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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche
Pêcher la daurade en toute simplicité.

En réalité la daurade n'est pas un animal très difficile à pêcher. Son alimentation est extrêmement variée tout au long de l'année ce qui ouvre pour la pêcheur à une large palette de possibilités. Mais sa capture est le fruit d'une observation précise selon le poste où on se trouve. N'allez pas imaginer que tout le monde aura les mêmes résultats sur le même poste. Hé oui, il y a des facteurs primordiaux qui sont essentiels à observer et qui feront immédiatement la différence entre un pêcheur et un autre. On vous parle de tout cela car d'ici quelques semaines les grosses patates sont de retour...

Tout d'abord la mer.

La règle d'or en matière de pêche c'est l'observation du milieu marin sur lequel on se trouve. Notez que le sens du courant est "le" facteur de base et à lui seul il détermine une partie de pêche. Pêcher en plein courant sur un fond désertique ou encombré est à éliminer d'entrée de jeu et le pourquoi est assez simple à comprendre. L'eau qui se déplace véhicule beaucoup de particules arrachées au fond comme les algues, les débris en tout genre, le poisson qui farfouille n'aime guerre se fatiguer pour presque rien. Les lignes du pêcheur vont rapidement se charger et devenir insensibles aux touches.

Non, le poisson détermine si il remonte le courant ou si il le descend. Dans tous les cas il va chercher à trouver des zones de calmes relatifs en amont ou en aval. En amont le poisson va cibler la nourriture qui est arrachée au fond et qui va être emportée par le courant, il ne lui reste plus qu'à capter ce qui passe. Mais ces zones de nourrissage sont temporaires et les poissons n'y restent pas bien longtemps car la dépense énergie est souvent supérieure au gain d'énergie.

L'autre zone d'alimentation est l'endroit où toutes ces particules échouent sous l'effet d'une crique ou d'un promontoire rocheux. c'est la zone de calme relatif. Voilà un poste à privilégier car en fait, avec très peu de fatigue le poisson va pouvoir capter ce qui arrive et déterminer avec précision le fameux rapport poids/énergie. Ces postes sont souvent une barrière rocheuse, un cassant abrupt, une grosse faille, une grosse ile. Le poisson se planque à l'abri et attends que la nourriture lui tombe dans le bec. C'est un facteur humain que nous connaissons tous très bien vous savez, tout est facile, peu d'efforts, cela exisite même chez les poissons...

Si la mer est très calme la pêche change du tout au tout. Les poissons sont loin et il faut se casser les bras pour toucher de longues distances. J'ai noté que les jours de grands vents les belles rentrent dans les ports pour se mettre à l'abri. Les jours de beaux temps elles naviguent beaucoup  plus donc, pas de limite à l'imagination seule la présence de moule ou de crabes ou de pics rocheux qui sortent de l'eau doivent suciter l'intérêt. Il faut que le coin vous parle, il faut qu' à un moment vous trouviez naturel d'y pêcher et déjà là c'est 50% de la réussite !

Pêcher la daurade en toute simplicité.
Pêcher la daurade en toute simplicité.
Pêcher la daurade en toute simplicité.

Le matériel.

De manière générale le matériel est le moins important dans la pêche. Il est très utile de préciser que le poisson ne voit pas votre matos et même si il srotait de l'eau, il s'en fout royalement. Toutefois par beau temps vu qu'il est nécessaire d'allonger considérablement les distances de pêche, du bon matériel fait la différence. Pour ma part, j'ai du matériel basique mais pas trop ( yuki/maver), des moulins haut de gamme mais vieux ( maver/cinnetic), par contre le fil lui est toujours neuf. Voilà un peu le secret de la pêche...

Le fil est la pièce principale de l'ensemble du matériel du pêcheur. Oui , la discrétion est le nerf de la guerre et si vous passez à côté de ce détail restez à la maison. La poisson pardonne beaucoup de choses mais pas la discrétion d'un montage, il doit avoir toujours l'illusion que sa pitance est naturelle et qu'il l'a dénichée en toute simplicité. Mais les fils très fins, eux, ne pardonnent pas une erreur de frein ou de roches immergées au pescadou. Les casses sont légion pour les novices mais...avec un peu de doigté, de patience et d'humilité, les choses changent rapidement pour le pratiquant(e). Tout change forcement, quand on a le triple de touches donc il sait mieux pardonner au destin.

Pour ma part j'ai du 22 centièmes dans la bobine du moulinet, je fait une jonction d'arraché en 35 centièmes de 5 mètres pour envoyer 125 grammes de plomb et pour finir en bas de ligne de deux mètres en 16 ou 18 centièmes maxi. Le prix des trois différents fils n'est pas égal. Le 22 vaut 10 € pour trois mille mètres, le 35 vaut 15 € les cinq cent mètres et le bas de ligne en 16 vaut 25 € pour cent mètres. Si je doit faire une comparaison entre les fils, le 16 centièmes à une meilleure valeur de résistance que le 22.

