sentir entre ses mains une telle puissance dégagée par un poisson, là il me met la fessée à distance, pour l’instant je ne peux que subir sa défense et laisser filer le fil vers le large. Ce n’est pas la première fois que nous sommes dans cette situation, déjà, quelques copains se sont déjà retrouvés au même point que moi ce soir c’est-à-dire avec un truc au bout qui est si puissant qu’il te fera sauter les rondelles du frein si tu essayes d’aller trop loin. Rapidement je prends contact avec l’engin qui se calme et j’en profite pour lui envoyer une bonne décharge dans la quiche, cela a pour but de le stopper et si possible de le mettre dans ma direction. Hé bé voilà une erreur que je ne suis pas près de refaire. Dans l’excitation j’ai dû légèrement trop appuyer mon ferrage et je dû lui tout simplement lui arracher l’hameçon de la bouche, je me retrouve là en plein vent avec tous mes rêves de poissons hors normes qui s’envolent encore un fois.

Vers minuit l’activité sous-marine semble franchement dérisoire, nous avons beau changer régulièrement nos appâts et, pourquoi pas, changer nos montages rien n’y fait vraiment. Avec l’ajout de perles lumineuses ou de petits bouts flottants nous arrivons malgré tout à capturer quelques merdouilles que nous ne garderons pas. Passé une heure du matin nous commençons enfin à sentir que les choses changent un peu sous les eaux car nos hameçons sont régulièrement vidés. Je connais bien cette situation délicate où la première réaction du pêcheur est d’imaginer que ce sont forcément des petits sujets qui rongent les appâts. Voilà une erreur à ne pas faire car on ne compte plus les fois où nous avons sorti de belles pièces sur des touches ridicules avec des appâts minuscules. L’astuce consiste à diminuer la taille de l’hameçon équivalent à du 4, de passer le bas de ligne en 18 centièmes et présenter le même appât mais bien ligaturé qui va le rendre beaucoup plus fin, en principe, on est immédiatement au courant de ce qui rôde sous l’eau. On ne sait pas pourquoi mais il arrive souvent que les poissons jouent plus qu’ils ne mangent, les belles bouchées se sont rapidement subtilisées de l’os en fer et j’imagine que les poissons ont besoin de piter, mais vu que l’appât tiens bien ils finissent pas l’engloutir ne pouvant pas bien le déchiqueter. Hé bien voilà, une nouvelle fois ce piège a fonctionné car en quelques minutes j’ai réussi à capturer une jolie daurade qui n’a pas réussi à résister à mon ver de Rimini surgelé. Vous savez à quel point il est réjouissant de prendre un poisson quand on n’a pas eu beaucoup de touches dans la soirée, je me délecte de de ses tirées qui plient le scion et fait craindre le pire aussi.

Un peut plus tard nous ne sommes plus aussi réjouis de la situation globale, ce n’est pas la prise d’une blanquette qui va relancer tous nos espoirs. Pourtant, la chance va encore frapper une fois à notre porte car mon copain va essuyer une touche vraiment sympathique qui nous fait du bien. Au ferrage il semble qu’il n’y a pas grand-chose au bout mais l’instant qui suit cela va changer car mon ami sent une forte tirée dans le scion alors qu’il remonte. Nous allons comprendre un peu plus tard que le sar qui s’amusait à jouer sur nos nerfs depuis quelques minutes a fait une erreur fatale que son instinct de prédateur lui a ordonné. Quand il a vu le ver s’enfuir une fois, et, qu’à la faveur une petite accroche du plomb sur le fond il est reparti une segonde fois, le poisson n’a pas supporté un tel affront et l’a saisi en plein vol. Au final, ce beau sar fera au moins deux heureux même si nous sommes très loin des très belles pêches que nous avons faites ici.

Bon allé, il presque trois heures du matin et le retour va être encore une assez compliqué. Oui, je vous passe la marche du retour pile au moment où nos petits yeux aimeraient bien se fermer, notre sentiment très mitigé face à une situation de calme sous-marin qui ne nous est pas familier. Mais qu’importe en somme, la pêche est faite ainsi avec son lot de choses qui ne peuvent pas s’expliquer facilement, nous devrons pour l’instant nous contenter de ça.

LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.

Ci dessous j'ai pris une photo qui ne va pas manquer d'en étonner certains. En effet, la première photo est celle de l'archipel dans son ensemble, au centre de la prise il y a deux points blancs. J'ai poussé les 1200 mm du zoom de mon appareil photographique pour essayer de voir jusqu'où cela pouvait aller. Voilà je vous laisse juge du résultat.

LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.
LE GENRE HUMAIN.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #pêche, #sport, #Poissons
Enfin les beaux jours.

