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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

j0178209ette semaine il s'est passé beaucoup de chose et rien à la fois... Je suis parti Mercredi soir sous un Mistral de fou dans les calanques car au final c'est ce que je sentais de moins pire au départ d'AUBAGNE. Il me reste quelques bibis de Vendredi dernier, ils ont l'air tout à fait correct, bon allé on verra bien sur place....

DSC05765Là c'est entre les bourrasques mais ce calme ne va pas durer bien longtemps...

Pour les calanques je fait toujours un peu les mêmes techniques, ce genre d'endroit peu accueillir le poisson dès le raz des roches jusqu'au plus loin donc, il faut prévoir une batterie de montages de tout poils et surtout rester hyper discret. La première règle c'est de ne pas éclairer l'eau et le moins possible en général pour ne pas griller ses chances de prendre un gros sar qui se nourri au bord car Cela nous est souvent arrivé. Avec un peu d'habitude on fini par s'habituer à pêcher ainsi il faut juste ne pas trop s'étaler et garder à portée de main l'essentiel. Bon là c'est pas le paradis, le vent souffle très fort, il passe dans toutes failles comme pour en faire l'inventaire, je ne suis pas très à l'aise malgré que je me sente bien. La première ligne est envoyée au plus loin dans une tâche de sable, la segonde est mise avec un gramage minimum à proximité avec un morceau de bibi beaucoup moins gros, la troisième est carrément sans plomb laissée libre dans le courant. Je ne voit pas au juste comment je vais pouvoir constater une touche vu la force de ce Mistral, on verra bien et j'attends avec impatience la nuit venue.

Rapidement j'ai quelques petites touches sur la ligne libre, c'est pas flagrant mais visible si on a l'oeil dessus, c'est sûrement quelques bogues minuscules qui s'acharnent sur le bibi, tient mais au fait je vais sortir le montage pour le vif on ne sait jamais. 

les heures s'égrainent sans touches, quand on est seul à pêcher on a le temps de réfléchir un peu, d'observer les frises bruyantes qui se déclarent sur une eau encore froide, il n'y a pas de signes de vie ici pourtant la mer ne peut pas être vide. Les arbres en hauteur sont très malmenés par la violence du vent, d'ailleurs je comprends mieux maintenant pourquoi ils sont aussi "déformés" et tous presque penchant vers la mer. Moi je suis assis ici en attente de mon premier poisson, l'attente va durer jusqu'à deux heures où j'ai eu beau départ, c'est à dire le mien...

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Dimanche 17h30,  je suis à nouveau sur la route, cette fois-ci le temps est calme et je vais à Pampelonne vois si j'y suis. Je vais vous passer l'embouteillage de Toulon qui s'étire sur plusieurs kilomètres, pour finir accès au port barré par la police donc obligé de bifurquer dans le centre-ville, l'horreur quoi.

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DSC05786A cet instant on se demande pourquoi c'est autant le bordel, au bout de la voie rapide la police à barré l'accès au port, on comprends mieux.

19 heures je quitte enfin la ville moteur bouillant pour rejoindre st Tropez en passant par Hyères et je suis maintenant un peu à la bourre, malgré tout la route est belle ce serait trop con de se prendre un PV en roulant trop vite.

DSC05789Ca freine dur en bas, normal la gendarmerie fait un contrôle de vitesse un peu plus loin.

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Voilà ouffffffff j'y suis, il y a quelques pêcheurs plus loin, moi je m'installe dans la crique pour tester le coin qui m'interpelle. Immédiatement j'ai une grosse touche et quelle touche ! Mon écureuil monte mollement de cinq bons centimètres quel miracle, là, y'a pas trente six solutions, soit il se colle en force contre la canne et c'est le jack pot, soit il reste comme ça toute la nuit et c'est une merde qui bouffe mon appât. Au bout d'une bonne demi heure je décide de remonter la ligne pour voir si le poisson ne s'est pas un peu endormi dessus, en fait il n'y a plus de bibi sur l'hameçon ni la forte ligature pour le tenir, va comprendre.

