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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche

En parcourant les lignes de mes anciens articles ou des nombreux articles de mes anciennes revues rangées dans une armoire, j'ai pu constater que tout est un long recommencement, même si l'on remarque qu'il y a une sorte aggravation dans la pose de mailles il faut bien dire que leur absence n'a malheureusement jamais existe dans ce siècle. Ce qui pose problème c'est cette pression grandissante qui peu à peu désert le marché de la pêche de loisir aux jeunes pratiquants. Nous les vieux cons, nous ne seront pas directement impacté par tout ce remue ménage car la pêche ne s'impose pas à nous comme une épreuve ou une expérience à tenter, elle fait partie entièrement de toutes nos aspirations et, est, pour nos esprits encore juvéniles le meilleur refuge contre l'ennui. Nous avons trop de souvenirs d'enfants entre ses bras et bien souvent la réalité s'efface quand nos esprits de mettent à vagabonder, il ne reste devant nos yeux que le film ancien de nos exploits passés qui semblaient éteints mais qui reviennent du fin fond des temps pour quelques secondes. C'est une sorte de communion intime et nous avons tous fait nos apprentissages contre les palissades faces à la mer, là où la roche est dure et les chemins dessinés qui fuient semblent encore aujourd'hui bien mystérieux. Pourtant il nous reste encore bien des choses à accomplir ici, l'école des calanques ne nous a pas encore livrée tous ses secrets, son histoire est bien trop longue pour nous et je ne sait pas si un jour nous pourrons en faire le tour. Mais les générations futures ne le verront pas de cette façon, nos histoires Pagnolesques ne seront que des anachronismes dans une époque révolue, une époque où le poisson était là, sous les eaux, et nos vers miracles durement trouvés ne seront que le reflet d'un gigantesque n'importe quoi. Ces générations naissantes parleront sans doute de quelques couillons comme nous avides de souvenirs venus user leurs culottes sur le comptoir des calanques avec nulle autre désir que de revenir au matin avec quelques poissons rutilants.

Malgré tout l'histoire s'inscrit, les longues heures passées à pêcher pèsent aujourd'hui lourdement dans notre quotidien car c'est toujours avec grand plaisir qu'on se retrouve entre amis parfois, pour rien...Mais qu'importe après tout, nos rêves annuels nous mènent la vie dure quand on parle de poissons. Ha oui les poissons, c'est le moteur supersonique de toute une industrie dont nous faisons parti. Chaque années nous profitons de toutes ces inovations qui redonnent l'espoir d'aller plus loin et de faire un peu mieux. Je ne peut pas vous raconter le nombre de fois où je suis parti bille en tête seul dans les calanques avec quelques inovations en poche, tout se fabriquait à la maison et parfois même quelques heures avant de partir. Mais le poissons était une passion qui nous a fait faire les rêves les plus fous et malgré mes postes soient loin de tout, la solitude ne m'a jamais dérangé.

Pour la petite histoire je me suis décidé à pêcher sur d'autres postes que que ceux de Marseille, à travers quelques fenêtres météo j'ai pu aller constater le désastre qui existe dans le monde de la pêche. Oui là je parle de désastre...Quand on pêche toute l'année à plusieurs kilomètres de toutes vies on ne saisi pas toujours le bordel qui existe tout près du rivage. Ainsi un soir je me suis rendu à la pointe du Corton alors que la mer était calme. J'ai pris ce coin car il me semblait un peu plus isolé que la plage de la reine et les Lombards, les franges de sable tranchent bien avec la posidonie et la douceur du temps m'a franchement emballé alors pourquoi pas ? De toute façon vu l'heure à laquelle je suis parti de chez moi je n'ai pas trop le choix. 

 

IN PERSICUM.
IN PERSICUM.
IN PERSICUM.
IN PERSICUM.