Pêcher la daurade en toute simplicité.
Pêcher la daurade en toute simplicité.

Les appâts.

Voilà une chose que le pêcheur considère comme l"élément primordial de la partie, c'est vrai mais il y a certaines nuances qui ne faut pas négliger.

Si on considère tout les paramètres que je vient de vous donner, il apparaît que l'appât est avec le fil et la discrétion l'élément incontournable d'une partie de pêche. Avec les techniques modernes le pratiquant a le choix de la stratégie qu'il va mettre en oeuvre pour arriver à décider une daurade à s'emparer de votre "leurre".

Il y a les appâts naturels sont là pour s'exposer au grand jour et qui correspondent parfaitement à une alimentation basique de tout individu marin qui se respecte. Mais nous l'avons vu avec les vrais leurres qui sont en réalité des bouts de plastiques durs ou mous, le poisson ne se laisse pas toujours tenter"que" par le naturel. Je dirai même que ceux qui pêchent aux leurres font de bien meilleurs résultats que le pêcheur du bord avec des appâts frais. Oui, il faut prendre en considération cet important facteur de la curiosité que le poisson a toujours au plus profond de lui. Du moment où votre appât est consommable et qu'il est dans des conditions attirante rien ne prouve qu'il ne va pas déclencher chez le poisson une subite envie d'y goûter. c'est un peu tout le sujet de cet article qui tente de vous faire comprendre qu'avec un peu de bon sens vos sorties de pêches vont prendre une tournure très différente.

He bien c'est ce qui m'est arrivé il y a trois ans maintenant. Comme tous les pêcheurs je n'était pas très enclin à essayer des appâts surgelés. La raison en est que tous les récits dont mes songes étaient bercés n'évoquaient pas la présence d'appâts surgelés. Je dirai même à l'inverse que pour moi, tout ce qui était surgelé n'était pas viable voire répulsifs. Pourtant mes amis Nordistes n'utilisent presque pas le "frais" lors de leurs sorties à cause d'une météo trop complexe. Tout est congelé au sel  ( différent de surgelé) avec plus ou moins de réussite mais au bout du compte le poisson lui, y trouve son compte. Je me suis dit qu'il était grand temps d'essayer ces fameux appâts et de voir au bout du tunel ce que cela donne en réalité.

Le résultat est sans commune mesure. Alors que que je cumulait les sorties médiocres au coeur de la saison avec mes fameux bibis frais, le ver de Rimini m'a fait entrer dans une autre dimension. J'ai enchaîné les daurades tout en prenant soin de comparer sur différentes lignes le bon fondé de mon expérience surprenante. Mais peu importe l'appât surgelé choisi, en réalité je me suis rendu compte que c'était plus la distance et la discrétion qui jouait un rôle primordial dans ma pêche. J'ai même noté un gros plus pour mes vers surgelés, ils sont bourrés d'acides aminés et ces fameuses effluves attirent comme par magie le poisson. Ne faisons pas le débat des produits chimiques dans les appâts car ceux-ci sont totalement naturels contrairement aux vers asiatiques qui sont, eux, bourrés d'antibiotiques ( douanes oblige).

 

Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...
Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité !  La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...

Pas de limites au surgelé, tout est faisable et pas de crise à la disponibilité ! La chair orangée c'est du violet, je vous laisse deviner ce que cela donne sous l'eau...

Ce qui me pousse à approfondir le sujet du surgelé c'est son exceptionnelle disponibilité et sont tarif global défiant toute concurrence. Oui le surgelé ne se soucie guère des aléas de la météo et ceci tout au long de l'année. Cette mane providentielle n'est pas un détail anodin pour le pêcheur annuel comme nous. Il nous faut une quantité d'appâts astronomique car nos déplacements, bien qu'aléatoires, sont de tout les instants et il n'est pas question de rester pendu à un revendeur qui double les prix à cause de la météo ou d'une facture soudaine ( sauf sud'esca) qui est dans nos coeurs. Pour nous il est impératif de s'appuyer sur du concret et du sérieux à la fois. Même si dans sa globalité les appâts surgelés sont un poil plus contraignants à utiliser car ils doivent rester surgelés tout au long de la partie de pêche, mais au final le ratio prix / disponibilité/ productivité est imbattable. Voilà un concept qui ne nous a pas échappé bien longtemps car j'ai pu largement exploser les compteurs de mes prises et j'ai en même temps divisé mon budget pêche par trois. Mes appâts eux, restent dans mon congélateur en attente d'une sortie.

Grâce à cette technique industrielle classique de surgélation les saveurs restent intactes, l'atractivité du produit est conservée. Cela n'a pas échappé non plus aux daurade qui se sont littéralement jeté sur ce nouveau type de ver, je dirai même, que nous avons plutôt sélectionné les beaux sujets.

