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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons

L'année 2017 aura marqué un tournant radical dans l'histoire de nos aventures. Depuis ces derniers mois il s'est installé un doux de raz le bol dans nos caboches qui nous a fait prendre certaines décisions. En effet, beaucoup de nos sorties a mis en évidence le désir d'aller plus loin dans la perception de la pêche. En fait, depuis le temps que je traîne mes souliers dans les sentiers des calanques, le désir de m'éloigner de la côte a pris forme dans mon esprit. Je pense que nous avons fait le tour de toutes nos pêches et il faut bien le dire, je ne part plus la rage aux dents comme par le passé. C'est un peu comme si c'était le bon moment pour prendre une autre direction, comme si la soif de prendre la mer était devenu une évidence.

C'est ainsi que j'ai entrepris d'acheter une embarcation. Un truc pas trop grand que je peut manipuler seul, doté de belles qualités marines, pas trop cher en entretien et qui peut se ranger dans un mouchoir de poche. Hé bien là, tout naturellement j'ai opté pour un pneumatique car à mon sens c'est avec cela que j'ai le plus de chance de me faire rapidement plaisir. Mais quand on est pas riche le choix se restreint très vite. Malgré tout on trouve de tout sur le net, en passant par de vieilles poubelles jusqu'au bateau neuf on se surprends à rêver, du moins, à rêver encore.

Tout cela va nous permettre aussi de ne plus subir autant tout les à côtés de la pêche, il nous suffira de mettre le boudin à l'eau sans avoir à attendre de longues minutes qu'une place se libère, subir une marche forcée juste avant de se rendre compte que ton coin de pêche est bourré de filets.

A vrai dire l'histoire que je vais vous raconter est un peu complexe. En effet nous vivons les derniers instants sous l'obligation de rester sur la terre ferme, et pour confirmer cette nouvelle aire qui s'offre à nous, nous avons décidé Antho et moi de reprendre les doux chemins des calanques.

Nous sommes samedi soir d'été et il est très difficile de trouver un place, le petit port de Callelongue accueille plus de monde qu'il ne peut en contenir et les places de parking sont chères. Mais une fois passé cette première déconvenue le sentier qui grimpe à la verticale s'élargi et en principe plus personne en viendra troubler notre petite sortie. J'ai bien noté quelques âmes dispersées, mais dès que la marche commence sérieusement, les candidats se font extrêmement rares. Tout cela est une aubaine pour nous et nous allons précipiter sur notre petit recoin favori. Les lignes sont quasi déjà montées il ne reste plus que connecter les divers éléments pour que tout soit opérationnel. En un rien de temps les appâts vont aller farfouiller pour nous ces fameuses tranchées sableuse où se nourrissent les poissons. Malheureusement nous avons peu de temps pour séduire un beau poisson. En effet, passé minuit il semble que les beaux sujets s'éloignent du bord, rares sont les fois où cela n'a pas été ainsi. Donc là on est à la bourre et sans trop réfléchir nous allons mitrailler le coin.

Au loin les éclairs animent l'espace et le vent d'Ouest est chaud. Pour nous c'est extraordinaire car les touchent sont sympathiques et manifestement les blanquettes sont bien là. Pour ma part j'ai une petite touche qui m'interpelle. En fait l'écureuil est monté une fois franchement et tremble sur le fil. Voilà un scénario que je connait bien car il est presque toujours le même, une belle prise est au bout et ce poisson ne sait plus comment se débarrasser de l'hameçon mais attention...Ici mon petit crochet de 6 ne supporte pas un ferrage musclé, tout doit se faire en douceur, mon fil en 20 centièmes ne peut pas soulever un poisson du kilo alors je doit rester concentré. je dévale la petite pente où se trouve ma canne et je la débarrasse du témoin de touche. Le scion bouge tellement que je n'ai pas besoin de plus de renseignements, je ferre dans le velours pour que le petit hameçon rentre en douceur dans la bouche. Ici je suis avec un mouron bien juteux donc en principe les poissons se montrent moins regardant vu son attractivité reconnue. Mais ce soir la chance va frapper à porte, encore une fois...