Je n'ai le temps que de faire quelques clichés avant de prendre mon premier poisson, il ne fait pas encore bien sombre tout s'annonce plutôt bien. Les touches augmentent avec la tombée de la nuit et la fraîcheur aussi, mais dans la pénombre une déconvenue de taille se profile...Moi je suis bien assis sur une roche encore chaude avec mes bières et mes clopes, je peut à loisir profiter des titillages intempestifs sur les bibis congelés que j'ai réussi à envoyer à bonne distance. Au fil de la nuit je suis las de ne prendre que des blanquettes minuscules et je peste de ne pas tomber sur une belle prise quand...Je remarque une lumière dans l'eau...Mince il y a un chasseur sous marin qui braconne, il passe à quelques dizaines de mètres et balaye méticuleusement tout le coin. Bon, il est onze heure et je n'ai plus qu'à remballer car là, la pêche est finie. Mais qu'elle fut ma surprise de voir au détour de la coline qu'en fait, il y a aussi beaucoup de monde sur la plage. En fait de la pointe Cacau jusqu'à Canaille chaque crique ou avancée vers la mer est occupée, le phare compris, les filets sont éparpillés un peu de partout...Pauvres poissons. Les feux crépitent sur la plage, sous canaille et dans la petit crique, wahouuu j'en perd mes mots.

IN PERSICUM.
IN PERSICUM.

Dimanche c'est le grand retour au bord de l'eau pour la petite troupe, il y a Stef et un copain ( yo ! ) et tous les trois nous nous retrouvons à callelongue. A première vue  il n'y a pas de filets dans le secteur ce qui pourrai laisser penser qu'avec un peu d'énergie dans les biceps nous allons enfin pouvoir renouer avec le poisson. Comme à son habitude Stef déploie une véritable armada de cannes à pêche tout le long de son coin, moi j'ai l'air d'un vrai touriste avec mes deux cannes phosfos, remarque, il prends plus de poissons que moi et ceci explique celà...

Pourtant ce soir nous n'allons pas être débordés par les touches, il y a bien quelques belles tirettes par moment mais elles restent sans suite. Par contre les appâts du style ver de chalut, mouron se font systématiquement nettoyés même bien saucissonnés, seuls les bibis arrivent à resister quelques instants. Voilà encore une pêche qui ne se passe pas super bien. Mais il y a quand même un truc de bizarre qui se passe sous les eaux en ce moment, il semble qu'il n'y ai beaucoup de juvéniles et peu de beaux poissons, du moins chez nous...En discutant avec Stef nous comparons les soirées qui se sont alignées depuis ces deux derniers mois sur différents postes et nous arrivons à la constatation qu'il semble que les poissons que nous cherchons sont ailleurs. Bien sûr on arrive toujours à bricoler quelques sujets corrects mais quand on lorgne sur l'année 2014, pour nous on est loin du compte.

Nous partirons vers 3 heures et demi avec un pageot et un beau pagre dans la musette, Stef à eu trois touches, Yo en a eu deux et moi seule mais avec un gros départ de frein ( ouff). Bon je vous empile les photos car côté aventure là c'est plus léger mais...Je suis en congé d'ici peu, je vais reprendre avec joie le chemin des calanques car une brève intrusion en son sein m'a permi de constater qu'une espèce très saisonnière refaisait son apparition annuelle, hé hé hé hé, à plus les gars !

IN PERSICUM.
IN PERSICUM.
IN PERSICUM.
IN PERSICUM.
IN PERSICUM.
IN PERSICUM.

En plus j'ai fini la terrasse samedi, il ne me reste plus qu'à finir complètement le four à pizzas je serais un peu plus dispo pour la pêche.

IN PERSICUM.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche

Je ne saurai dire à quel point il est important pour le pêcheur d'essayer toutes sortes de choses pour tenter de comprendre enfin tous les petits mécanismes sous marins qui font la différence dans une partie de pêche. Bon, tout comprendre relève de l'utopie mais...avec de bons arguments et une météo adéquate sur un poste choisi, la pêche peut prendre une tournure inattendue.