En gros il n'y a pas ou peu de limites avec les produits surgelés. Pour ma part je fait le plein de ver de rimini, bibis, chipirons, sardines, couteaux, coques, crabes, crevettes que je conserve sagement dans mon congélateur. Selon la météo il est si facile de prendre juste la quantité d'appâts que j'estime juste, et je peut partir à n'importe quel moment au bord de l'eau avec le sentiment que je suis dans le vrai. Je peut même partir à des heures où je n'ai pas eu à prévoir une sortie et cela fait la différence.

Ce que je voulait vous dire dans cet article c'est que la pêche, à la daurade ou autre, tient aussi de la disponibilité des appâts. Combien de poissons ai-je pris à la faveur d'une sortie de dernière minute alors qu'en apparence tout était cuit. C'est un peu grâce à ça que j'ai pu capturer beaucoup de daurades par ce que j'ai eu ces fameux appâts qui m'ont permis d'être présent sur mes postes. Nous savons tous que si tu vas à la pêche tous les soirs, un soir, tu vas bien tomber. Si tu y vas un fois par mois, il faudra des mois avant de bien tomber appâts frais ou surgelés.

Voilà un petit tour d'horizon des possibilités du pêcheur qui s'offre à vous. Pour globaliser cet article et pour résumer au mieux ce qu'il faut retenir de tout cela:

Pêcher fin, allez-y le plus souvent possible, soyez très patient et diversifiez vos postes de pêche. Pour le matos, les appâts ça, c'est à vous de voir...mais moi je suis un inconditionnel du surgelé PEXEO.

Si vous avez des récits accompagnés de photos que vous désirez publier sur notre site, envoyez le tout à silverpeche@gmail.com et on vous tient au courant !

Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !
Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !
Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !
Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !

Tous les poissons vu dans cet article ont été capturés avec des appâts surgelés, on vous en aurait bien montré d'autre mais là il nous faudrait toute la toile !

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, STEF, NONO
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche
La pointe Marlet ( FRIOUL )

La pointe Marlet ( FRIOUL )

Le vent léger passe dans mes cheveux en cette nuit d'été. Il ne fait pas très chaud malgré une saison agréable et dans un grande respiration de bien être je remonte le col de ma polaire tout en le plaquant contre mes joues. Ce soir je suis au bout du Frioul confortablement assis sur un pic rocheux face au cap Cavaux. Je regarder la mer très calme qui scintille sous la lune pleine que je m'amuse à masquer avec la fumée de ma cigarette. Je suis venu pêcher mais je n'ai pourtant pas envie que les touches arrivent trop vite. Tout est si calme, je suis si seul au monde, personne ne peut venir troubler mes profondes pensées pas même la sonnerie du téléphone car je l'ai oublié à la maison. Voilà un contraste saisissant au vu de toute l'agitation qui règne à quelques kilomètres derrière moi, d'ailleurs à cet instant je me demande pour lequel de ces deux mondes je suis fait, du moins, je n'échangerai pas ma place.

Je connait si bien ce coin et tout ce qui traîne sous les eaux qu'il me suffirait de descendre un peu plus bas et d'aller gratter les roches au toc avec mes merveilleuses petites crevettes. Je pourrai remplir un bac plein de sparidés sans que cela ne soit un exploit mais qu'en ferais-je en réalité ? Non, il n'est pas dans ma nature de faire des scores pour le fun ou pour mon image sur la toile c'est plutôt l'inverse que je chéri depuis toujours.

J'attache une importance capitale à la vie. Je ne sait pas si ma philosophie est applicable dans la vie de tout les jours à cause d'un long passé de cuisto, mais dans ma vision il m'est impossible de pêcher pour autre chose que mon plaisir. Les poissons que je capture ne participent pas à ma survie alimentaire, ils ne sont pas non plus inscrit au registre de mes revenus d'appoint. Je pêche tout simplement pour trouver l'absolu, toucher le sublime à travers un merveilleux poisson.

Mais mon attente ne va pas durer bien longtemps car l'écureuil qui est devant moi va claquer avec une rage folle contre la canne. Si ça ce n'est pas un beau sar je ne m'y connait pas ! Rapidement je prends contact avec le poisson tout feu éteint. Je suis en équilibre entre deux roches en hauteur, le scion doit être bien tendu pour sentir la prochaine attaque sur mon appât. Je suis dans le noir mais la lune bien pleine me fourni toute la lumière nécessaire pour me déplacer en toute sécurité. Cette touche m'a fait revenir dans la réalité comme quand on rembobine un film à l'envers. Là je ne suis plus si sûr d'être aussi protecteur avec ces poissons car l'adrénaline qui a soudainement envahi mes veines trouble au plus haut point toute la générosité que je met à leur crédit. Pour ne pas m'éparpiller je baisse lentement la tête et je ferme les yeux car cela me permet de me concentrer uniquement sur le scion de la canne, ainsi je peut percevoir la moindre tirette ou tout autre changement de tension dans le fil. Parfois la touche est si fine qu'il est impossible de la voir. Une fois de plus la petite attente ne va pas durer, le fil se détend et il est l'heure pour moi de ferrer. En principe à ce stade le poisson a avalé l'appât et il essaye une fuite tout en douceur un peu dans toutes les directions pour se libérer. Pourtant ce poisson aura encore une chance supplémentaire de conserver sa vie car pour être équitable avec mes prises je pêche fin. J'ai suivi les conseils avisés de Stef qui découvre les joies les diamètres de fils interdits en mer surtout en roche. C'est ainsi qu'avant de partir pour MARSEILLE j'ai embobiné mes moulinets avec du 20 centièmes pour raccorder le tout avec du 35 fluorocarbone. Le bas de ligne choisi sera assez court mais son diamètre ne dépassera pas 16 centièmes.