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Voilà  à nouveau ces petites choses qui ont envahi le sable, vous vous souvenez ma dodo en avait plein le ventre.

Les trois lignes sont envoyées raisonnablement car ici l'hypocrisie de la distance est encore plus flagrante qu'ailleurs, les poissons (quand y'en a) viennent à moins de cinquante mètres pour farfouiller le sable, inutile de s'arracher les bras pour le trouver, un petit lancé ferme et précis suffit. A l'inverse, Fréjus sonne le glas des pêcheurs comme moi, à moins de cent mètres il n'y a strictement rien ou pas grand chose, dès cette distance passée c'est le bal des touches. Tient à ce propos, amusez vous à faire cent pas en ligne droite, vous laissez un copain comme point de repère du départ et vous répétez après moi:

-J'envoie à cent mètres, j'envoie à cent mètres, j'envoie à cent mètres...

Ça fait loin mais accessible à la fois, sauf qu'avec un bibi sur un long bas de ligne c'est un truc que beaucoup ne réaliseront jamais. Mieux, certains ne doivent pas avoir les distances dans la rétine car nous avons même entendu de la part de gars qui pêchaient à côté de nous affirmer toucher des distances qui les feraient entrer dans le top 20 mondial, j'ai tenté d'avertir la fédé pour leur signaler la découverte d'une perle mais ils m'ont raccroché au nez, ils m'ont pas cru, les salauds...

Ci dessous encore une curiosité qui se trouve sur le sable parmis les os de seiche, rien qu'en se baissant on peu immaginer sans peine que les jours précédants ont été violents car il y a des algues jusqu'aux murs des clôtures.

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Ce truc à une consistance qui ressemble à du gel mais très peu solide, là je suis cloué je ne voit pas ce que c'est, pourtant il y en a pas mal échoués.

Bon tout ça n'arrange pas mes affaires, pour l'instant le poisson n'est pas ici, espérons qu'avec le nuit qui avance je vais pouvoir toucher quelque chose et pour la première fois depuis longtemps je me prends à rêver d'une petit blanquette de cinq cent c'est dire. La nuit est assez fraîche et bien tranquille, pas de vent pour faire bouger les écureuils, pas de vagues trompeuses, pas de poissons non plus. Pour me convaincre de cette fameuse distance je vais remonter la ligne devant moi, je change le montage et lui colle un arraché en 45 centièmes et alourdi l'ensemble avec cent cinquante grammes, cela devrait me permettre de poser le plomb aux alantours des 653 mètres, si le poisson est plus loin je forcerait un peu plus.

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Il est trois heures du matin et j'ai de la fumée qui sort sous pression par les oreilles, je travaille dans quelques heures et je suis venu de très loin pour rien, etant donné qu'il me faudra presque deux heures pour le retour cela ne me laisse pas beaucoup d'options, je doit remballer dare dare sans n'avoir rien pris. C'est ainsi que je rempile ma deuxième soirée de bredouille, voilà, voilà, c'est fini pour l'instant.

Mais ce Mercredi je suis en bonne compagnie, avec un tel alié je sait que je verrai enfin un poisson,

Allé je vous en dit plus dans la semaine.... 

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Au départ du magasin de Philippe nous ne savons pas exactement où nous allons aller, je ne sait pas si nous allons être  plus à l'abri dans le Var mais il me semble que dans ce genre de conditions nous échapperons peut être aux bourrasques à Pampelonne. Pour ne rien gâcher il fait même assez froid, pas facile à se décider car une partie de pêche c'est pour le plaisir avant tout, mais quand on attends des bonnes conditions qui tardent à venir ça flingue un peu le moral.

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Du ver de chalut, du rimini, des bibis et une montagne de cordelles voilà qui fait monter la pression dans le cerveau, avec ce genre d'appâts il est presque impossible de ne pas savoir ce qui se passe sous les eaux, tout devient incroyablement possible même une bonne bredouille...

Mais avant de prendre la longue route qui mène vers la terre sableuse, Philippe nous charge d'essayer le modèle trois brins avec la pointe hybride de chez Cinnetic, elle est prévue pour être plus sensible que la pointe tressée Kévlar, bon on verra bien mais vu le style de Bruno si elle résiste à ses lancés titanesques c'est qu'elle conviendra à tout le monde, même à moi.