Hé bien voilà, avec la venue des beaux jours c'est enfin la reprise de la pêche. Bien souvent l'ouverture du bal coïncide avec l'anniversaire mon grand fils qui attends avec impatience la fameuse grande sortie avec ses copains. Cette année je pense que je vais prendre une grosse claque dans la poire car les moutards échevelés d'hier se sont tous transformés en vaillants sportifs avides de rêves. Pour moi par contre cela ne va pas être de la même musique car mes ressources physique ne peuvent désormais plus rivaliser avec des gosses qui courent à plus de trente kilomètres heure. Malgré tout pour ne pas passer pour un vieux débris je compte sur leur manque d'habitude à progresser dans la caillasse lourdement chargés combiné avec un manque de sommeil à faire les zouaves la moitié de la nuit dans la chambre du fiston, cela devrai les calmer un peu. Hé hé hé, sacré Roro... 

Enfin les beaux jours.

Tout commence le vendredi soir, une fois mon travail fini je suis en charge de récupérer les enfants tour à tour chez eux avec mon fourgon à neuf places. Au passage nous allons faire une rapide halte chez CABESTO Aubagne pour faire le plein de précieux appâts, le soir tout ce petit monde rempli d'hormones envahissantes feront semblant de dormir après avoir ingurgité une demi tonnes de pizzas maison.  Ce qui est marquant avec ces ados c'est qu'ils ont les mêmes mimiques peut importe où ils sont. La plupart du temps ils ont tous la tête baissée sur le leur téléphones portables cherchant je ne sait quoi avec le pouce lâchant de temps en temps une demi réponse à une question posée par un adulte. Par contre dès qu'ils sont entre eux il est évident qu'ils n'ont pas tous fini leur développement intellectuel tant on se rends compte que malgré leur taille d'adultes ils en sont encore loin. Le soir venu je pouffe discrètement de rire en les entendant rigoler à travers la cloison de la chambre d'Arnaud, je me marre car viens de je me rendre compte que comme prévu, les heures qui tournent seront mes meilleures amies une fois les quatre heure du matin venus. Hé oui il faut se lever de bonne heure pour espérer faire une sortie et comme je le dis toujours, le dépassement de ses propres petites habitudes fait parti du secret de la réussite. 

Enfin les beaux jours.
Enfin les beaux jours.

Voilà il est quatre heure du matin et la petite troupe se met en action pour partir à la pêche. Le frugal petit déjeuner est rapidement englouti sous le poids des paupières lourdes mais la fraîcheur matinale fini de débarrasser les enfants de leur sommeil.

La route n'est pas longue pour aller vers la madrague des lecques car la nuit il n'y a pas grand monde, de plus arrivés sur place, le spectacle que nous offre la lune qui se reflète sur la mer, contraste avec magie dans l'obscurité de la nuit. Je vous passe les "houuuuuu" qui en disent long sur ce qu'ils se prennent dans la rétine. Sans encombre nous prenons le chemin qui nous conduit vers notre poste de pêche, la pression monte chez les enfants car comme toujours à l'approche de l'eau l'instinct prends lentement le dessus...

La lune prise à fond de zoom, panasonix Lumix 60X

La lune prise à fond de zoom, panasonix Lumix 60X

Il n'y a pas un souffle de vent pour ternir cette sortie de pêche, voilà une belle promesse pour la journée qui arrive. J'en profite pour monter une canne au toc car il a beaucoup de vie ici et il n'est pas interdit de penser que la pêche peut commencer avec un beau sparidé. Au départ j'avais prévu d'aller dans les calanques de Marseille avec les enfants mais avec cette météo qui a changé au cours de la semaine, je suis dit qu'il n'est pas raisonnable d'aller aussi loin avec un doute sur le temps car vu que la météo c'est juste des prévisions et non une réalité.

Rapidement j'installe ma canne avec un beau morceau de crevette sans lest que je laisse dériver avec le courant pendant que je monte les cannes des enfants. Pendant ce temps les affaires des petits vont bon train, ils papotent tout en rigolant et en prenant des photos avec leurs téléphones portables histoire de se souvenir peut être un jour. J'écoute avec passion les derniers potins du collège où la copine du copain et sortie avec un autre et où les plans sur une autre fille qui leur plaît beaucoup. Hé bé, j'ai dû louper un train ou c'est eux qui vont trop vite, la dernière fois il parlaient de console de jeux...Soudain la ligne au toc tape avec violence et coupe les conversations, ma pauvre canne à pêche se plie en deux et le frein se dévide. Hou fan de chichourle avec hâte j'attrape ma canne pour envoyer un bon ferrage dans la mâchoire du coco malchanceux. Malheureusement le poisson s'est mis à trou et il me bloque la ligne. Mince voilà une déconvenue auquel je n'ai pas de réelle solution sauf peut être de reposer la canne et attendre qu'il veuille bien sortir de sa cachette. Bon voilà je reprends le montage tout en surveillant de près ma ligne accrochée au fond de l'eau.