 

Hé bé voilà, je suis en ligne avec une très belle prise qui manifeste sont mécontentement en m'envoyant de bons rushs dans les bras, à cet instant je ne connait pas son poids mais les deux kilos sont sûrement franchis. La belle a une vigueur réjouissante qui me libère d'une certaine angoisse du bredouille, ce n'est pas un problème ordinairement mais vu ce a vécu les semaines passées là, ça fait du bien. Les minutes passent et nous ne sommes toujours pas en vue du poisson. La générosité de la daurade combiné à mon extrême finesse du montage fait qu'elle a la possibilité de me reprendre pas mal de mètres à la remontée. Mais peu à peu dans la lumière des frontales une tâche bien brillance se profile. C'est à ces moments bénis que l'adrénaline commence à monter dans les veines et c'est justement là que le point de la capture est le plus critique. Soudain le noeud d'arraché sort de l'eau et commence à passer dans les anneaux puis il retourne dans l'eau aussi vite que le poisson retrouve sa patate ! l'attente est longue et moi aussi je fatigue, mais c'est le prix à payer pour capturer ce genre de sparidés, elles sont expertes en décrochages et c'est bien souvent à ces instants que sa capture est la plus intense.

Finalement au bout de très longues minutes elle fait enfin surface dans un clapotis bruyant. Mon ami calcule bien son coup et l'enfile sans hésitation dans les maille de l'épuisette géante. Voilà elle est là et à première vue elle dépasse largement les deux kilos. je ne cesse de la détailler sous tous les angles tellement ses couleurs sont vives, elle est complètement rincée et à vrai dire...moi aussi.

Pourtant le plat est gros, mais la daurade est encore plus grosse, elle ne passera pas au four celle-là.

Pourtant le plat est gros, mais la daurade est encore plus grosse, elle ne passera pas au four celle-là.

Mais soudainement nous allons avoir une sorte de déferlement de touches. Mon copain va se fendre de quelques belles prises dont une qui est bien assise sur son kilo jusqu'au moment où...

Nous n'avions pas vu les nuages chargés éclairs qui s'étaient largement approchés du bord, les gouttes commencent à faire leur apparition, aïe aïe ça sent le roussi là ! Rapidement la pluie se transforme en orage d'été et nous devons remballer de toute urgence. Les éclairs tapent de partout, nous sommes officiellement dans la merde! Sur le chemin les cailloux se sont transformés en patinoire et on y voit pas plus de dix mètres, les ruisseaux se forment faisant penser à de petites rivières que nous esquivons tant bien que mal. Notre progression est alourdie par le sentiment horrible qu'un de ces éclairs pourrai nous tomber sur le crâne vu qu'au dessus on dirai une boite de nuit  ( il y a les son et la lumière)! Heureusement passé la montagne la pluie se calme un peu et les éclairs ont fait volte face à la montagne, malgré tout nous sommes trempés jusqu'aux os, caleçon compris !

Mais dans une bonne semaine nos aventures vont prendre le large, je pense que nous irons fêter la venu de ce petit bateau en poussant jusqu'au Frioul à moins que la météo ne soit pas clémente. D'ici là on vous tiendra au courant...

Ci dessus c'est une photo des très rares sorties que nous avons faites.
Ci dessus c'est une photo des très rares sorties que nous avons faites.

Ci dessus c'est une photo des très rares sorties que nous avons faites.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons, #cuisine

Ce dimanche je suis en compagnie de mon copain Antho. Nous sommes en route pour une bonne partie de pêche choisie un peu à l'arrachée au vu de la météo. Les bourrasques de Mistral font un véritable carnage sur les franges de la côte Marseillaise, et vu que c'est pile notre terrain de jeu il nous faudra aller ailleurs. Aller ailleurs c'est une belle histoire mais où ? J'ai beau retourner et retourner tout ce qui me sert d'inspiration je ne voit que le Cap Taillat pour abri d'un soir.

Voilà la messe est dite, nous partons en fanfare en sa direction....

Le mot du jour.

L'autoroute est longue est contraignante, malgré la beauté inégalable des forêts du Var ce n'est pas la porte à côté pour nous. En effet, il nous faudra allonger plus d'une centaine de kilomètres sans avoir l'assurance de trouver le bon poste et sans la conviction de faire une belle pêche. C'est toujours un comme cela quand on part pour des terres qui vont surtout nous contraindre sur le retour aux lueurs du petit matin.