Sans vider la mer pour autant il est possible de passer à travers les nombreux filets qui encerclent les couloirs de passages, c'est un peu la roulette en ce moment tellement la pose abusive de mailles peuvent contrarier une soirée pourtant adéquate. Mais Greg et Christian ne se découragent pas pour autant et quitte à aller au fin fond du Var la cause est entendue entre eux, ce soir ils sont bien décidés à passer une nuit entière à pêcher.

Greg et Cricri .
Greg et Cricri .

Greg et Cricri .

La nuit qui s'annonce est longue mais elle est heureusement ponctuée de beaucoup de touches très libératrices. A première vue  il n'y a pas de poissons record pour l'instant mais les prises sont très argement maillées, mais avec un peu de chance, ils ne sont à l'abri d'une très belle prise.

Un grand pas vers l'avenir.

C'est pas croyable la diversité des poissons, il y a un peu de tout et comme la dernière fois où la soirée s'est achevée au matin par la prise d'un sar hors normes, tout les espoirs sont de mise et la tension monte au fur et à mesure que minuit est passé. Les deux compères se connaissent bien et ils ne sont pas venu les mains vides côté alimentaire, la bière et les rires coulent à flot, les sandwichs au pâté ne font qu'un aller retour dans les estomacs ce qui est la moindre des choses. Mais il faut bien ça pour passer le temps car la nuit est longue malgré tout, il faut se battre régulièrement contre le sommeil pour traverser la nuit sans encombre. Heureusement, même si aucun gros poisson n'est encore en vue, la nuit se ponctue de prises et de relâches, c'est un peu ça la pêche, il faut être magnanime avec ce que l'on est venu chercher pour que cela dure encore.

Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.

Je n'ai pas toute leur histoire car je n'ai pu les contacter que deux fois dans la soirée avant de m'écrouler devant la télé, je n'ai eu que les grandes lignes et ces quelques photos, mais je connais bien ces deux copains qui sont la pupille de mes pensées. Mais mon ami Christian que je connait bien est un compagnon précieux qui est d'une douceur incroyable dans ses propos, pas une phrase ne sort de sa bouche sans être passée par son coeur, c'est comme un grand frère qui donne tout ce qu'il a de bon, on ne peut que l'aimer tant son désintérêt de tout est évident, tant sa présence fait du bien.

Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.

Pour la petite histoire mes deux copains sont reparti du poste de bonne heure, c'est à dire à onze heure du matin...sans dormir. On peut dire que le partie de pêche n'a pas tourné court car ça fait une belle cession tout ça, ils repartirons repus sous un beau soleil estival, pour eux la saison a bien commençée et ils ont déjà prévu une nouvelle sortie. Par contre pour moi c'est une autre histoire, je me suis rendu moi aussi à la pêche mais le contexte a été bien différent d'ailleurs je vais ici pousser un grand coup de gueule !!!

Un grand pas vers l'avenir.

Le coup de gueule !!!!

 

La bonne saison a commencé depuis quelque semaines, les poissons sont désormais sortis de l'hiver et normalement c'est bon pour nous. Mais depuis un certain temps j'ai remarqué la prolifération abusives des filets dans les calanques à un point tel qu'il devient très aléatoire voire inutile de s'y rendre. J'en ai fait les frais en pêchant dans les mailles sans m'en rendre compte car il n'y a pas de balises visible à la surface. C'est quand le gars est venu ramasser son filet le matin que j'ai pu constater qu'il l'avais déployé à moins de cent mètres sur au moins sur un kilomètre, donc ma ligne traînait presque dedans. Mais toute la nuit je me suis demandé pourquoi une telle absence de poissons ? J'ai tenté des trucs de malade sans succès pour finir par rendre la main tellement rien ne marchait. Je suis reparti au jour de mon coin la rage aux lèvres en me demandant vraiment si j'allais y revenir un jour.