Des crevettes surgelées qui ratissent large.

Des crevettes surgelées qui ratissent large.

Au ferrage le poisson n'a pas l'air d'avoir beaucoup de ressources à me proposer. Il ne rushe pas des masses et se laisse volontier tirer jusqu'à la surface. Pour ne pas "griller" le coin il n'est pas du tout conseillé d'allumer les lumières quand il fait noir, donc il faut jouer fin dans le ressenti. Pas la peine d'aller loin dans mes ressources pour ce coup-ci car une fois de plus ce soir je vais mettre au sec un joli petit sar qui ne cassera pas mon fil. Bon pour le coup je suis toujours en attente de mon premier beau poisson et au plus la nuit avance et moins de chance je vais avoir de croiser une daurade de belle taille. J'ai remarqué que ce scénario se déroulait souvent ainsi et à moins que les choses veuillent bien changer ce soir j'ai plutôt intérêt de me bouger les fesses pour trouver mon bonheur.

Pour ce faire je vais mitrailler le coin avec un peu tout les appâts qui sont mis à ma disposition et dont je maîtrise les montages. A droite il y aura un morceau ver de Rimni, au milieu une crevette, à gauche un bibi à moitié retourné, le tout.. surgelé. Normalement avec ces trois appâts je pense pouvoir être dans la course pour voir ce qu'il y a dans l'eau. D'autant plus que je soigne l'eschage à l'extrême de façon qu'ils retrouvent une forme naturelle, normalement ça plait beaucoup aux poissons.

Les heures passent sans grands bouleversements, un sar par ici, un autre par là, je ne m'ennuie pas mais je pense qu'il faudra repasser pour les gros poissons. De toute façon d'ici quelques heures le jour va se lever, les bateaux par dizaines vont passer au raz des roches, les pros vont mettre les filets et la boucle va se boucler. Moi je vais être obligé de partir par ce que d'un coup il y aura plus de monde à proximité de ce cap que sur la Canebière, c'est la saison estivale, faut se faire une raison. Ce que je craint le plus c'est les filets des pros, ils ne laissent pas beaucoup de chance à ma pêche et ce Cap est une cible favorite des mailles à cause de la présence épisodique des daurades. Et comme promis avec le jour qui se lève, filets, bateaux, plongeurs, musique, m'obligent à rentrer à la maison. Mais sur le chemin je vais m'amuser à voir si il reste des coins de libres.

La reprise de la pêche.
La reprise de la pêche.

Du plus profonds de mes souvenirs je n'ai jamais connu une telle situation. Bien sûr là je vous parle de pêcher en mer et de choses qui est au delà du raisonnable. Pour ma part j'ai constaté que tous les coins de mer qui sont plus ou moins éloignés ont la visite quotidienne des filets de pêcheurs. Ceci dès les premières lueurs matinales, l'armée de bateaux qui attendent appuyés contre le quai vont une fois de plus déployer des kilomètres de filets le long des roches. Il n'y a pas un seul kilomètre de libre, tout est méticuleusement raclé barrant le passage aux poissons qui se feront piéger aujourd'hui ou peut être demain. La moindre parcelle est soigneusement prospectée afin de ne rien laisser à la vie sous marine. La pêche est la plus ancienne pratique du monde nourrissant et assurant jadis la vie de l'homme, de nos jours, cette même pratique n'est plus vouée qu'à entretenir une bande de pilleurs de fonds.

Notre Marco en a fait les frais il y a quelques semaine. Bien décidé à écumer les recoins des calanques il s'est buté contre les résilles sous marines meurtrières. "C'est toujours ainsi" lui dis-je d'un ton désabusé, les postes productifs sont peu à peu envahis. Mais sa jeunesse n'écoutant que son immense courage n'est pas là pour se rendre alors, il faut réagir !

C'est ainsi que sa longue marche à travers les chemins rocailleux débutent au pas cadencé. Mais de criques en criques la fatigue s'installe car il n'est aisé de parcourir successivement Callelongue, Mogiou, Sormiou avec tout le barda sur le dos. Sa déception est immense en découvrant que tout est déjà occupé. Mais ce qui est plus surprenant c'est de constater l'extrême proximité de ces filets. En effet, tout n'est pas ouvert à la pêche du bord contrairement à une embarcation. Dès lors que qu'un coin est pris le chemin du retour est souvent une sorte d'épreuve cérébrale pour trouver rapidement un plan B.

