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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #calmar

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Ca y est on y est enfin la saison des calmars a démarré, nous abandonnons provisoirement nos postes à poissons pour se concentrer franchement à nos proies favorites car comme vous le savez, c'est cette saisons qui nous motive au plus haut point.

En faisant une petite rétrospective de nos dernières sorties il s'en fallu de peu pour que nous passions à côté de ces très beaux loups pris sous un Mistral épouventable. C'est justement par manque de calmars que nous sommes allés un peu au hasard traîner nos fesses dans les calanques avec un peu de tout comme appâts, si il y avait eu ne serais-ce que quelques céphalopodes nous aurions pris déjà depuis un mois nos quartiers d'hiver. Mais là y'a plus de doutes, avec quelques sardines décomposées et tout une série de trucs qui t'empêchent de pêcher au bouchon, Max nous a prouvé qu'en fait, des calmars, y en avait de partout.

Le calmar est une bestiole bien étrange et passionnante quand on y réfléchi, comme tous les grands prédateurs il se déplace beaucoup, il vit souvent en groupe ce qui lui permet de vivre de sa chasse. Il est agressif et impitoyable quand il chasse car il peut se ruer plusieurs fois sur une proie même si elle n'est pas vraiment naturelle jusqu'à la couper deux, il ne se laisse capturer que sous certaines conditions mais apparemment la curiosité est un facteur important qui fait preuve de son intelligence. Il apprends vite car les montages grossiers ou pas tout à fait discrets ne font plus fortune avec eux. Il est possible qu'il faille changer régulièrement de technique pour réussir à en piéger quelque uns en toute sérénité. Sur ce point les leurres sont tout désignés et imbattables car ils jouent sur beaucoup de niveaux dans l'oeil d'un prédateur, il joue dans des registres qui ne nous sont pas familiers, ceux qui prétendent savoir ce qui marche alors que le leurre est dans l'emballage sont soit les plus forts du monde, soit les plus cons du monde... Sachez qu'un leurre est conçu tout d'abord pour qu'il rapporte des sous, si il ne brille pas avant tout dans l'oeil du pêcheur il ne verra jamais l'eau, il faut qu'il soit accessible financièrement et si en plus il prends des calmars( ou des seiches) ce ne sera pas de partout. Ici les concepteurs vont jouer sur une palette de couleurs et de nage qui à un moment donné vont éveiller des stimulis bien précis chez le pêcheur et la proie, qu'ils soient alimentaires ou purement agressifs, le but est de déclencher une action qui mène à la prise du bout de plastique du magasin jusque dans l'eau. Les tissus qui recouvrent les leurres a une importance capitale car le calmar à un sens du toucher très développé ( vous aussi), les ventouses ne doivent en aucun cas adhérer mais plutôt glisser sur le leurre tout en donnant une sensation correcte jusqu'au moment où les hameçons en bout vont jouer un rôle. Quelle joie d'avoir un leurre où les hameçons ne rouille pas dès la deuxième sortie, sur un leurre armé de triples c'est un compte car ils peuvent se changer pour d'autres, mais pour les leurres à calmars c'est pas possible, mal armés ils resterons sur l'étagère à rouiller en attente de plonger dans la poubelle un jour ou l'autre.