Mais pour soigner ma colère je me suis décidé la semaine suivante à aller pêcher dans le Var, je me suis dit que les pros sont bien plus respectueux des distances de pose et vu la diversité des postes je pouvais en trouver un de libre. Hé bien non...De brégançon jusqu'au Cap Taillat il est presque impossible de trouver un coin sans filets, au plus je me suis avancé vers St Tropez au plus je me suis décomposé, il y a des drapeaux de partout alignés les uns après les autres, on peut les voir de très loin tellement il y en a, sur des recoins isolés inaccessibles à pied ou au raz des plages jusque à l'entrée des ports. J'ai pu voir de petites criques barrées par les mailles, tout le long jusqu'à notre destination finale, inutile de vous dire mon état de colère, car à cause de cette armée de salauds j'avais réussi à faire capot sur les marbrés au coeur de la saison...

Arrivés à Gigaro c'est même constat que partout, il y a beaucoup de filets. Il semblent un peu moins proches du bord ce qui me laisse un espoir de voir peut être quelques écailles. Moi je suis venu tester les nouveaux vers surgelés qui m'ont été confiés, bon ça part mal...

Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.

Au départ j'avais prévu d'aller loin vers le Cap Lardier pour tenter de contrer les filets mais rapidement nous devons rebrousser chemin car au plus on s'éloigne au plus il y a de filets, je me demande même si c'est possible une telle malchance ! A force de rebrousser chemin nous allons devoir nous installer à quelques centaines de mètres de la plage elle même occupée par les mailles, de toute façon nous n'avons plus le choix vu l'heure...

A la tombée de la nuit les touches commencent à arriver, bon rien de vraiment fantastique mais rien que de voir nos écureuils s'agiter ça rassure un peu quand même car au cas où, nous avons fait plus de cent kilomètres pour être ici. Il est assez difficile de cerner les poissons qui assailent nos vers car pour l'instant ils ne se piquent pas ou vident les hameçons sans se piquer, il est évident par contre que c'est des petits. Pourtant à un moment mon attention est attirée par une touche différente des autres, je suis assis à fumer ma cigarette roulée à quelques mètres de ma canne et je peut bien observer le manège qui est en train de se dérouler. L'écureuil rouge extra lumineux monte de dix centimètres et se cale, puis il monte encore à mi hauteur énergiquement et retombe dans la foulée pour remonter aussi sec. Hé hé hé, si ça c'est pas un beau poisson je m'appelle helmuth ! Je vais laisser faire quelques instant avant de prendre en main, le scion plie généreusement et je vais ferrer à la faveur d'un franche tirée, le poisson est piqué mais je ne suis pas bien sûr de son espèce, de plus il me semble que la partie n'est pas gagnée vu la poids de l'engin. Sa défense est bizzare il se fait lourd sans donner de coups de tête, il part en travers vers la plage et commence à me dévider la ligne, Bruno arrive le salabre à la main tantant de déjouer les pièges de ces roches inhospitalières. Ma canne est pliée en deux et pour l'instant je ne peut rien faire que laisser le frein partir, au fait c'était quoi l'appât, à oui, un ver à tube. La pression du poisson baisse et je peut commencer à mouliner un peu, il se laisse venir et se tanque dans le sable, il sort de son logement et se re-tanque, je pense que c'est une raie. Mais nous ne la saurons jamais car à force de frotter  le bas de ligne en 22 centièmes a dû atteindre plusieurs fois ses limites et s'est rompu au moment où le poisson s'est à nouveau posé sur le fond, bon...

Ci dessus et dessous c'est un mouron surgelé, incroyable non ?

Ci dessus et dessous c'est un mouron surgelé, incroyable non ?

Le pire c'est qu'il tient mieux et dure plus longtemps sur le fil malgré les nombreuses attaques.

Le pire c'est qu'il tient mieux et dure plus longtemps sur le fil malgré les nombreuses attaques.