L'aller est toujours assez rapide et il semble que l'élection présidentielle à cloué beaucoup de monde à la maison. Nous en profitons pour arriver au cap et trouver une place de parking à côté du chemin, seulement voilà...La mer tape un peu trop fort sur le roche lisse de cette petite côte mal taillée. Je n'ai pas un brin la sensation que nous sommes sur notre poste définitif car avec un peu d'habitude on peut voir de gros paquets d'algues qui finissent par s'abattre sur le bord sous la pression des vagues. Après mûre réflexion nous allons rebrousser chemin vers Pampelone. Arrivés sur l'immense plage ce sera le même constat qu'au Cap avec des murs d'algues brunes qui se sont échouées et d'autres qui colonisent les abords de la plage. Là c'est la garantie de faire casse sur casse et de bourrer les moulins d'algues mortes. En quelques dizaines de minutes nous sommes sur le quai de Port grimaud armes et baguages à la main.

ici tout est calme mais je sait à quel point ce lieu est complexe à pêcher. les petits fiélas se prélassent sans retenue et engloutissent tout les appâts qui sont à leur portée. Mais après une bonne heure passée sur ces quai nous avons une sorte de doute qui s'installe dans nos esprits. En effet les touches sont absentes et il n'y a pas l'ombre d'une trace d'un poisson aussi petit soit t'il. Machinalement je joue avec le grincement de la mâchoire tout en essayant de trouver la solutions avec ce problème qui risque de nous faire rentrer les mains vides. En réalité ce n'est qu'un demi problème mais c'est quand même un problème coupé en deux et la partie qui reste c'est l'envie de prendre du poisson. heureusement les touches arrivent vers une heure du matin. Bon ce n'est pas la folie mais globalement nous nous en sortons pas trop mal avec la prise de quelques jolies blanquettes et quelques sars pas vilains.

Vers trois heures du matin tout semble jouer pour nous. Nous commençons à parler retour et il va être temps pour nous de tenter l'impossible pour agrémenter notre sortie. Moi je vais profiter que la digue s'est désertifiée pour aller poser très loin un bon bout de ver de Rimini surgelé. Je vais malgré tout un peu diminuer la longueur du bas de ligne car avec ce que je vais envoyer dans les airs je craint qu'il ne s'entoure autour du corps de ligne. D'un jet puissant le plomb va aller toucher une  distance très respectable, je n'ai plus qu'à mettre un écureuil bien lumineux qui se voit de loin et attendre le passage d'un beau poisson. Entre temps nous allons sortir quelques poissons mais ce qui est difficile à comprendre c'est que bien souvent la touche est microscopique si tu n'as pas le nez dessus c'est presque invisible. d'ailleurs nous avons remonté quelques blanquette mortes sur les lignes faute d'avoir vu la tirette. Bon là c'est tout la grande discussion entre nous, pas question de garder une petite daurade de trois cent grammes si elle est vivante, mais si elle est morte là on ne sait pas...

mais la chance va nous sourire largement. Alors que nous parlions de tout ces connards qui laissent super sale le long de toutes ces digues qui sont pourtant magnifiques, ma canne qui est loin se met à parler. D'un bloc l'écureuil va se coller à l'anneau intermédiaire et secouer le scion très généreusement. De loin impossible de savoir si le frein tourne mais vu comment l'écureuil s'agite dans le noir, j'imagine que ça doit envoyer du lourd ! D'un bloc je m'empare de la canne sans réellement savoir si le poisson est au bout. Mais je n'ai pas le temps de tendre la ligne que je sent une tirée digne d'une belle portion. Sans trop ferrer je remonte mon poisson qui s'agite avec une complaisance qui me libère "enfin" d'un sentiment mitigé. Pas à pas le poisson fait surface sous la pression de mon matériel bien étudié pour ce genre de prises. Le scion plie mais n'est nullement dépassé, le fil en très fin diamètres joue ici parfaitement son rôle et je remercie ici les ingénieurs de la marque Caperlan pour tout le développement de ces lignes ordinaires mais qui me donne à cet instant un immense sentiment de confiance.

Derrière moi il y a mon ami qui me regarde les mains dans les poches...Je lui demande si il  a pris le salabre mais en fait non. Non ? Ho putain il faut le salabre car avec mon pauvre fil je ne vais pas pouvoir la remonter en poids !!!! Mon copain s'en retourne à toute jambes chercher les mailles pendant que je bataille avec ma prise. Finalement Antho arrive et sans ménagements enfourne ma pauvre daurade dans l'épuisette tout en n'économisant pas ses interjections provençales. Hé bé voilà, on a fait l'impossible !! Mais si je doit remercier des gens dans le paysage de ma passion pour la pêche, tout naturellement mes pensées vont pour le groupe PEXEO. Voilà des amis qui n'ont pas beaucoup de temps pour eux. Voilà des gars qui utilisent la moindre parcelle de travail pour développer de nouveaux process du surgelé qui facilitent la vie du pêcheur de tout les jours. Pour nous, on en fait la preuve que le surgelé est la pêche d'aujourd'hui et à plus forte raison celle de demain, il faudra juste qu'un jour le pratiquant écoute et se dépasse pour adopter une nouvelle façon de voir les choses.