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Enfin arrivé sur le poste après de multiples embouteillages nous déballons rapidement sous le vent puissant, ici il est bien contré par les palissades des restos qui sont fermés à cette heure. Au delà de tout ce qui nous arrive en ce moment et les aides en matos de certaines marques qui nous permettent de continuer à pêcher sans trop se ruiner, nous sommes heureux de pouvoir encore une fois nous retrouver au bord de l'eau et c'est tout ce qui compte. même si c'est pas les conditions idéales, une fois de plus une petit groupe de copains se retrouvent dans les franges de sable fin pour tailler la bavette peu importe le temps qu'il fait.

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Moi je m'essaye à la photo de nuit vu le manque d'action avec tout un tas de paramètres que je ne maîtrise pas encore bien, ici je tente de débrayer les autofocus pour passer tout en manuel. Je précise qu'il fait presque nuit et je grimpe les Iso pour voir comment l'appareil réagi, de toute façon pour l'instant il est vingt trois heures j'ai pas de poissons  à montrer.

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Six segondes à 1600 iso en bulb c'est pas mal mais les détails sont inexistants.

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Neuf segondes à 1600 iso c'est bien aussi mais toujours pas de détails.

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Neuf segondes à 800 iso c'est plus fin mais pas encore le pied, bon allé je laisse tomber car je ne sait pas comment je peut affiner vu que mon ouverture ne peut pas aller au délà de ce que je lui demande, pourtant je prends des cours, si si...

Bruno et moi nous sommes confortablement assis derrière un paravent à surveiller nos écureuils qui dansent avec le vent, on grignote des chips goût poulet grillé et du saucisson pur gras de porc de chez Justin Bridoux, y'a pas à dire...on est bien, quoiqu'une rasade de pinard rosé bien frais aurait été la bien venue. C'est toujours pareil, dès que tu poses le carré d'as sur la chaise c'est la touche, mon témoin rouge intense ( merci Robert) monte en douceur et se colle tendrement contre la canne et se fige. En principe ce style de touche ne trompe pas c'est une patate qui ne se presse pas pour manger, je donne du mou tant que je peut pour qu'elle ne sente pas de résistance. Du fil elle va en prendre par petites tirées, je préfère ouvrir le pick-up et gérer avec le bout des doigts jusqu'au moment où je sentirait qu'elle est piquée. J'ai les mains qui tremblent un peu car à tout moment nous pouvons croiser la daurade de l'année, souvent c'est un peu comme ça et ça vient toujours au moment où on ne s'y attends pas. Mais bon là petit à petit elle m'a pris trop de fil je doit réagir pour ne pas qu'elle me vide ma bobine pourtant je n'ai pas senti une vrai tape juste une succession de petite tirées, pfffff je ne sait pas quoi faire. Je vais prendre ma respiration un bon coup pour ne pas rater le poisson car à vrai dire c'est la première et possible la dernière touche alors pas de bêtises. Je donne deux mètres de fil ce qui va me permettre de fermer le pick-up et de régler au plus juste le frein, une main sur la grosse bobine bleutée et je lui envoi un ferrage. Mince je ne sent rien au bout, malgré les nombreux tours de manivelles manifestement le poisson est gagnant sur ce coup et moi , j'ai les glandes. Dans les derniers mètres je sent une petite tirée qui me fait plier de deux millimètres le scion, c'est une minuscule blanquette qui s'est piquée, je l'examine rapidement par chance elle vivra. Qué merde, notre patience n'est pas récompensée, si c'est pour prendre des blanquinettes de cette taille pas besoin d'aller aussi loin remarque, ici c'est comme ça, c'est tout ou rien et il faut tomber dans le bon créneau où les grosses dodos viennent se nourrir parce que entre ces phases c'est toujours des petites qui mordent.