La suite vas être moins heureuse car mis à part les fiélas qui sont de sortie nous n'aurons plus réllement de touches réjouissantes. Nous allons devoir composer avec ces petits congre qui mangent tout les appâts de la création sans laisser la moindre chance aux autres poissons. Dans ces conditions nous plierons nos affaires vers trois heures et demi sans avoir pu faire de poissons corrects, c'est d'autant plus dommage de se retrouver dans cette situation car j'avais une belle brochette d'appâts surgelés et j'avais préparé un planning pour noter le ver utilisé et l'heure à laquelle il trouve un poisson, lot par lot numérotés et tout cela sur la nuit. Malheureusement la plupart des vers on été nettoyés sans voir la moindre touche, même le ver de chalut fortement ligaturé sur l'hameçon ne tiendra pas plus de dix minutes face à des milliers de petites dents d'indésirables.

Mais au delà de notre infortune j'ai envie de dire que j'ai remarqué que la profession adopte une nouvelle forme de pillage de la mer, il est clair qu'il y a beaucoup de plus de filets qu'auparavant et ils sont placés beaucoup plus près du bord. J'ai aussi remarqué que les limites du parc des calanques ne sont pas faites pour les pros mais juste pour le pauvre amateur, car j'ai vérifié qu'ils étaient placés en limite de roche et ceci largement dans le parc mais....sans être visible de la surface, mais il suffit d'envoyer une ligne pour y rester coincé dedans. J'ai aussi remarqué qu'il n'y a plus d'heures de pose de filets, il y a quelques années nous savions à peu près à qu'elle heure les mailles étaient posées, là elles sont à demeure toute la saison, sans interruptions et ceci pour des raisons évidentes, il ne faut pas qu'un seul poisson ne passe ailleurs que dedans le piège. On appelle ça du pillage, peut importe la raison du professionnel qui se cache derrière son métier et qui invoque le devoir de gagner de l'argent, racler sans cesse détruit tout d'ailleurs là où il n'y a pas de filets on peut remarquer que les poissons sont très abondants et ont une taille d'adulte. Là où les pros raclent la mer est vide, les plantes sont en mauvaise santé et les sujets cédantaires sont de petite taille voire juvénile, c'est à dire qu'il n'y a pas de régénération seuls les nouveaux nés sont présents, les adultes sont capturés.

Les abus sont normalisés, il est courant de voir un bateau dérouler le filet dans la passe de la baie des singes (c'est totalement interdit) et de tracer droit pour fermer tout callelongue, un autre déroule à la suite jusque dans le parc, un autre s'occupe des abords et ainsi de suite on se retrouve avec des coins qui sont monopolisés et donc totalement impêchâbles. Il y a même du chalutage en plein dans la passe de callelongue, j'ai pu observer avec les jumelles la remontée en direct du filet, la raison c'est que l'électronique à détecté un banc de daurades, aussitôt le filet par à l'eau et le banc à été largement ponctionné. Les abus ne s'arrêtent pas là, le plus grave c'est que la surveillance est absente des lieux, les gars sinchent sans être inquiétés le moins du monde, la nature humaine montre ici sont plus noir visage. Le profit à pris le dessus sur tout ce qui existe, on ne parle plus rien d'autre que d'argent facile et de morale factice.

Un grand pas vers l'avenir.

Car après tout, tout le monde se fout que le métier de la pêche dure si cela laisse de la place pour tout le monde. Mais ce petit résonnement ne fonctionne pas dans la tête du professionnel, lui il est là pour gagner de l'argent et il se croit tout permis, c'est son métier et peu importe si la mer se vide à grands pas, le Parc des Calanques est le théâtre de toutes les incivilités, mais où est la Maritime ?