Au fur et à mesure tout est prêt et les enfants commencent à pêcher avec entrain, le jour pointe à peine et pourtant....Immédiatement les premiers labres remontent à la surface, ben ça alors ! Je ne savais pas que les poissons de roches mordaient aux premières lueurs du jour du moins je crois que cela ne m'est  jamais arrivé. Mais au fil des minutes cela se confirme car il a une sorte de frénésie autour des lignes des petits et les allées retours vers le bac à poisson et les boites d'appâts sont de tout instants. Peu à peu le diversité des espèces est plus grande et il y a une sorte de douce compétition qui s'installe entre les enfants. A celui qui prendra le plus gros poisson ou celui qui a le plus de coloris car il faut bien le dire, côté couleurs on en prends plein les yeux ! C'est une source immense de satisfaction qui s'installe dans le groupe, les enfants s'interrogent même sur une telle fantaisie qui est déployée sur les robes éclatantes de certaines espèces. Par contre vu à quelle vitesse les poissons sont capturés je préfère déjà avertir les bambins que nous resterons pas la journée entière car une cinquantaine de poissons suffit largement à faire une grosse soupe de poissons, il n'est pas utile d'en prendre un nombre exagéré car la soupe ne sera pas meilleure pour autant. Bon allé je vais essayer de pêcher un eu moi aussi non ? Bon là je ne vais pas faire dans le demi mesure car il n'est pas nécessaire de pêcher des poissons de roche vu à la vitesse avec laquelle les bambins les remontent. Je vais caler une grosse bouchée sur la ligne qui au final ne s'est pas libérée et que j'ai dû casser en tirant comme un beau diable.

De fil en aiguille la matinée avance, je peut voir les visages radieux des gosses qui s'expriment avec joie au moindre poisson capturé, ici les indispensables téléphones portables sont restés dans les sacs comme par magie... Là je suis au spectacle et la pièce de théâtre qui se déroule devant mes yeux est l'expression de ce qu'il y a de mieux dans la vie. Je ne peut m'empêcher aussi de me revoir tout jeune sur ce même endroit où avec mon père nous n'avions pas autant de savoir faire pour dénicher toutes ces espèces. Aujourd'hui tout à évolué autour de la pêche, il est possible de tellement descendre dans les diamètres de fils qu'il semble évident qu'un poisson se fait piéger sans rien voir. Pour cette pêche je leur ai monté du 16 centièmes en fluorocarbone sur un hameçon de 14, la terminaison sa fait sur un corps de ligne en 30 avec un petit arraché en 20 centièmes sur une longueur de deux mètres, cela permet de ne casser qu'une petite longueur en cas d'accroche. Ce qui est marrant c'est voir à quel point les enfants ont compris le sens de la capture, il essayent près du bord puis un peu plus loin, encore plus loin, changent de poste et recommence leur lente prospection. Pourtant je n'ai donné aucune consigne et il ne sont pas concertés sur ce point, c'est ce qu'on appelle être en mode de prédation, à cet instant ils ne sont plus réellement des enfants mais de vrai petits prédateurs qui farfouille de partout le poisson miracle. 

Enfin les beaux jours.

Hé bien voilà il onze heure et nous avons largement rempli notre mission, les poissons sont nombreux et je pense que mes petits pêcheurs en herbe ont eux aussi largement fait ripaille de sensations. Comme toujours il est temps de leur expliquer le pourquoi de certains noms de poissons, la particularité des lieux, les plantes qui vivent ici mais ce qui m'étonne le plus en somme c'est à quel point ils sont demandeurs. Il est bien loin le temps où il fallait recentrer leur attention, là ils ne perdent plus le fil des explications tout en se montrant franchement concentrés. Mais le coup de grâce c'est quand la petite bande s'organise pour le ramassage des petits débris laissés par notre passage, rien n'est laissé et mis dans un sac en plastique en attente de le mettre dans une poubelle. Là, j'avoue que je suis bluffé vu que beaucoup d'adulte ne sont pas capable de faire ça, je me dis soudain que ma partie d'éducateur va s'achever dans peu de temps vu leur niveau d'intérêt pour la nature.

 

Enfin les beaux jours.
Enfin les beaux jours.
Enfin les beaux jours.
Enfin les beaux jours.
Enfin les beaux jours.
Enfin les beaux jours.

Finalement le retour sera une formalité, en chemin nous allons passer en revue bon nombre de choses qui vivent ici et qui font un tout dans cette nature merveilleuse. A cet âge il en faut peu et beaucoup à la fois pour qu'ils s'amusent. Le tourbillon des songes dans lesquels ils voyagent est une spirale infernale où rien de réel n'existe vraiment, ils sont comme attirés comme des libellules vers la lumière de leurs rêves. Moi je les regarde imaginer sans rien dire à leurs mondes fantasques qu'ils matérialisent par des rires ou des silences et puis de passage en passages nous rejoindrons la voiture qui nous attends un peu plus loin.

Ce sera l'heure pour eux aussi de reprendre le cours de la vie qu'ils ont laissé ce matin au creux de leurs oreillers, mais ce qui me rends heureux c'est que ces petites histoires qui se sont déroulées un jour ici auront une résonance bien au delà de nos vies.

Les photos des premières sorties.
Les photos des premières sorties.
Les photos des premières sorties.
Les photos des premières sorties.
Les photos des premières sorties.

Les photos des premières sorties.

Ce soir c'est la préparation de la soupe de poissons, on vous mettra tout ça sur facebook ce soir ou demain, bises les gars...

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