Si vous le voulez bien, la pêche au calmar est une vrai épreuve technique, vous pourrez enfin vous vanter d'avoir piégé votre bestiole par vos prouesses de fabrication car il faut bien le dire, ce qui nous est proposé est franchement pourri. Les bouchons fuji ne tiennent pas la vague car trop lourds, les autres marques sont quand à eux hors sujet car plutôt destinés à l'eau douce. Les calamarettes vendues en supermarché du sport sont pratiques mais ont une fâcheuse tendance à décrocher le calmar quand la houle vient vers vous, seuls quelques marques comme CAMOR se sont penché sérieusement sur l'affaire mais les paniers sont ciblés bateau ce qui les rends peu discrets du bord. Vous avez compris, il va falloir jouer de la pâte à malaxer et des hameçons inox pour être compétitifs, il va falloir user de tout plein d'astuces pour pratiquer honorablement une pêche qui ne vous fera pas de cadeaux si vous n'êtes pas dans les clous. Déjà qu'en s'arrachant les cou....pour fabriquer tout ce beau matos le résultat est juste correct, j'imagine sans. Bon, après c'est à vous de voir...La discrétion est une facteur essentiel dans la pêche au calmar, on pense souvent que ce petit bout de muscle est un imbécile car il attaque avec violence un appât et quand il se trouve en compagnie il perd franchement se sens des réalités et peut même s'attaquer avec rage à celui qui lui a volé la proie. Ne voyez vous pas une étrange ressemblance avec le comportement humain ? Un idividu seul se résonne logiquement face à une situation courante mais l'effet de groupe peut transformer un cerveau normalement constitué en véritable réservoir à conneries. Le calmar est dans cette lignée...IL chipote comme une véritable malade quand il est seul et il devient un vrai fou quand il a de la concurrence à portée des tentacules. Quand on passe devant le rayon du sucre dans le super marché, on regarde,  on chipote, on compare les prix, on essaye de savoir si le sucre est bio et on le relâche aussitôt après l'avoir pris comme si il avait la subitement la vérole. Mais si un groupe de gens arrive et qu'il tente de dévaliser le rayon sucre car il a reçu un sms d'une éventuelle pénurie, là y'a plus de rien de solide qui tienne, on se fout sur la gueule pour le dernier grain de sucre, on va jouer du point droit pour défendre son chariot la bave aux lèvres.

A n'en pas douter le prendre pour un con avec des appâts ou leurres grossiers quand il chasse en solitaire c'est l'assurance de ne prendre que les moins aguerris ou les fadas. Nous avons fait l'expérience très récemment d'envoyer un poisson vivant attaché par la dorsale au milieu de bouchons montés sardine anémiques depuis le début de la soirée. Le résultat est sans appel, alors que nous nous posions la question sur leur présence le vif a trouvé par cinq fois un client seulement voilà... Trouver des vifs est parfois un vrai casse tête car quand les cocos chassent dans les parages, les bogues ou les oblades ne tiennent pas des masses à se retrouver entre les tentacules de nos petits chéris, elles ne mordent presque plus.

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Pour résumer un peu, le bouchon est contraignant car nous sommes soumis à la météo et les courants qui peuvent l'entraîner hors de portée ou carrément où vous ne voulez pas l'ensemble de la ligne. Le montage trident calé au fond ne permet pas de sélectionner uniquement le calmar car congres ou murènes sont aussi des acteurs importants au fond de l'eau. Le bouchon oblige un montage qui n'est pas très discret à moins de se fabriquer sois même ce qu'il faut et caler au fond ne garanti pas que l'appât soit visible si il glisse dans une faille. Voilà une pêche qui ressemble à un casse tête selon les conditions et vouloir s'entêter dans une seule et unique technique peut vous entraîner dans la solitude par manque de proie qui accepte de céder à un montage vu, revu, rerevu et rererevu. Sur ce point les leurres imbattables car ils sont attractifs quelque soit les conditions, une seul achat et vous êtes immédiatement en conditions de pêche, de plus vous n'aurez pas à trimbaler tout un armada de possibilités ou de montages qui ne correspondent pas toujours exactement à la chasse du moment.