Notre crainte est toujours à peu près la même dès lors que l'on a jeté son dévolu pour un abri. Il n'est pas rare qu'à peine tout l'armada a été monté qu'il faille tout remballer dans la foulée à cause d'un bateau saupoudreur de mailles. Inutile d'insister ou de crier sa colère les choses sont normales aujourd'hui. Par là, je félicite les autorités qui ont pris conscience de la gravité de la sur-pêche et de la disparition programmée de certaines espèces.

Le poisson a toujours eu une belle valeur commerciale sur les étals des poissonniers. Certains poissons caracolent en tête au hit parade des prix comme la daurade, le loup, le rouget, le thon et les petits poissons de roches. La liste est longue au tableau des condamnés à mort mais, dans l'obscurité, le denti, le pagre sont depuis toujours des prises de choix pour l'amateur averti. Ils sont pourchassés toute l'année à grands coups de sondeurs jusqu'au moment où il n'y a plus assez de sujets pour que l'espèce soit viable.

il y a une quarantaine d'années j'était alors un très jeune homme. Ma tête était hantée par les poissons et les belles histoires de sorties de pêche qui berçaient mon sommeil. Grâce aux nombreuse parties de "pescaille" j'avais régulièrement le loisir de plonger pour observer la mystérieuse vie sous marine. Je me souvient de ces millions de poissons de roche qui étaient à l'affût de la moindre miette de nourriture. Des sars dorés ou communs par centaines venaient en curieux se frotter aux algues devant moi comme si c'était pour voir un humain de plus près. De temps en temps un loup passait furtivement pour s'éloigner à toute allure. Ce petit manège était une source d'émotions intenses qui a sûrement conditionné ma vie d'adulte d'ailleurs, ces images sont toujours là, quelque part...Mais il n'y avait pas que la pêche qui savait nous motiver, il y avait aussi l'immense satisfaction de rentrer à la maison le torse bien bombé et d'étaler sous les yeux de ma mère une belle ribambelle de poissons multicolores. Nous savions dès lors que les saveurs qui allaient monter dans les marmites avant l'heure du repas allait faire resurgir du néant de bien belles histoires. Je me souvient aussi du bruit massif de la marmite de soupe de poissons enfin là qui se pose en maître sur la table entre les bouteille de vin glacées et de pain grillés encore tiède. Après une belle série d'allés retours du grain d'ail qui s'abrase au contact du pain râpeux, une généreuse lichette de rouille safranée posée sur le coin de l'assiette tel un artiste qui composait son chef d'oeuvre, les délices de la soupe de poissons pouvaient enfin commencer... Personne ne pouvait mettre en doute les vieux dictons lâchés mainte fois à table dès lors que rien ne pouvait se dire autrement. En fait, c'était à table que les prochaines parties de pêche se fabriquaient. On était tous prêts à partir au bout des calanques pour trouver le coin magique qui n'existe peut être pas...

Notre motivation n'était que la pêche, la cuisine, un peu le matériel et surtout la vie des poissons, mais qu'en est t'il aujourd'hui ?

La reprise de la pêche.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
On prépare le voyage en Espagne avec la bande alors...Nostalgie oblige !

On prépare le voyage en Espagne avec la bande alors...Nostalgie oblige !

Pour clôturer une saison de pêche qui va marquer un autre départ, j'ai à coeur de vous raconter la toute dernière pêche que j'ai faite ces derniers jours.

A la faveur d'un heureux hasard de calendrier, combiné à une météo qui s'est brusquement amélioré, je suis parti tout seul comme j'aime le faire dans ces profondes calanques qui m'accueillent si souvent. Ici entre les pierres préhistoriques et les arbustes épais je suis chez moi. Ici je ne craint nullement la solitude ni la peur de revenir bredouille. Cette mer si fantasque devant moi me procure une sensation d'absolu que je ne trouve que très rarement ailleurs. Dans le noir je peut observer à discrétion le manège des rares bateaux qui traversent l'immense baie et parfois même constater quelques exactions. Il n'est pas rare de croiser le souffle bruyant d'un cétacé qui n'a pas détecté ma présence car je suis tout feux éteints ou la chasse en pleine nuit d'un groupe de thon qui pourchasse les mulets jusqu'au bord. Voilà des choses qui ne sont pas anodines en réalité quand on est pleine quête du graal. Le seul truc que je craint réellement c'est qu'avec la cinquantaine qui approche à grand pas et mes anciennes blessures de motard font plus régulièrement surface, je peine de plus en plus à me rendre dans ces fameux endroits 'impossibles". En fait il est difficile de concevoir de ne pas pouvoir refaire sans cesse ce tracé processionnaire pour une vulgaire histoire d'articulations. Mes souvenirs et toute l'histoire de mon blog est de ce côté. Dans ce coin de Provence je suis passé de minot à jeune homme, de jeune prétentieux à homme, puis papa. Des images en noir et blanc m'accompagnent dès que j'ai quitté la voiture et qui sont souvent mes meilleurs amis quand je peine un peu. Derrière le rideau de mes yeux se cache le meilleur des ces souvenirs, ceux qui ont éxistés et ceux que j'aurai voulu vivre. Tout deux sont des amis d'un soir qui dansent pendant le nuit et qui retrouvent leur place une fois que mon esprit est repus.