Le mot du jour.

Vers cinq heures nous n'avons plus de touches et il semble que nos paupières soient lourdes, voire très lourdes. Nous décidons de tout remballer avec finalement une belles brochette de poissons au final. La voiture est loin et port Grimaud est tout fermé nous devrons passer par la plage, il y a sûrement un autre passage mais je en le connait pas et nous devons faire un retour à l'ancienne sans chichis.

Sur la route ça se complique un peu. Nous avons bien que la mole est un endroit dangereux pour l'humain à cause de la faune animale qui prospère dans les massifs boisés à l'extrême. Malgré tout nous soutenons une moyenne assez correcte sans dépasser toutefois les limites autorisées. La première raison c'est que je n'ai pas envie de me prendre un procès verbal de n'importe qu'elle naturelle que cela soit, la deuxième raison c'est qu'au final vu le nombre de sangliers, renards, biches qui rôdes au abords des routes, plier la voiture n'est pas dans le cadre de mes finances actuelles. Mais en réalité nous sommes à côté de la plaque. Nous nous sommes fait doubler par une centaine de bagnoles qui fusent dans le noir sans aucune visibilité. Plus loin un bel accident qui ralenti à peine la course de ces pilotes en herbe et qui se sont fait leur le code de la route. Au matin il n'y a plus de maître de la volonté les bagnoles bombardent sans retenue au risque de tuer une famille ou tout simplement quelqu'un qui n'y n'est pour rien.  Mais cela ne semble pas être dans la champs de réflexion de l'humain de base, Vous savez ceux qui continuent à téléphoner au volant, considérer que certains feux rouges sont inutiles, que les limitation ne servent qu'aux autres, que l'alcool ou la drogue donne des ailes...

Le mot du jour.
Le mot du jour.

Il y a longtemps déjà j'ai entamé une longue croisade contre la connerie. Celle qui fait parti de notre quotidien, celle qui est présente dans tout nos faits et gestes et c'est celle qui pourri chaque jours que dieu fait à ceux qui ont un peu réfléchi à la vie. Je ne peut raisonnablement pas me soustraire à cette pensée car moi même je suis forcément l'imbécile de quelqu'un et forcement vous aussi. Mais au delà de tout cela dans mon long désir d'être meilleurs, j'ai observé des comportements si juvéniles qu'il m'est immédiatement apparu tout le chemin que j'avais déjà parcouru depuis. Au passage je me suis débarrassé comme des reliques anciennes des emprises politiques et religieuses qui brident la pensée et la liberté des générations. Je me suis rendu compte que nos ancètres n'avait pas tout l'espace cérébral nécessaire pour penser par eux même sans avoir besoin d'avoir recours à des formations divine qui réduit plus l'esprit qu'il ne développe. Mon esprit sincère a finalement fait le tri dans tout ce qui m'entoure et a dû composer avec mes propres jugement sur le sujet.

J'en suis venu tout naturellement à étudier la nature humaine, voilà le vrai débat que j'ai entre mon être et ce que je suis. Pour moi c'est un peu comme un page blanche immense où il y a tellement de choses à dire qu'on ne sait finalement pas par où commencer. Pourtant les mots sont là et ils fusent à la vitesse de la lumière et tout ce qui me vient comme point de départ c'est l'humain...Mais au lieu de juger les autres comme point de mire, je me suis jugé moi, analysé et profondément remis en question. A vrai dire je pense que c'est par là que tout individu doit commencer, faire tomber ses protections de défense, au moins vis à vis de soi, pour mieux les comprendre et les contrôler. Voilà un vrai défi pour l'esprit qui cherche toujours à masquer ses méfaits par des généralités qui poussent la réalité au rang de la banalité. Cela permet de détourner la nature humaine en faveur de l'individualisme permanent. Nous savons tous que l'individualisme conduit directement à la matérialisation et la matérialisation à la dépendance. Quelle soit intellectuelle ou.. matérielle ce sont des leurres qui conduisent à l'enfouissement de tout ce qui est beau en soi.