Je vais vous raconter une petite histoire qui m'a beaucoup apris alors que je n'était pas très aguerri à la pêche de nuit au calmar. J'arrive avec petit mon attirail au Bestouan par une nuit très calme de Novembre sous les lumières bleutées des commerces qui font ripaille d'amoureux au bancs des terrasses. J'installe rapidement deux bouchons au loin armés de sardines fraîches, la houle est inexistante ce qui me permet de voir de très loin les deux flotteurs qui hochent nonchalamment du stalight, j'entame un montage au leurre quand un mec arrive bruyamment et me salue de loin. A première vue le coco est encore moins fourni que moi en montages et pour tout dire il déballe une maigre canne de chez Décath', une vieux moulinet à peine garni de fil. On parle de calmars et un peu de technique car je n'ose pas lui raconter mon histoire vu son matos et ses fringues il a l'air de sortir d'un autre temps. Il balance une sardine à vingt mètres acrochée par la queue sans hameçons et prépare une roumagnole et s'assoie...Moi j'ai la tête qui tourne car il ressemble au vieil homme et la mer et je ne voit pas comment avec ce si maigre attirail il pourrait voir le bout d'une tentacule j'en ai presque de la peine pour lui. Je le voit de loin avec son vieux bonnet rouge mal vissé sur tête, une veste de l'armée qui a dû voir la première guerre mondiale recousue de toute part et un pantalon jaune qui ressemble à un ciré de pêcheur. Alors que je m'attends à faire mes premières prises rapidement, le gars se lève d'un coup, il allume une vieille lampe qu'il a pendu autour du cou avec une ficelle, il remonte à la main le fil qu'il a lancé avec sa canne, il prépare son espèce de guinche qui est des plus rustique. Par curiosité je m'approche de lui, en fait je vais essayer d'éclairer un peu avec ma frontale car soyons clair je ne voit pas ce qu'il arrive à voir avec une lampe de poche entourée autour du cou. Ma foi, un beau calmar arrive, il n'est bien évidement pas piqué car sa sardine n'a pas d'hameçons, au bord il lui passe la roumagnole sous le ventre et tire d'un coup sec. Au passage le calmar m'arrose d'encre le bas des frusques neuves c'est bien fait pour moi. Rapidement c'est le deuxième, le troisième, le quatrième...Je suis inquiet car moi par contre je n'ai rien pris. Les questions se bousculent dans mon cerveau car pourquoi il prends les calmars à la suite et moi rien ? Le gars va remplir un bac de jardin de dix litres en quatre heures, soit environ quinze ou seize calmars avant que je puisse en prendre un seul, ma technique qui me semblait imparable c'est avérée complètement dépassée par une autre bien plus simple voire préhistorique. Au fond je me dit qu'avec mes belles turluttes toutes sorties de chez Décath je vais pouvoir enfin prendre mon premier calmar quand le gars m'appelle avec insistance...Il remonte à la main lentement le fil qui se tend par moments, il m'explique le bien fondé de sa pêche et quelques exploits tout en remontant très lentement. Ho putain à la surface arrive une seiche énorme, elle est si grosse que la pauvre sardine à disparu dans ses énormes tentacules robustes. Par chance la mer est inexistante ce qui nous permet de pouvoir calibrer en toute franchise  la façon de la guincher mais ce n'est pas tout. Une autre à peine moins grosse suit derrière, il plonge le guinche sur celle qui suit et d'un coup sec l'embroche sur les puissants hameçons, il passe rapidement à l'autre qui l'attends miraculeusement comme une conne.

Moi j'ai beau  insister avec mes beaux bouchons tout neuf mais rien n'y fait, pourtant même après le départ du gars je vais rester là à regarder briller les lumières de mes flotteurs qui tanguent du chef comme des chaloupes dans la houle à espérer qu'il se couchent sur la pellicule comme dans mes rêves.

Voilà une leçon que j'ai bien retenue depuis, je ne part jamais à la pêche au calmar sans faire plusieurs montages. Pourtant je suis encore persuadé qu'avec des moyens modernes il est plus facile d'obtenir ses précieux renseignements de leur présence, en se référant à ses fabuleux souvenirs qui m'ont largement ouvert les yeux, ma pêche a pris une sorte de dimension où rien ou presque ne doit être interdit sauf l'entêtement.

Pour la petite histoire c'est Greg et Max qui vont en vadrouille dans les calanques pour voir si une fois de plus les calmars sont présents en attendant que mon tour vienne. A seize heure trente ils sont en poste sur nos nouveau coins qui offrent les belles promesses d'une soirée bien réussie. En réalité il n'est pas utile de se presser pour s'y rendre, le maigre parking est toujours aussi désert en hiver, le chemin est assez accueillant seul les derniers mètres sont hors de portée du claque dents. Les belles roches froides qui frottent contre le sac en contrebas de la falaise te préviennent que si tu n'est pas respectueux du lieux tu finiras dans une boite en sapin, c'est notre pêche, on accepte ça...