Pour les jeunes pêcheurs qui m'accompagnent souvent il n'est pas aisé de parler d'une époque où il n'y avait rien ou presque dans la musette d'un pratiquant. Difficile de faire l'exposé d'une sortie nocturne quand pour toute lumière qui éclaire le chemin rocailleux abordé au couché du soleil, nous n'avions qu'une seule lampe baladeuse de renfermant une grosse pile plate. Sa puissance était aux alentours de 15 lumens ce qui laissait peu de place à l'improvisation. ses lueurs était plutôt jaunâtre et le cercle de lumière qu'elle décrivait au sol n'était pas assez large. Mais pour autant ceux qui suivaient les pas de l'ouvreur devaient s'en contenter pour ne pas louper le coche et ne pas tomber du haut du chemin. L'été, nous ne portions que des espadrilles Catalanes déjà bien défraîchies car les chaussures de marche étaient hors de portée pour le maigre portefeuilles de ma famille. Les petites glissades étaient légion  au vu de l'adhérence de la cordelette tressée et toujours plus ou moins contrôlées. Mais bon, le chemin se fesait comme ceci, bon gré, mal gré. Il nous attendait beaucoup de poissons de taille très modestes sur nos postes enfantins, mais l'important n'était pas la taille des prises capturées mais plutôt leur valeur multicolores qui avaient le don de délaver les sombres années d'un dur labeur dans la grissaille Parisienne.

Pour ma part du haut de mon très jeune âge j'avais l'immense tâche de transporter dans un sac de l'armée kaki les quelques victuailles emballées à la hâte devant le frigidaire dans un trochon de la cuisine. Trois doigts de saucisson chacun, un quignon de pain, quelques galettes Bretonnes, mais pur beurre, quelques grains de sucre blanc, un litre d'eau en bouteille et une bière. Pour mon père, sa biasse n'était pas beaucoup mieux garnie que la mienne. Il avait ses deux fameuses cannes de rivière en fibre de verre blanches à la main dont la marque m'échappe, deux moulinets Daïwa BG 70 embobinés de trente centièmes. A l'époque il était dans flux du pêcheur moyen. Les journaux spécialisés voire les revues scientifiques, qu'il dévorait avec passion assis dans les toilettes, décrivait avec des schémas et des images l'impossibilité de pêcher avec autre chose que du trente centièmes. L'incontournable série des Daïwa BG qui faisaient le bonheur des hommes de l'époque. C'est ainsi qu'il se sentait fier et sûr de ne pas pouvoir faire mieux et à quelques détails près, il se sentait dans le vrai. Mais dans cette fameuse deuxième musette de l'armée que mon père portait avec aisance par dessus l'épaule renfermait tout le trésor accumulé sur la lunette des toilettes et sûrement le secret de sa pêche. Une boite de demi dures, quelques lanières de calmar, des morceaux de sardines, des crevettes grises et de temps en temps quelques vers américains pliés dans du journal. Il n'aimait pas les cordelles car il ne savait pas comment les monter sur le fil et le prix ne correspondait pas avec sa vision du loisir de la pêche. Quand je mesure tout ce qui a été fait pendant ces quarante ans du côté des pêcheurs je me dit que le loisir de la capture devient plus une histoire d'instinct puisque la technique moderne est maintenant idisponible à tous. Le matériel haut de gamme est à la portée d'un non initié. Nous avons beau pinailler sur les mélanges de fibres, les roulements étanches de moulinets, les anneaux ultra-légers ou tout simplement le poids de l'ensemble, il me semble nous sommes arrivés aujourd'hui au bout du concept. Reste que l'aspect joue  un grand rôle ainsi que la communication sur un produit, pour le reste je pense qu'il y aura peu de grandes inovations côté matériel si ce n'est sont coût.

 

L'article de l'été.

 

 

Rien de très facile au départ quand on a une montagne de choses à faire dans son propre quotidien, pourtant dans sa vie, comme une carte que l'on retourne au jeu du Monopoli, là j'ai tiré la chance du bout des doigts. Je doit remercier au passage mes copains de chez PEXEO qui m'ont laissé une belle brochette d'appâts qui vont immédiatement faire intégralement parti de cette soirée. Sans ces fameux appâts surgelés je ne voit pas comment j'aurai pu organiser cette nuit de pêche. Pour la petite histoire, je suis sur le départ pour mon poste et il est plus de 21h...Les embrouilles et la marche commencent...

