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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Vous savez depuis longtemps maintenant que nous pêchons toute l'année, on ne se refuse rien pour se retrouver au bout du monde pour y trouver la perle rare. Bon, il faut bien avouer que globalement nous sommes comme tout le monde avec des résultats mitigés, mais mis à part certaines grosses bredouilles  on ne vous cache rien et surtout pas l'essentiel...

Cette fois nous sommes sur les terres de port Grimaud, j'ai Bruno, Bert comme compagnons, voilà deux copains qui ont les idées larges et qui vont chercher à se remplir d'une belle aventure dont nous faisons humblement le récit ici.

Tout commence par une marche folle dans le sable qui va nous mener transpirant vers le paradis des poissons, enfin, je dis un paradis mais parfois selon les conditions météo ici tout doit se transformer en enfer car se prendre la mer du large sans aucune barrière pour la calmer ça doit être quelques chose. Pour l'instant la mer est belle mais un petit vent de merde peut tout gâcher rapidement. On se marre comme des fadas en se remémorant les aventures des Galinettes tout en marchant, on ne peut pas s'empêcher de rêver à des poissons records ici tellement ça sent les écailles et l'argent à plein nez. 

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Mais au départ de chez Orlando nous étions parti pour Marseille, et puis vu la météo nous nous sommes dirigés vers le Var, mais au final et après de multiples postes comme les marines de Cogolin qui sont en pleine saison estivale ( donc interdite aux pêcheurs) nous allons échouer à Port Grimaud.

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La digue est assez accueillante, un petit vent d'Est promène le courant on s'installe un peu au hasard vers 21 h 30. J'embarque avec moi une nouvelle canne à pêche de chez YUKI phospho, cent vingt grammes, un arraché conséquent et me voilà dans le canal. A première vue il va falloir charger plus de plomb sur cette canne car elle ne se charge pas avec ce poids, bon allé on verra plus tard...

Je m'installe pour me préparer la deuxième quand c'est la touche, plusieurs fois à la suite mon écureuil virevolte dans les airs, ce n'est pas très franc mais bon dans le doute je laisse un peu faire. Voilà, ma seconde canne est prête et manifestement il faut rapidement s'occuper de ma première car elle frétille fermement. La rigidité de la Yuki phospo se confirme, il y a un poisson au bout qui bataille mais je sent bien qu'il ne fait pas le poids au vu de la démesure du montage elle ne fait triplette.

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Immédiatement c'est à nouveau la touche sur l'autre, je remonte la même taille et le même problème car elle a tout avalé je ne voit pas l'hameçon dans la bouche. Par chance elles sont largement maillées ce qui me soulage un peu. Rapidement c'est le tour de Bert de faire des étincelles, ses blanquettes sont un peu plus grosses et manifestement elles sont en pleine forme vu comment elles bataillent c'est pas dans la poche, celle- ci cherche à couper le fil dans les blocs qui ornent la digue et elle a presque failli y arriver.

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Visez la confiance que nous avons entre nous car Bruno mis en situation décilate expose une partie intime que Bert n'exploite pas, pire il n'y prête même pas attention...

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Puis le calme s'installe au fil du vent qui se calme, les gros nuages arrivent, la mer se lisse un peu, tout devient paisible. Moi dans mon coin je dois faire face à une rafale de toute petite blanquette affamées qui sont par chance toute bien piquées au bord des lèvres, remarque pour avaler un trois zéro aussi petites...

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Tour à tour c'est les touches qui reviennent, les poissons défilent dans les bacs à  grande vitesse, c'est inlassablement des blanquettes de cinq cent qui mordent et de temps en temps une plus grosse.

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Bert est convaincu de son nouveau OKUMA qui lui permet d'atteindre d'excellentes distances de lancés et ça paye, il enchaîne les poissons par passages successifs, une belle réussite de pêcheur...

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Mais au fait dans le bac je ne peut pas compter les poissons, il y en a du fond à la surface, que de la belle blanquette et un loup pris au vif avec un mulet massif. Ce coin choisi au hasard s'est révélé très productif grâce au vent d'Est qui nous a promené les plombs dans le canal.

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Du coup j'ai fait ma pêche, je m'installe contre un pan du phare pour dormir un peu car il y a une heure et demi de route pour le retour et il ne faut pas piquer du nez au volant, je laisse mes amis se régaler encore un peu...