Quand l'individu en est là il n'est plus vraiment maître de ses pensées. Il rejoint sans s'en rendre compte la pensée collective, bien souvent le profit en est le moteur. On le voit bien, on parle de l'huile de palme qui bouche les artères, pour sa culture on brûle des centaines de milliers d'hectares de forêt avec les singes qui y vivent pour replanter des palmiers. Nous avons que c'est une cause majeure de la mauvaise santé des enfants demain mais...Les industriels la mettent dans tous les plats cuisinés, les gâteaux des enfants et même dans le lait des nourrissons. Du coup comment faire confiance aux hommes ? C'est le plus grand sujet du monde après l'argent bien sûr...

 

Le mot du jour.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons, #pêche au bord de l'eau.

Il n'y a pas beaucoup d'occasion dans une année pour se faire réellement plaisir. A chacun ses aspirations profondes ou ses désirs intimes, mais il y a un tout petit recoin dans sa caboche où est dissimulé une barre de bonheur à l'état pur. C'est un peu comme un bonus dans un jeu vidéo ou une porte qui débouche sur une extra balle dans un flipper. On peut le trouver dans une multitude de choses car à vrai dire personne ne connait les limites du bonheur ni où il se trouve, mais on le reconnait bien quand il arrive, il commence à remonter des entrailles pour venir inonder l'esprit tout en faisant des frissons jusqu'au sommet du crâne. Heureusement ce n'est pas un état permanent, pour moi il ressemble un peu à une étincelle qui se répercute dans mes souvenirs et il conditionne malgré tout une bonne partie de ma satisfaction.

Hé bien moi c'est quand je prépare la fameuse sortie de pêche pour mon fils. Voilà une occasion en or de se faire plaisir car c'est un moment où on laisse de côté les mondanités et autres devoirs d'usages de tout les jours. C'est la bonne occasion de rassembler quelques amis avec avec soi pour partager quelques heures de liberté absolue.

Cinq heure et demi du matin mon fils me réveille car c'est l'heure de se préparer. Il y a déjà les copains à la maison car pour éviter de faire la tournée de ramassage le matin on les garde pour la nuit. Après un très rapide petit déjeuner nous passons récupérer Eric et Max puis Antho sur le chemin de la pêche.

A cette heure il n'y a pas grand monde sur la route et nous arrivons à CASSIS rapidement. Les pas lourds résonnent en cadence dans la carrière, les rires et les vannes commencent à monter avant de nous engager dans le sentier qui surplombe la somptueuse plage de Port Pin. Là je suis rassuré contrairement aux années précédentes car les enfants ont beaucoup grandi et je ne doit pas autant me soucier de leur sécurité, de plus ils sont étrangement devenus raisonnables et bien plus sportifs que moi. Ce qui n'a pas changé c'est leurs rires d'enfants qui envahissent les criques tranquilles, là où dorment les pins tordus par le vent, bordés de la beauté naturelle des roches cuites par le soleil. Notre progression est rapide et en moins d'une demi heure nous sommes enfin en poste.

Une leçon de vie au bord de l'eau.

Inutile de tourner autour du pot, les gosses ont une patate de tout les diables ! Je me régale de les voir s'émerveiller sur la beauté du paysage ou les petits poissons qui passent sous la surface de l'eau. Ils détaillent déjà leur plan de pêche pendant que je prépare les lignes de mes trois petits loulous.

Rapidement la satisfaction monte dans les rangs car tout le monde trouve son poisson à mettre au bout de sa ligne. Les touches arrivent en masse mais quoi de plus normal en somme. Moi mon plaisir est ailleurs car quand je vois la belle ligne de pêcheurs qui s'étale, tous aussi concentré sur le scion que possible, là, je suis heureux...

Une leçon de vie au bord de l'eau.

A vrai dire nous avons une chance de tout les diables ce matin. Normalement ce foutu vent va se lever vers quatorze heures et a sévi les jours précédents. Cela nous laisse une petite fenêtre météo de cinq heures et nous allons largement en profiter. Au départ rien n'était sûr mais là, pas un gramme de vent, il fait légèrement frais et la mer ressemble à une immense toile cirée couleur bleue, hou fan de chichourle ! Ca sent la poudre dans les rangs !!!