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Il est trois heures du matin et j'ai les paupières très lourdes, il n'y a pas de touches évidentes et l'attente est longue mais subitement nous allons subir une vague de ce genre de petits poissons, les bibis défilent à vitesse grand "V" ainsi que le ver de rimini, nous sommes au désespoir de voir un joli poisson car je sait que passé une certaine heure le coin devient totalement désert. Bon allé on va plier boutique car il nous reste encore beaucoup de route à faire, quand en plein démontage un de mes écureuils monte vers le ciel...Je n'y crois plus des masses mais on ne sait jamais. Je ne prends pas de gants, je prends je ferre et tant pis si je loupe un beau poisson. Mais cette fois je sent un poisson correct qui se débat sur la ligne, il entame même un virée vers la droite pour repartir vers la gauche suivi de quelques coups de têtes, hé bé, c'est pas trop tôt !!!

C'est pas le monstre mais bon c'est bien maillé c'est déjà ça vu les conditions épouvantables.

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Trouver une mer aussi lisse avec un Mistral qui déboîte furieusement les arbres derrière nous relève du miracle, c'est une chance et une malchance aussi. Nous avons pu pêcher à peu près correctement mais côté poissons c'est joué d'avance car l'eau s'est trop refroidie d'un coup.

La prochaine c'est pas gagné d'avance car il y a encore beaucoup de vent, mais là une chose est sûre, nous n'irons pas aussi loin...quinze euros de péage, vingt cinq d'essence et quarante d'appâts, si on fait le calcul ce n'est pas très rentable tout ça... 

 


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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Nous sommes Dimanche après-midi à AUBAGNE, le Garlaban millénaire qui domine toute la valée de l'huveaune peut voir une étrange bal dominical qui se déroule à ses pieds. Les téléphones du petit groupe qui s'agite sonnent toute les cinq minutes au cul du camion de la dde pour savoir si rien n'a changé, qui va venir, qui est déjà à la pêche et pour demander surtout si la météo va enfin se calmer un peu. Ce coup-ci on a fait fort car au départ, c'est à dire Mardi, nous étions nombreux à tenter d'aller sur la plage de Pampelonne, mais au fil des jours, nos copains on presque tous subi une étrange succession de malchance qui les empêchent pour cette fois de venir au fin fond du Var... Au final il est deux heures de l'après-midi et il ne reste que Stéf, Antoine et moi, rescapés de fortune.

La belle route de l'arrière pays varois qui fini d'évacuer la tempête de ces derniers jours est une formalité pour nos coeurs bouillants, les discutions sont inombrables sur la pêche, du haut perché dans notre camion orange chargé d'affaires de pêche et d'abricots en caisses de bois, nous rions de nos blagues pendant que la route défile jusqu'au Parking de bonne terrasse. Un petit tour d'horizon de la zone plageuse nous fait immédiatement dire qu'il y a eu le bordel ici cette semaine, de droite et de gauche jusqu'au milieu de cette immense plage il y a des monticules d'algues échouées par les vagues. Mais vu qu'elles ne sont assez près du bord nous tenterons le coup quelques heures ici, tout le monde est d'accord alors on déballe les affaires.

Il est temps d'inspecter les fonds qui s'étalent ici avant d'envoyer du plomb, il y a bien des tâches de sable qui promènent à une petite trentaines de mètres devant, mais il est presque sûr que si on arrive à acrocher un poisson il lui suffira de se planter dans les algues aglutinées au bord pour se libérer de la ligne. Mais on est là et nous tentons l'impossible quitte à changer de poste si cela devient trop compliqué pour nous. Une heure se passe et il faut bien se rendre à l'évidence nous allons déménager pour un autre poste plus loin. Ici il est impossible de ne pas casser la ligne dans les gros paquets de posidonies qui s"accumulent sur le noeud de raccord et tout ce qui suit derrière. Il est neuf heure et nous partons en toute hâte pour la plage de tahiti, voilà c'est tout...Mais avant de plier de vais examiner les nouvelles cannes CINNETIC de mon copain Antoine, wouaouuuu, c'est du beau matos, vu le prix et vu les prouesses techniques je tire mon chapeau à la marque qui à fait très fort.