Nous allons rentrer vers Trois heures du matin avec de nouveaux plans en tête, il est évident que la saison va être en dents de scie, si, comme nous en parlions plus haut, on ne se bouge pas un peu mais...Malgré toutes ces déconvenues je suis bientôt en congés et là on va essayer de changer la donne.

Bises les gars ! 

Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.
Un grand pas vers l'avenir.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche
C'est l'anniversaire du fiston et il veut aller à la pêche !!!!

C'est l'anniversaire du fiston et il veut aller à la pêche !!!!

Hé bien voilà nous sommes le Samedi matin il est environ quatre heure du matin et le réveil sonne, je vais lever la petite troupe d'ados pour partir à la pêche. Si il y a une date dans l'année que nous raterions pour rien au monde c'est bien celle là car comme chaque années c'est l'anniversaire de mon grand fils Arnaud. Pour fêter ses 13 ans ( déjà...) ses proches copains vont se joindre à nous, ja vais avoir la lourde charge d'amuser des ados et pour que le sortie soit inoubliable je vais lui préparer une balade à la hauteur de leur jeune âge. Je me souvient de ces années où il était facile de "fatiguer" des bambins et de leur procurer une (vrai fausse) sensation de liberté, je souriait de les voir s'extasier sur une petite chenille printanière qui prépare sont nid entre les branches de pins ou de voir une asperge naissante entre les piquants d'un asparagus. Aujourd'hui je sent bien que la tâche va être plus complexe car ces mêmes enfants que j'ai accompagné durant toutes ces années sont à la veille de me pousser au cul pour avancer...

Comme prévu la marche pluvieuse va être rapide jusqu'à destination, j'avoue aussi que ces petits salauds sont en train de me scier les guibolles, il semble que la fatigue contrairement à moi n'a guère de prise sur eux et je doit jouer de subterfuges trompeurs pour faire quelques pauses sur le chemin. En plus ils connaissent maintenant parfaitement toutes les plantes et les arbustes qui bordent le chemin rocailleux, ils savent avec précision le nom des lieux, des oiseaux ou des nuages qui se sont endormis dans le ciel, hé oui, mon disque commence à être un peu rayé...

Mais que cela ne tienne c'est pas une bande de moutards écheveulés qui vont me faire passer pour un vioque, j'ai encore quelques astuces de vieux roublard dans ma manche qui devrai les calmer un peu car j'ai pour moi une certaine endurance qu'ils n'ont heureusement pas encore cette année, mais là je crois que pour le prochain anniversaire fil me faudra trouver autre chose. Au cours du chemin la pluie devient menaçante et le vent redouble de force au point que nous devons nous abriter dans une grotte à Marseilleveyre pour ne pas finir désalé. J'en profite pour faiure une rapide analyse de la situation qui commence à sentir le roussi car je ne me sent pas de trimbaler trois gosses dans des avantures qui pourraient tourner au vinaigre. Bon, nous prenons la déscision de rebrousser chemin pour échouer dans la calanque de la Mounine dès que l pluie se fera plus fine, ça n'a pas l'air d'inspirer des masses la petite troupe mais vu la situation c'est mieux que rien...

Arrivés sur notre poste c'est la joie dans le groupe de retrouver ces gros blocs de pierres qui forment des milliers de cachettes de villégiature, la complicité des bambins est saisissante je ne peut raisonnablement pas y rester insensible, leur impatiente est grande mais il vous faudra attendre encore un peu messieurs pour extirper de l'eau vos premiers poissons multicolores car j'ai deux cannes à monter et si je ne fait pas maintenant je ne pourrais plus le faire. De toute façon c'est prévu dans le contrat, le solide petit déjeuner les attends au fond des sacs et pendant que je monte les lignes, mes petits bouts de choux se réconfortent avec des chips et des bonbons ( il est six sept heures du mat), les petits yeux larmoient comme pour évacuer les restes de sommeil...tout est réuni, les enfants, la pêche ,la mer, la pluie et moi je suis heureux.

Le comptoir de l'avenir.