Voilà des ingrédients qui m'ont toujours réussi depuis toujours, là je doit parler de coup de chance et d'improvisation. En ralité je pense que je suis plus dépendant de ma chance que de ma technique. Ma technique n'est pas très aboutie malgré mes innombrables années de pêche, alors que ma chance elle est toujours là. Elle guide mes pas de pêcheur, elle dirige sans ménagement mon intellect qui se soumet sans broncher à ses faveurs. Elle m'attend toujours sagement au pied du portail de ces roches où sifflent en coeur les cigales quand il fait jour.

J'ai en plus de la montagne d'appâts surgelés une boite de cordelles que ma laissé Marco lors de notre drenière sortie. A vu de nez elles sont encore dans la course mais je pense qu'elles ne tiendront pas une semaine de plus. C'est ainsi que je me suis retrouvé à bonne distance avec dans la glacière de quoi pêcher pour huit jours. Si mon père pouvait voir le simple montage d'une cordelle en quelques segondes, mes fils en 16 centièmes et mon matos qui propulse mes plombs à la vitesse supersonique, je pense qu'il aurai eu le tourni.

Malgré mes efforts les premiers lancés ne vont rien donner ou presque. La mer semble totalement vide et même les cordelles ne sont pas touchées, voilà une matière à réflexion. Il est dit souvent que quand les cordelles ne sont pas touchées c'est qu'il n'y a rien dans l'eau. J'ai beau essayer un peu tout les montages qui me sont à portée de mémoire rien n'y fait vraiment, seul quelques beau yeux minuscules seront capturés et remis à l'eau.

Les heures passent doucement, j'ai tout le temps de contrôler mes lignes de faire quelques photos nocturnes tout en surveillant du coin de l'oeil mes écureuils qui dansent avec la brise. J'ai tout le temps aussi de me battre aussi avec les milliards de moustiques qui tournent autour de moi et qui me gâchent cette soirée. Ha les moustiques... Ho là là, il suffit de rester statique quelques segondes pour en avoir une trentaine sur les bras. Produits répulsifs ou pas ils n'ont pas l'air de faire la différence, voilà un facteur qui égratigne ma soirée. D'ailleurs je vous avoue que si je ne vais pas régulièrement dans les calanques l'été c'est à cause d'eux.

Les heures passent plus vite en cette période car il y a moins de "nuit" que l'hiver, malheureusement la pêche dois se faire dans les premiers moments car au fur et à mesure que la terre tourne les chances de prendre un beau spécimen diminue. Ce n'est pas ainsi de partout mais ici on dirai que les poissons fuient le jour comme la peste même si je prie fort pour que tout reste encore possible.

Le ciel n'est plus tout à fait noir et le jour ne vas tarder à pointer, la nuit si paisible pour mon esprit va s'éloigner peu à peu comme aspiré par les étoiles. Tient ? J'ai un écureuil qui monte tout en douceur vers le ciel. A vrai dire, vu que je n'ai pas dormi de la nuit je me demande si je n'ai pas la berlue, tout cela n'est peut être qu'une illusion. Mais rapidement les choses vont changer du côté de la mer avec le basculement de la nuit. La cordelle va trouver son premier poisson de la soirée et me signaler que les marbrés sont enfin rentrés.

Là je ne bricole pas avec les tirettes je ferre d'entrée de jeu dès la touche ! Comme par magie les poissons sont rentrés dans mon petit espace de jeu comme si c'était mon cadeau d'au revoir pour l'été. Là tout y passe, marbrés, daurades, sars, pagres...Je ne sait pas expliquer pourquoi d'un coup on passe de rien du tout, à, une sorte d'explosion de poissons en tout genre. Ce ne sont pas gros poissons mais de grosses portions dont certaines dépassent largement le kilo, c'est tout ce que je demande en réalité. Dans le lot il y a un marbré qui frise les 700 gr, de mémoire ça fait longtemps que je n'avais pas vu de tels oursons ! Il me faut profiter de ce passage au plus vite car je sait bien qu'il ne va pas durer, d'ici quelques dizaines de minutes mon coin redeviendra plus calme. Bon là j'ai une idée que je vais mettre en pratique car je perds trop de temps à remonter mon poisson avec le 16 centièmes, je vais passer radicalement en 28 ainsi je vais pouvoir me passer de salabre. Par chance cela n'a pas beaucoup changé la donne, les poissons doivent être nombreux pour se disputer à ce point les petits morceaux de vers de Rimini.  Mais comme prévu avec le jour qui monte les touches s'étalent, puis plus rien. Du coup il ne me reste plus grand chose comme appâts mais par bonheur il se sont transformés en poissons...