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Le moulinet à six roulements inox étanche, gulp ! Il range le fil en ligne droite malgré un diamètre de ligne de 35, c'est du jamais vu pour moi, du moins à ce prix !!! La bobine se remplace sur une simple pression d'un bouton sur le frein, en plus c'est livré avec différentes tailles de bobines ce qui facilite le choix.

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La canne c'est une bombe, elle est dans le style d'une canne à répartition malgré ses trois brins, en fait les deux premier scions sont ultra rigides et seul les scion de pointe a une action de catapulte pour le plomb. D'ailleurs, l'ensemble et ceci même avec du gros fil, peut bombarder cent quarante grammes à plus de cent mètres sans gros efforts. Moi je suis scié car pour envoyer beaucoup moins loin avec du 22 dans la bobine j'ai dû appuyer à casser la canne pour un résultat moindre.

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En plus elle sont fines et extra légères mais bourré de carbone, preuve que quand on veut faire du bon et diviser la note finale en deux, les fabricants savent faire seulement voilà...Pub, grossistes, demi grossistes, détaillants font grimper la note avec les mêmes matériaux. D'ici quelques mois cette marque va devenir un acteur incontournable dans le paysage des pêcheurs, bientôt il sera impossible de ne pas avoir ce genre de produit car à prix fortement inférieur on aura tout ce qui se fait de mieux. Fini les rêves pour le simple pêcheur comme nous de trouver enfin des distances, en plus ce genre de matos vous impose la bonne conduite et peu à peu vous fait rentrer dans l'antre de tout vos fantasmes.

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Le petit truc de ce soir c'est que les algues finissent de nous dégouter de remonter, moi j'ai cassé quatre fois à la suite en ramenant une énorme touffe, je consulte mes amis et vers huit heures on déménage. Stef à plié quand il a remonté un slip bleu marine, c'est un peu la goutte d'eau qui fait...

La soirée qui nous attends va être rapide et longue à la fois. Toutes les demi heures il y a une blanquette pendue sur le fil, touche ou pas touche la chose est entendue, inutile de laisser le ver de rimini nager bien longtemps car une blanquette de trois cent est forcement accorchée sur l'hameçon. Nous n'avons pas beaucoup de répis entre les montées d'écureuils mais impossbile de toucher une poisson correct, seul stef va enfin concrétiser la soirée avec une blanquette de plus de cinq cent grammes prise dans la bande des cent vingt mètres. Bon il ne faut pas jouer des défaitistes mais je sent bien que ce soir nous ne ferons pas la prise de l'année, les jours qui ont précédé à celui-ci ont été d'une rare violence avec même une tornade sur st Maxime. Le seul gros problème ici c'est les barracudas, c'est la raison aussi pour laquelle il ne faut pas laisser trop longtemps l'appât dans l'eau, si par malheur une blanquette se plante sur la ligne et qu'elle ne fait pas de touches, il y a forcement un barra qui va renifler l'opportunité et te bousiller la ligne en dévorant ton poisson, par contre lui te fait une touche interstélaire. Voilà un contexte complexe à analyser pour une troupe qui est habitué à la roche, comment digérer une touche qui te fait exploser du 35 alors que le frein est libre ? Voilà des questions qui ont animées et abimées nos esprit sur le chemin du retour. Du coup, Antoine à très sommeil et ne se sent pas du tout de conduire, Stef à englouti quelques bières et craint de se faire planter par les forces de l'ordre en cas d'une contrôle. Moi je n'ai malheureusement rien bu et je suis désigné apte à conduire le gros camion de la DDE de six mètres de long re-masterisé en transport de fruits et légumes, avec le jour qui pointe j'ai vraiment sommeil moi aussi. Nous ferons une halte salvatrice obligatoire de quelques minutes sur l'aire de repos de st Maximin pour repartir au petit jour. Nous nous laisserons au même endroit d'où nous sommes partis la veille, sous les yeux du garlaban à six heures trente sous la rosée intense du matin, les portables sonnent encore...

Tient c'est Renaud,

- "Ro, j'ai fait une dodo à Carry, vé je te l'envoie sur ton tel !"

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