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Lorsque je m'éveille il fait presque jour rien a bougé pour moi, mais mes deux copains eux ont continué à  pêcher d'autres belles blanquettes, ils ont un visage émerveillés mais bien fatigué, moi je titube un peu pour replier tout mon attirail correctement sous le vent qui se renforce...il est temps de prendre quelques photos, de rembobiner une soirée qui s'est merveilleusement bien déroulée, d'essuyer le matos pour qu'il ne rouille pas dans la caisse. Mes deux copains font de même,Bon, on  a tout les gars ? Allé c'est le retour....

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Nous avons franchi un cap dans notre pêche, les anciens postes ne peuvent plus trop nous offrir ce dont nous avons besoin, solitude ou abondance des poissons. Entre les filets qui quadrillent la moindre parcelle d'eau libre, les plongeurs en bouteille qui se mettent à chasser au harpon la nuit sous ton nez, tout deviens si sombre et cela ne nous conviens plus. Vu que le poisson se fait de plus en plus rare dans les filets et que les marchés parallèles se développent rapidement, certains coins plutôt tranquilles par le passé sont aujourd'hui le bal d'un commerce incessant nés avec une politique gouvernementale désastreuse. Les filets sont de plus en plus longs, les casiers plus nombreux pour moins de quantité prouve toute l'étendue du drame qui nous attends, prouvant que la gestion des ressources ne peut plus être assurée par des pros qui ont beaucoup de mal à survivre après une centaine d'années de pillage des fonds... 

A une époque proche beaucoup de nos anciens braconnaient un peu les rouges gorges dans la colline pour arrondir les fins de mois c'était un art de vivre qui se transmettais de père en fils et faisait le joie des yeux des enfants et ainsi de suite. Le problème aujourd'hui c'est que ces précieuses petites activités ancestrales deviennent des commerces à ciel ouvert qui se voient de trop et n'ont pas manqué d'interpeller les autorités qui  veulent aujourd'hui y mettre un terme. On commence par un parc protégé, on fait de l'éco-responsabilité à outrance et ça fini avec des gardes qui vont faire de la surveillance dans le dur des saisons comme chez nos cousins d'eau douce. Les gardes tournent sans cesse, ils scrutent à la jumelle même la nuit, ils prennent méticuleusement tous les renseignements pour taper au bon moment. Par curiosité un Lundi soir à Cassis j'ai pris des jumelles avec moi et j'ai observé dans un calme trompeur, bien en appui sur une roche, mes puissantes lentilles m'ont dévoilées un bien étrange bal nocturne...


Ce soir là Greg et Gégé n'en n'ont rien à foutre du braconnage qui sévit un peu de partout autour, ils se concentrent sur une soirée de pêche qui est bien méritée au vu de la semaine qui a été difficile. Mes deux amis ne tombent pas bien il y a du vent, d'entrée de jeu trouver un poste n'est pas facile de plus quand on est assez haut perché c'est assez compliqué. La ballade se transforme en casse gueule entre les touffes d'herbes sèches, le cul assis dans une fourmilière tu ne met pas trois secondes à bondir les pieds en avant...Le matériel bien aiguisé est monté ils ne tardent à pas à faire crier les scions dans les airs. Quelques instants suffisent à Gégé pour prendre sa première portion au bibi, les choses commencent plutôt bien...

Frioul Caroline 25092011 avec gégé 006

Le lumière décline, les touches n'arrivent pas à temps, ce satané vent ne faibli pas et il est très décourageant de pêcher avec des bourrasques qui claquent le visage, les fils forment une bannière impressionnante et là  à moins d'une grosse touche il ne verrons rien voir venir. Remarque là au moins y'a pas de moustiques et rien que ça vu le coin c'est le premier miracle.

Frioul Caroline 25092011 avec gégé 005

Et là pas de chance, il y a des petits sars de partout, comme un signal qui n'est pas audible les prises et le relâches sont de tout les instants. C'est rigolo d'ailleurs car prendre autant de poissons et ne rien garder c'est comme un non sens. La bienveillance à l'égard de nos petits amis les éloignent lentement mais sûrement d'une pêche réussie comme l'avait été les sorties précédentes. Car impossible de prendre une belle daurade si ces cocos se jettent sur les bibis aussi vite, comment éviter qu'ils ne mordent ? Envoyer loin c'est encore pire et en gros il n'y a pas de solution sauf d'attendre un passage et se faire bouffer tour à tour tous les bibis comme des gressins. Mais après tout c'est assez rigolo, les sars ne se découragent pas facilement eux, d'ailleurs inutile de laisser la calée bien longtemps même sans touche tu peux remonter toute les cinq minutes, mais à chaque fois... 