Il me faudra trois linges pour étaler toutes mes prises sur le sol, quand on voit une telle brochette de poissons alors que j'ai passé toute la nuit à attendre sans aucune touche...Je peut être content de moi. J'ai le tourni car malgré nos pauvres pêches antérieures, j'ai quand même en mémoire un départ de frein qu'à eu ami et qui s'est malheureusement soldé par une casse alors qu'il était en plein combat. Cela mérite que je vous en parle car c'est un départ de frein qui n'arrive que très rarement dans sa vie.

Nous étions tous les deux au bout du monde à se demander si le poisson avait été totalement éradiqué des franges de la mer tellement nous n'avions pas de touches un peu comme ce soir. Nous avions longuement entamé nos connaissances sur les probabilités sur tout un tas de choses qui n'avaient en rien résolu le fait que ce soir là, ben le poisson même avec des appâts de fou, il n'était pas là... Montages flottants, lumineux, fins, souples, longs rien n'y fait. Voilà une déconvenue qui s'empile sur nos étonnants déboires récents même si on ne vous raconte pas tout.

Soudain entre deux bonbons, le frein du moulinet de la canne de mon ami qui est juste à côté nous tourne rapidement. En réalité ce n'est pas la vitesse de rotation qui nous a clouté quelques segondes assis sur place, c'est le fait qu'il ne stoppe pas ! Même entre les doigts et canne en l'air arrachée du trépied il continue à tourner sans se fatiguer. C'est comme si nous avions pris un bateau et qu'il ne cesse sa course vers le large. Pourtant il n' y a pas de bateau vu la désertitude du coin et d'après moi les bons coups de tête sont totalement inconnus des embarcations.

Mon ami va rester là au bout de sa roche avec les frein qui s'emballe entre ses doigts et à se demander comment il va pouvoir se sortir d'une telle situation avec du 16 centièmes en corps de ligne et en bas ! Mais la chance va lui sourire un peu. Au bout d'une bonne dizaine de secondes car le poisson ralenti, la lente remontée commence à prendre forme ainsi que nos espoirs. Les coups de canons dans le scion sont impressionnants vu de côté et je me demande si il est possible d'encaisser de telle gifles avec la moitié des pieds dans le vide. Là je me mesure que que sa jeunesse y est pour beaucoup et finalement n'est pas si loin de la mienne. Mais pour l'instant ses grimaces témoignent de la complexité de la situation, d'ailleurs je grimace avec lui comme si j'avais quelque chose à voir avec tout cela. Ce qui encore plus réconfortant c'est que son appâts est une petit bout de ver de Rimini surgelé, il a fait mainte fois mon bonheur mais là, nous convenons que c'est manifestement beaucoup trop gros pour nous.

Au bout d'un long combat qui semble perdu d'avance le fil va casser au niveau de l'arraché conique. Moi, la tête baissée je vais rejoindre le coin du salabre comme si j'avais été puni sans savoir ce qui nous a tenu en haleine autant de minutes. On a beau se dire que c'est pas grave et que la pêche va ainsi je ne peut pas m'empêcher de regretter cet instant intense. Mais au vu des rushs puissants et cycliques nous avons tout lieu d'affirmer que c'était une daurade monstrueuse. Aucun poisson n'a la même défense et c'est ainsi qu'on peut reconnaitre l'espèce capturée alors même qu'elle est encore dans l'eau. Là nous étions en présence d'une mémère qui dépassait  à coup sûr mon propre record c'est à dire quatre kilos et demi. Notre histoire s'est achevée peu après à la suite d'un calme revenu totalement incompréhensible.

L'article de l'été.

Peu à peu pour moi le jour se lève sur la baie, l'agitation s'est tue et je peut sereinement plier baguage tout en évacuant de ma mémoire ces images douloureuses. Tout s'est joué en peu de temps et au final je ne regrette pas d'avoir passé la nuit à attendre ces poissons. Mon bac va me faire des douleurs dans les épaules une fois de plus sur le chemin du retour. Je vais laisser une nouvelle aventure derrière moi et l'empiler sur tout ce qui s'est passé depuis ces très longues années pêche. En partant je ne peut m'empêcher de faire de longues pauses tout en me retournant. La beauté sauvage de ces coins me boulversent j'en ai gros sur le coeur de repartir vers mon quotidien qui m'attends là bas, au bout de la nuit...

Ci-dessous il y a les photos de prises durant un mois, des copains surtout, de nos sorties aussi où il y aurai trop à dire ou...à ne pas dire c'est selon. En tout cas nous vous souhaitons tous un bon été et on se trouve pour la reprise fin Août pour de nouvelles aventures. Pour nous il est grand temps de démarrer nos congés annuels et de laisser aux touristes la part de nos rêves dans leurs portefeuilles rebondis.

Bien sûr sil y a une sortie qui se concrétise, on vous tient au courant sur notre mur FACEBOOK.

L'article de l'été.
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Pour la rigolade je vous ai fait une petite BD de deux pages qui humorise un grand moment de solitude alors que je débutait à la pêche, lisez vous vous y retrouverez peut être !

L'article de l'été.
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