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Mais cette soirée est spéciale car ce soir c'est le grand rassemblement des calmars dans ce coin reculé, les six bouchons vont trouver un client dès la nuit venue. Quelque passages à vide qui ne durent pas pour reprendre de plus belle du fond à la surface, de 18 heures à minuit entrecoupé de brèves accalmies. Dès le début c'est l'explosion, malgré tout les bouchons lumineux qui flottaient il y a quelques minutes, il n'y en a plus aucun à la surface, greg est obligé de remonter ses prises en poids car Max n'est pas dispo pour les mêmes raisons. Y'en a de partout, des gros, des petits, au fonds, à la surface et en quelques minutes toute la pêche va se faire, faut pas molir car si tu perds le fil ou tu es mou du décrochage cela te coûte le nombre de prises que tu vas faire. En moins d'une heure tout redevient calme, un par ici, un par là pour finir à onze à minuit...

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Mes amis m'ont mis les nerfs à vifs car j'ai suivi la cours de la soirée en direct au téléphone, ma pression artérielle est montée en flèche au fur et à mesure de leurs prises ce qui, au passage, signe d'un trait la direction que je vais prendre ve vendredi armé de belles sardines...

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #calmar

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Il n'y a pas toujours de jonctions tangibles entre toutes ses pêches, la chance de croiser un poisson est toujours aussi incertaine, vouloir se faire une idée sur le sujet commence à nous échapper à tous de plus en plus. Bon nous savons ( comme tout le monde) que le mois de Janvier est assez propice à la prise de loups à défaut de daurades, il suffit de se procurer quelques appâts bien chargés en effluves pour que la machine à rêves puisse se mettre en route. Mais cela ne suffit pas, il faut une grosse pincée de chance, une météo adéquat, le poste lambda et rien que tout ça c'est déjà une équation monumentale, vu que c'est au bout de sa pêche qu'on a le résultat inutile d'aller bomber le torse quand ça marche. En fait, le pire, c'est l'expérience d'une multitude de sorties qui te fait aller au même endroit avec les mêmes conditions à la même époque qui te sert plus ou moins de point de repère. Inévitablement ce beau monticule de n'importe quoi va se transformer en plusieurs source de renseignements qui sont aussi solide qu'un gratte ciel en papier entouré de flammes. Inutile de vous dire que les question de manquent pas, d'ailleurs si vous lisez les lignes de ce blog c'est que vous en êtes au même point que nous c'est à dire...nulle part.

Moi j'ai pris le parti de ne plus me prendre le choux avec tout ça, j'en ai fini avec toutes ces théories à la con qui te poussent à faire des sorties avec aussi peu de certitudes. Nous avons pris la résolution d'aller pêcher quand et où bon nous semble avec juste un embryon de compréhension sur les appâts peut importe la météo même si elle est mauvaise ou incroyablement bonne. Nous avons fermé nos oreilles à tout ceux qui savent mieux que nous où aller pêche, d'ailleurs on vous le dit ouvertement. Nous avons rencontré des centaines de personnes grâce à ce blog, des professionnels, des rigolos, de fins techniciens, des enculés de première, des gens qui savent tout, des mecs qui cherchent à comprendre. Au final personne ne sait rien et tout le monde délègue sa réussite au facteur chance si pratique à mettre en cause les soirs d'échecs cuisants. Pour ce Vendredi soir nous irons encore un peu plus loin dans les calanques, le temps le permet enfin et même si les beaux temps calmes ne nous ont pas beaucoup réussi, au moins, ce sera plus reposant pour nos esprits qui sont fatigués de ne prendre que du Mistral à cent à l'heure à chaque sorties.