mais mais cela ne décourage pas mes amis qui irons roder les pierres de leurs rêves encore et encore. Subitement au petit matin alors que les jeux sont fait et que qu'ils rêvent d'un matelas en plumes d'oie sauvage c'est la touche. Ha tient encore un sar qui s'est mal réveillé, Pfffff. Une touche fine à souhait qui ne laisse par présager une minute de ce qui va arriver, au ferrage une belle surprise attend nos deux compères qui se trouvent en ligne avec un beau poisson qui va être remonté à la Gégé, c'est à dire tout en force. Du haut de ses 50 centièmes bas de ligne compris accouplé à une canne véga en acier trempé, ne va laisser aucune chance à cette daurade qui va être remonté en sorte de ski nautique. Dans le salabre gît une princesse de plus d'un kilo qui n'en croit pas ses yeux tellement tout c'est passé vite. Une sorte de téléportation sans transition, vraiment je ne sait pas si elle a eu le temps de donner un coup de nageoire !!!!

Tout cela nous donne des précieux renseignements, il est enfin établi que les belles daurades arrivent sur les côtes, il est probable que d'ici quelques jours les prises s'enchaînent pour certain, il sera inutile pour nous d'aller aussi loin pour trouver les beaux sujet, au fil des jours les poissons se mettrons à chercher de quoi se nourrir de plus en plus près des côtes, il n'est pas l'heure de se décourager les gars la partie commence peut être maintenant pour tous!!!!!

bwin et frioul 19 aout 2011 077

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Les poissons arrivent, repartent ou s'installent un peu mais de toute façon cela ne dure pas. les conditions météo jouent un rôle implacable qui conditionne les esprits des  poissons d'une manière pas croyable, comme nous d'ailleurs... Je pense que vous avez remarqué nos pêches quasi impensables il n'y a que seulement trois semaines, pour clôturer cette saga avec le départ plus que regretté de Marco, les poissons tendent à se disperser sur les côtes pour votre plus grand bonheur.

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Tout ceci est un phénomène naturel, il est tout à fait normal que toute la réserve alimentaire des poissons qui vous a peut être inquiété ces derniers jours s'envole aussi vite que la fumée d'une cigarette au mistral dans le sud dès les première belles prises.

il y a des poissons qui vivent en permanence plus ou moins loin sur le côtes à de différentes profondeurs, rascasses, pagres, sars, dentis. Certaines espèces quittent les profondeurs, d'autres arrivent, c'est un bal incessant qui se renouvelle chaque années mais qui pour autant n'a pas la même intensité selon les conditions météo. Cette saison avait pourtant mal démarré, le vent, la pluie, le froid même je pense que nous avons tout subi et bon nombre de pêcheurs avaient décidé de se mettre au tennis. En examinant de plus près l'ensemble nous sommes encore dans l'impasse car il n'y a pas d'explication vraiment rationnelle, pourquoi les daurades mordent à des profondeurs vertigineuses alors qu'elles ne pondent pas dans ces lieux ? Pourquoi il y a autant de loups en été ? Les gros marbrés sont bloqués dans le port du frioul pour une raison inconnue.  Les liches, sérioles affamées, les thons ? Va savoir...

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La pose téléphone voilà une activité incontournable, c'est juste pour répondre aux épouses ou aux copains à rouge vif de tout savoir en temps réel....

L'histoire commence avec Marco ( encore une fois) qui repart de plus belle sur ces terres éloignées pour essayer de trouver (encore une fois) quelques belles pièces à se mettre au bout de la ligne. Comme d'habitude tout démarre plutôt bien mais cette fois les touches tardent un peu à venir, mais peu importe ici on est si bien, d'ailleurs cela fait toujours un peu pareil, il va falloir composer avec ses instincts pour trouver l'astuce qui va marcher quelques heures seulement. Les bibis maousses achetés chez Orlando font normalement mouche assez rapidement, les poissons, notamment les daurades aiment leur goût fruité comme une douceur sucrée mal intentionnée.