Malgré leurs tailles modestes, je mesure bien ce que pèse en réalité ces poissons de roche. La valeur poids satisfaction n'est pas comparable dans une équation arithmétique. Je parie ma chemise que les couleurs flamboyantes de cette girelle royale brilleront dans l'esprit de mon fils durant toute sa vie, ainsi à son tour, il aura un peu ces fameux moments particuliers qui figent des souvenirs dans le temps.

Girelle Royale ( Coris Julis)
Girelle Royale ( Coris Julis)

Girelle Royale ( Coris Julis)

Pour l'instant les rythme des captures est assez soutenu, il y a un peu toutes les espèces qui sont présentes et de temps en temps un sujet un peu plus gros fait surface.  Mais pour mettre toutes les chances de notre côté je me suis affairé à choisir de belles boites de vers. Pour l'occasion j'ai monté du 16 centièmes dans les moulins et bas de ligne en 14 centièmes, combiné avec des poids de quarante grammes il ne reste plus qu'à prier pour que les fonds ne soient pas trop accrocheurs. Malgré tout j'ai beau indiquer aux enfants qu'il faut envoyer au moins à trois mètres du bord pour que le poids aille jusqu'au fonds rien n'y fait, ils font gratter le plomb contre la paroie sous leurs pieds. Il s'en suit une série de casses qui aura raison du petit stock que j'avais en réserve et des bas de lignes ultras fins. Pourtant, le bac commence en se remplir franchement d'une belle brochette de poissons de toute les tailles. Vu que nous n'allons pas passer la journée ici et que pêcher les poissons de roche n'est pas exactement dans mes cordes je vais tenter de caler un ver plus gros et plus loin. C'est Antho qui m'a décidé car il vient de prendre un joli Pageot sur une esche entière, preuve que même avec ces vers on peut prendre pleins de trucs.

Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.
Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.
Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.
Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.

Dans l'ordre c'est Arnaud, Max, Matt et Toto.

Passé midi le vent commence à devenir plus présent. Les gosses font une véritable razzia dans le sac de nourriture et là, on est obligé de rigoler tant les mélanges sont surprenants. J'ai observé un combo bonbon/chips qui, je présume, doit être de la famille du sucré/salé ou croc monsieur/bonbon/chips/coca tout cela dans la même bouchée. Bon là je préfère ne plus trop regarder et me concentrer sur ma pêche. D'ailleurs il me semble avoir une belle touche sur ma canne et vu le diamètres des bas de ligne mieux vaut ne pas laisser trop batailler. Du coup je ferre mais avec les précautions qu'impose la résistance du fil. Il me semble que le poisson est assez sympa j'espère juste que je vais pouvoir le remonter sans que tout casse, hé oui, on a pas de salabre.

Un beau labre véridis ou labre vert ou lasagne.

Un beau labre véridis ou labre vert ou lasagne.

Du coup je vais un peu expliquer pourquoi son nom officiel est le Labrus Véridis ou labre vert. La raison est simple car toute la découverte du fond marin s'est faite sous le règne du latin ou du Grec et les prétendants scientifiques qui n'avaient de cesse que d'avoir leurs noms afficher dans les revues spécialisées de l'époque. En latin, Labrus veut dire " lèvres" et véridis veut dire " vert". Souvent les noms sont longs et complexes pour l'expliquer aux néophytes, ainsi naissent dans la bouche récalcitrante de nouveaux noms tout à fait surprenants comme Roucaou qui veut dire " roche" en provençal, mais lasagne ou vieille c'est difficile de savoir d'où cela provient... 

Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.

Nous allons plier vers quatorze heures sous l'insistance du vent. De toute façon nous avons largement de quoi faire notre traditionnelle soupe de poissons et nous avons fait le plein d'oxygène, quoi de mieux? 

Notre retour sera beaucoup moins solitaire qu'à l'aller. Les marcheurs sont nombreux ici et les bateaux qui transportent les touristes ( déjà ?) ont rapidement colonisé toutes criques interdites ou pas. Voilà un spectacle surprenant comparé à la tranquillité du VAR ou comparé au manque évident de civisme de la part de l'être humain. Heureusement les gosses on l'oeil pour se moquer ouvertement de ceux qui n'ont pas de morale, preuve qu'en fait, notre vision de l'avenir et tout ces messages que nous leur avons donné tant bien que mal, à bien fait son chemin dans leurs esprits...

Une leçon de vie au bord de l'eau.
Une leçon de vie au bord de l'eau.

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