Malgré tout, il nous faut admettre que l'hiver est une bonne saison sur les postes où il y a beaucoup de fond sous la surface, le poisson est un peu moins actif mais il y a une différence de taille dans le comportement des humains. Les bateaux ne sont pas aussi nombreux à croiser le long des roches coupantes, les plongeurs ne sont pas aussi prompts à s'immerger par une eaux glaciale et pour tout dire, beaucoup de  pêcheurs ne se risquent plus à sortir au bord de l'eau quand le thermomètre affiche quelques degrés au dessous de zéro. Voilà une saison où le poisson est tranquille cela nous permet à nous aussi de pouvoir pêcher en toute sérénité sans être obligé de surveiller le passage intempestifs des bateaux du dimanche.

Honnêtement ce soir je n'ai pas envie d'aller me bouffer du vent comme la dernière fois, même si un loup monstrueux m'y attendais j'ai eu mon compte pour le mois je veut un poste tranquille. De toute façon il y a Renaud qui vient nous rejoindre plus tard et Bruno encore un peu plus tard ce qui nous impose d'aller dans les calanques, nous profiterons de la soirée pour parler un peu et refaire le film de la dernière pêche de l'année...

Max s'installe immédiatement à la pêche au calmar, pour l'instant il n'y a pas trop de vent et normalement il n'y a pas de courants intempestifs dans ce coin, avec une bogue et quelques mètres de fonds nous seront vite au courant de leur présence. Moi je suis pressé de déployer mes nouvelles Olympus 4,50 en trois brins, j'ai profité le veille qu' Orlando Brade presque tout dans son magasin notamment les fils pour refaire une garde robe bleu nuit aux bobines de mes moulinets, ici il y a de l'espace ce qui devrais pouvoir me donner une idée du potentiel. Je n'ai pas fini de poser ma première canne que le bouchon à Max est déjà à plat. Par contre pour salabrer on va rigoler vu la hauteur, je vais devoir jouer encore une fois l'équilibriste au risque de faire un plongeon dans l'eau glaciale.

-"bon on tente le coup et on fait comme d'habitude, tu le met à la surface, puis à l'horizontale qui passe sous le nez du salabreur, au dernier moment tu lui fait un petit accélérateur et on le met dans les mailles., ok ?

Comme prévu il va passer facilement dans les filets ce sera le premier de la soirée.

Rapidement Renaud arrive la nuit venue, on bouscule un peu l'ordre des cannes pour que la place se fasse, c'est tellement agréable de se retrouver entre copains pour tailler la bavette que l'idée de pêche prends une autre forme. Un peu plus tard c'est Bruno qui nous rejoins, le rang des cannes est encore déplacé pour que tout l'espace soit utilisé au mieux, c'est pas facile mais je veut bien troquer mon petit confort pour que puissions être tous ensembles. Bruno est passé chez Orlando pour prendre les fameux très gros bibis d'espagne qui sont tout simplement hors normes, là on fait dans démesure sauf que le prix pour une fois est une bonne surprise car ils sont à 4 euros ce qui est fort sympa pour quatre grosses calées. Bon nous on bricole un peu, quelques belles touches bien velues, un petit sar par ici, une tirée par là mais rien de bien costaud. Tout les poissons repartent à l'eau  même avec l'hameçon dans la bouche car vu les états de santé ils survivront sûrement. Par contre Max fait sa pêche mais au fil des heures la traque du calmar devient de plus en plus délicate. Le vent qui était assez présent se met en action au fil des minutes, vers dix heures Max est contraint de replier les montages au calmar car le vent de plein travers fait virevolter les fils qui s'embrouillent dans les roches ultra coupantes, inutile d'insister car il n'est pas de bon aloi de perdre encore des précieux montages qui ne sont pas spécialement bon marché.

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Tout la petite équipe formée pour ce soir va décider de replier les affaires vers minuit, le vent commence à glacer les mâchoires, les touches éparses ne sont pas significative, rien de ce qui est dans l'eau ne nous poussent à rester encore un peu. Nous ferons ripaille d'amitié à l'abri au cul de la voiture et franchement je l'échange bien contre quelques poissons pris en plein vent glacial...