A la nuit tombée c'est enfin le signal de départ, les premiers écureuils signalent tour à tour la présence de nos chères demoiselles obèses, mais elles sont beaucoup moins affamées que la semaine dernière et cela se traduit immédiatement par des loupés monumentaux. Par messagerie interposée, j'étais hier en grande discute avec notre copain evo13 qui s'impatiente sur l'arrivée tardive des daurades, petits ou gros hameçons elles aspirent délicatement ton appâts sans se piquer te donnant la preuve par huit qu'elles n'ont plus aussi faim que ça. Mais Marco à la dent dure,  il bidouille des montages extrêmes qui ont fait la réussite de notre petite équipe et en deux ou trois tirettes elle se laisse avoir comme à l'école.

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Toute la splendeur de la pêche tient parfois dans peu de choses, on imagine souvent que le poisson se tiens loin des berges, il faut alors déployer tout un arsenal de puissance pour aller toucher les précieux mètres qui te séparent du bonheur. Du plomb lourd pour envoyer, des arrachés insensibles à cent cinquante grammes, tout un panel technique qui te fait dresser les bijoux de famille et te donne un air suffisant. Mais là on est dans l'extrême inverse, pas de plomb, pas de fioritures, rien, nada...Un crabe piqué sur le flanc sur une ligne dépourvue de tout. Le résultat est rapide est sans réelle surprise, des sars à gogo de toute les tailles qui se laissent piéger par la plus ancienne des techniques du monde qui est le toc.

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Bon là, Marco doit faire le tri, dans l'ensemble tout ou presque peut repartir à l'eau sans gros dommages, quelques sars communs vont passer le contrôle avec succès et le reste retournent à l'eau. Tous non, un petit tout frais va être mis au vif pour le gros loup, la patate, le monstre tant attendu et c'est avec celui-ci que tout pourrais commencer... 

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Avec la nuit qui poursuit son ouvrage, les daurades augmentent le rendement. Plus besoin de chercher elles doivent être assez nombreuses  car les belles mangent férocement, moins souvent certes mais bien mieux et c'est tant mieux et cela se traduit par une série de départs qui seront couronnés de succès, un retour des poissons qui soulage une soirée pleine d'inquiétudes. Ho put... le vif s'emballe, la canne est assez loin et notre ami joue les Peter Pan sur le roches, il bondit comme une bulle de savon et rebondit sans se casser la gueule jusqu' à la canne qui ploie de toute sa splendeur. Il la tient, le scion tremble et il se prépare à envoyer un ferrage de survie dans la mâchoire de l'imprudent qui suçote le petit sar comme un glace à l'eau...Rien. Tient, y'a plus rien...Bon je fait quoi ? Dans le doute je lui met une décharge dans la quiche juste pour voir. Peine perdue il n'y a plus de bas de ligne, il est coupé net ( du 40 fluoro dorada de chez alpha) les connaisseurs vont se lever d'un bond et dire: "nonnnnnnnnnn" c'est pas possible !!!! Avec du 25 centièmes tu es obligé de tout bousiller pour casser, avec du 40 c'est pas faisable. Ben là y'a plus rien, un barracuda ? un gros denti ? bon allé maintenant on peut faire toutes les suppositions mais c'est trop tard. Dans la folie de cette action on oublie les autres cannes, du coup les marbrés arrivent...

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Le jour est là, tout est fini, pourtant il semble que je viens d'arriver ici. C'est la dernière sortie de notre ami qui doit faire ses baguages dans quelques heures pour rentrer chez lui. Nous qui avons la chance de pouvoir aller sur  nos postes dès que l'occasion se présente nous ne pouvons pas bien comprendre tout ça. Nous on se bagarre comme des cons pour un coin de pêche à la con sur un poste de merde par ce qu'il y a trois ans on avait pris une daurade. Marco nous a prouvé qu'elles sont de partout et que peut importe le coin, celui qui  est libre ce soir sera un chemin de fortune qui doit être partagé, partagé par tous les pêcheurs à partir du moment qu'ils laissent propre.

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Il se rempli les narines de ces senteurs de garrigue, le thym , le romarins, les quelques pousses de plantes grasses qui parfument exagérément le coin. La forme des nuages tout est différent ou le sacré Mistral qui te rend fou. Fini les mouettes qui hurlent dans le ciel, les tourbillons de gabians qui accompagnent les bateaux de pêche qui rentrent au port, nous sommes venus prendre notre dîme et elle restera gravée dans nos mémoires et ce jusqu'à la fin des temps...

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