Pour ma part je vais envoyer quelques appâts finement préparés en vue de prendre autre chose que du poisson de roche, il est très tôt et si quelques marbrés ou daurades vadrouillent encore sous ces eaux particulièrement agitées j'espère bien pouvoir en profiter. Mais je sait qu'ici il y a aussi une belle faune de prédateur comme de gros limons et barracudas qui signent parfois de grosses touches lors d'une remontée. 

Pour piéger les marbrés j'ai trouvé quelques petites astuces qui m'ont permis de débusquer quelques beaux sujets alors que les touches tardaient à venir. Bien souvent dans des contextes où l'absence de touche est installée il est bon de changer radicalement les montages pour élargir un peu le champs des possibilités. Parfois un rien permet de faire basculer la chance de son côté mais pour cela il faut essayer, essayer, essayer...C'est ce que j'avais fait en diminuant la taille du bas de ligne en allant jusqu'à monter du 16 centièmes tout en le rallongeant, en quelques minutes tout était devenu clair. J'ai compris que par très beau temps temps et en absence totale de courant, une cordelle prenait vie quand elle était totalement libre et j'ai capté que le poids du fil/ hameçon avait une importance capitale. En deux heures ma pêche était faite j'allait pouvoir tester autre chose. J'ai légèrement augmenté le diamètre de mon bas de ligne en 18 centièmes sur une cordelle un eu plus grosse pour voir si mes constatations étaient exactes, en parallèle je conserve ma ligne en 16 centièmes pour comparer... en une heure j'ai pu mesurer la fréquence des touches qui se sont établies sans aucun appel possible au double sur le montage plus fin. Dommage pour aujourd'hui, j'ai le vent et le courant de travers toutes mes astuces vont rester dans la boite d'où va sortir des montages beaucoup moins fins.

Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.

Je n'ai pas le temps de mettre le mouron sur la deuxmièe ligne que TOTO hurle déjà qu'il a un poisson, il court vers moi pour me montrer une belle girelle royale. Y'a pas à dire, pour mettre la pression dans le groupe y'a pas mieux, une sorte de compétition se met en place, les esprits sont ultra concentrés et la moindre touche est méthodiquement gérée... En fait c'est le bal des poissons, les enfants se croisent et moi j'ai pour mission de décrocher et de remettre l'appâts, ma table de montage est faite et je n'ai pas le temps de faire quelques clichés.

Le comptoir de l'avenir.

Rapidement les poissons s'entassent dans le bac et je n'ai même pas le temps de fumer mes clopes, je fini toujours avec un mégot éteint au bout du bec ! 

Vers 10 heures c'est la pause repas, bon, je vais peut être pouvoir pêcher un peu non ? J'ai juste le temps de renvoyer les lignes et de remettre les appâts sur " mes " hameçons que la course aux poissons recommence pour les petits. Mais les heures défilent et nous plierons boutique vers 11h30 sous la pression du vent qui s'intensifie encore, j'ai beau me planquer derrière une roche j'en prends plein la poire. Remarque la mission est remplie avec la prise d'une cinquantaine de petits poissons multicolores

La mer ça creuse !!!

La mer ça creuse !!!

J'ai enfin le temps de fumer et de découvrir que un de mes écureuils collé à la canne, je vais aller voir su le poisson est encore au bout car dans le manège j'ai perdu le fil de ma pêche...Au ferrage je sent un poisson énergique qui se débat au bout et à vrai dire ses rushs ne me font penser à rien du tout, j'ai beau creuser je ne voit pas ce que je suis en train de remonter. Pourtant au fur et à mesure il me donne du fil à  retordre et je craint que mon 20 centièmes rende l'âme, Arnaud se précipite avec le salabre, hé hé hé, de la graine de pêcheur ça...

A la surface nous découvrons un truc qui plane et qui est orange ? Ha ? Mince je ne voit toujours pas ce que c'est !!! Hé puis d'un coup mon fils s'écrie: c'est une belle Galinette !!!!

Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.

C'est loin d'être un monstre mais dans les yeux des enfants c'est une prise de fou, ses ailes dont la pointe est bleutée ne manque pas d'émouvoir la petite troupe de " grands" pêcheurs !

Voilà se sera le dernier poisson qui sera pris car la puie à repris et le vent devient complètement dingue, les bourrasques balayent la mer qui est très agitée, de toute façon les filets ne sont pas loin et il y a des plongeurs qui arrivent pour plonger sur nos lignes, à mon avis ils vont faire leurs petites courses dedans. L'important c'est ce moment que j'ai pu partager avec mon fils et ses copains, l'important c'est toute cette éducation qui le fera grandir dans le respect, il connaît déjà les tenants et les aboutissants de la pêche et le devoir de ne rien gâcher car c'est l'essence même de la vie. Ne rien laisser après son passage ça n'a l'air de rien mais vu le comportement de certains c'est déjà énorme, d'ailleurs ces petits cochons ont laissé des chips écrasés un peu de partout qui ne me convient pas de laisser même si cela va rapidement être nettoyé par les mulots, mais pour qu'ils fassent attention la prochaine fois ils vont de voir ramasser les saletés et de les mettre dans un sac.

Le coin à peu près propre nous reprenons lentement le chemin de la voiture, sur la route je ne manque pas de leur faire remarquer les incivilités laissées par les gens de passage, les mouchoirs jettables, le tube vert clair de gel pour traiter les...héméroïdes? Là j'avoue que ça me dépasse un peu, mais je leur fait remarquer que cela n'a rien à faire ici et que si eux aussi deviennent des acteurs des calanques ils devront se plier à des règles élémentaires, ils doivent apprendre à vivre et grandir, encore un peu...

Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.

L'homme apprends toute sa vie à vivre, à travers des livres ou des émissions télévisées, plongé dans les rêves ou en parlant avec des amis, c'est bien simple, l'homme évolue à peu près tout le temps. Bien sûr nous avons tous de différents niveaux d'évolution, certains irons très loin dans leur maturité et d'autres resteront coincés dans les limbes de l'enfance et ne s'en porteront pas plus mal vu que c'est avec c'est avec son intelect que l'homme réfléchi. C'est toute la subtilité de la vie avec son lot d'égratignures, de révoltes et de joies. Il n'y aura pas un seul moment où l'homme est censé tout savoir ou d'avoir fait le tour de tout, et, d'avoir tout vécu. Celui qui croit avoir fait tout cela est un sombre crétin.

Pour ma part j'ai encore l'impression de n'être qu'au début de tout ce que je sait tellement j'ai le sentiment qu'il y a une montagne de choses à découvrir. La pêche c'est l'activité qui m'a le plus désorienté car à peine arrive t'on à capter une chose essentielle qu'elle s'effondre aussitôt la fois d'après, c'est le lot de chacun et bien des bricolages foireux on vu le jour attisés par des esprits bouillonnants de rêves de géo trouvetout. Moi j'ai longtemps fait parti des fous furieux qui ont labouré sans relâche les moindres parcelles d'une étincelle d'idée, j'ai été le fervent défenseur du pêcheur amateur et de tout ceux qui se sont senti bien seuls un jour. Oui la solidarité n'est pas un vain mot à la pêche, il faut se serrer les coudes pour ne pas finir écrasé comme une merde sous le poids du politico/social qui tend à nous faire croire que c'est nous qui sommes les artisans de la disparition du poisson. Mais je reste toujours tendrement ému quand j'écoute le discours de certains copains plus jeunes qui passent par là où moi aussi je suis passé, le coeur rempli de certitudes et d'idées fortes, ils trouveront la même pente savonneuse dans laquelle je me suis longement débattu et qui le fera douter au plus haut point un jour...

 

Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.
Le comptoir de l'avenir.

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