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Nous allons passer en revue ( et chambrer ) l'ensemble de nos copains qui ne sont pas là ce soir, d'ailleurs j'annonce à mes copains que les Galinettes nous ont lancé un défi. Ange nous explique que les montages qu'il exploite sont les meilleurs pièges à calmars et que nos montages sont pourris et pour le prouver ses 25 ans d'expérience ils nous invitent à une soirée calmars, où, le salabrage est interdit...Max et moi nous sommes de gentils garçons qui ne refusent pas de griller une soirée pour voir nos copains...

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

 

Voilà toutes les années c'est un peu pareil, je me pose toujours la même question à un point donné, j'essaye tant que possible de remettre en cause partiellement la structure de ce blog pour qu'il avance encore un peu. Je fait l'équilibre entre le positif et le négatif sur une année complète, les bonnes choses et les moins bonnes, tout ce que voulais attendre d'une structure monumentale où il faut chaque jours écrire un peu sur ce mur l'histoire de nos vies pour ne perdent pas le fil des saisons. IL est vrai qu'en ne parlant que de pêche on fini vite par faire le tour de tout car les années se suivent inlassablement et même si elles en ressemblent pas toutes les grandes lignes se tiennent. Nous nous rendons compte que ne sommes pas assez professionnels dans notre jugement global pour avoir une vision claire de nos pêches, de plus nos moyens sont dérisoires ce qui entraîne forcement quelques périodes de doutes qui peuvent mettre en cause la pérénité de ce blog.  La remise en question est sans doutes une étape nécessaire pour produire et développer de nouvelles idées, c'est un peu le lot de tout ceux qui osent parler de leurs aventures sur la toile et qui un jour ne sentent plus le vent du plaisir d'écrire. Mais ce qui est le plus difficile à digérer c'est tout ce qui se passe dans notre entourage, la pêche est le le maillon ultime d'une économie qui est déjà morte depuis longtemps. Les heures de gloire sont bel et bien finies, il n'y a plus de grands rassemblements à poissons sans que des filets ne viennent tout racler, plus de plaisir de se retrouver loin dans les calanques sans découvrir des amas de poubelles entre les failles. Je me souvient de la joie immense au départ du sentier rocailleux, toutes ces images bouillonnantes dans mon cerveau se bousculaient pour nous faire admettre l'impensable et nous faire rêver à l'impossible. Il est désolant de constater que tout devient superficiel, le comportement même du public devient dérisoire pour ceux qui aiment publier sur leurs blogs. Beaucoup de "pêcheurs" ne font plus l'effort de s'impliquer dans quelques chose, ils visitent les pages des sites pour savoir où ils vont aller traîner leurs fesses dans l'unique espoir de prendre beaucoup de poissons.

Il est vrai que nous attendons avec impatience cette fameuse dernière pêche de l'année car c'est l'unique moyen de nous retrouver un peu, de déconner comme des malades et de faire un peu le point sur une année complète de pêche où toutes exagérations est obligatoire. Quelle joie de retrouver des lecteurs qui nous suivent depuis longtemps car à vrai dire, dans notre contexte journalier nous ne pourrions pas les faire participer tant nous sommes de vrais malades. Impossible d'avouer ouvertement à tous que la moitié du temps nous sommes en embrouilles à cause d'une canne oubliée, un moulin pas du tout au point, des appâts hors sujet ou d'une météo qui ne correspond pas du tout au contexte. Vous avez compris. Nous sommes souvent dans la galère ce qui nous empêche de se sentir vraiment crédibles face à une armée d'amateurs qui croient que nous sommes mieux qu'eux. Mais cela n'efface pas tout ces efforts que nous voulons faire pour que l'information passe aux yeux de tous, des infos glanées grâce à l'acharnement de certains qui parcourent les lignes de la toile ou des journaux et nous les relayer pour que "tu" sois au courant de presque tout dans notre monde à tous. La démocratisation de l'info est essentielle, elle ne doit plus se confiner aux lecteurs lambda, tout doit être mis au grand jour pour que nous puissions avoir une vision globale et pas que de la pêche uniquement. D'ailleurs, le quotidien est le moteur de toute notre passion, on peut aimer la pêche mais ne plus pouvoir pêcher en toute tranquillité à cause du prix des appâts et c'est d'ailleurs tout le sens du débat de nos discutions. Par le passé, aller gratter quelques moules contre les roches ne faisait pas beaucoup réfléchir le pêcheur, aller piéger quelques crevettes ou des lingoumbaou dans les pneus des ports était sans conséquences sur le portefeuille du ménage.  Ici j'entends les rires de allainpaddy qui récolte ses vers quelques heures avant d'aller pêcher, quatre coups de grattoir, trois minutes à se baisser pour récolter ses coquillages, deux minutes pour se rendre sur son poste et une segonde pour oublier tout ça... Voilà tout ce que notre monde n'est plus.

Peu à peu le monde la pêche va changer, le contexte économique va peser tellement lourd sur les bourses des ménages qu'il sera impossible pour les moins fortunés de continuer à pêcher encore. Ceux qui vont s'acharner devront composer avec des appâts moins prestigieux comme la sardine ou le coquillage, le matos ne sera pas changé faute de moyens et tout ceux qui découlent du pêcheur va très certainement beaucoup souffrir. 

Pour nous la cause est entendue, il va falloir se cracher dans les mains pour trouver encore quelques failles dans l'immense toile de toutes possibilités. Il va falloir sortie même quand la météo te dit non, il faudra encore plus varier les lieux et parfois faire l'impossible pour trouver quelques grammes de bonheur... 


 Max et moi  nous sommes exactement dans cette optique, nous pouvons souvent sortir deux fois par semaine, forcement à un moment ou à un autre nous allons tomber sur le poisson. Malheureusement tout ce fera avec les moyens du bord qui nous seront offerts, sardines, moules, quelques crabes de roche et de temps en temps des bibis voire un rimini. La bonne occasion qui se présente c'est ce mardi, nous n'avons pas beaucoup d'appâts en poche, le temps est au mistral et nous n'avons que cinq heures de pêche devant nous. Nous décidons d'aller dans les calanques de Marseille voir si nous pouvons encore dénicher quelques beaux poissons hivernaux. Rapidement tout s'enclenche à seize heures, je passe prendre Max à Cassis, on fonce vers Marseille par la Gineste pour arriver sur le parking, une rapide marche vers notre poste endormi et après un montage dans les règles l'attente commence. Pouaffff, le temps est encore pire que prévu, mince mais pourtant je n'avais pas eu l'impression au départ de la marche mais bon...

Je fait un peu les allées retours sous les bourrasques de vent frais entre mon copain et mon matos, on disctute en buvant les quelques bières qui nous reste de la der de l'année. A l'approche d'une de mes cannes je m'aperçois qu'un de mes écureuil à bougé de place, le vent sans doute... Un coup d'éclairage sur le fil pour être sûr, tient mais il est carrément mou et il flotte au vent glacial. Ni une ni deux, je prends en main et je ferre un premier coup dans le vide, je met quelques secondes à reprendre tout le mou que le poisson à pris, le deuxième ferrage fera mouche. Hou fan de chichourle !!!! J'ai eu l'impression quelques instants que j'étais accroché au fond tant le poids sur le montage est important, mais ça vient. Le problème c'est le Mistral qui insiste sur tout ce qui le contrarie, je doit baisser la canne quand ça souffle, la remonter quand ça se calme et de tours de manivelle en tours de manivelle  je parvient à entrer en contact réellement avec ce poisson. A vrai dire, en premier lieux j'ai cru à un congre de belle taille qui me baisse les bras avec violence, mais à la vue de l'énorme tâche brillante qui arrive en zig zag sous les lumens des frontales je n'ai plus de doutes, c'est un loup...

Max me le salabre sans ménagements, son coup de filet est affuté et précis, nous le posons dans un trou d'eau pour l'examiner sous toutes les coutures. Allé un petite séance photo, un coup de peson pour ses trois kilos et on se remet au travail...

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Malheureusement nous n'aurons plus de touches, le vent est devenu dingue ce qui ne nous permet plus de pêcher dans de bonnes conditions. Vers 10 heures nous plierons lentement nos affaires avec dans les yeux de bien belles images pour une première pêche de l'année...

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