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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #Poissons, #pêche au bord de l'eau., #pêche
http://www.silverpeche.com/2016/02/le-bar-sauce-citron-loup-sausso-citroun.html

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Bah oui, l"heure est au plaisir de la pêche. Même si je redoute comme la peste la venue des touristes qui vont envahir mes calanques, des salisseurs de première qui se sentiront tout permis, la venue des beaux jours nous ouvrent à tous les premiers vrais plaisirs de la capture du poisson.

Je vous ai déjà longuement parlé de la pêche et tout ce que cela produit dans le cerveau. Une relation sûrement profondément intime mais qui n'a absolument rien à voir avec de l'amour . Oui, l'humain est un prédateur sans pitié qui en plus de son intelligence à la faculté de prévoir et de s'adapter rapidement à tout un tas de paramètres subtils et qui pense bien faire. La passion est en fait un grand réservoir de désir où tout pleins de choses qui dépasse le pratiquant dansent dans les rêves de tout à chacun.

Moi j'ai compris de puis longtemps que mon instinct de prédation ne me sert qu'à ouvrir une porte qui débouche sur ma bestialité et sans doute sur mon assouvissement. Cet instinct fort de sens primaire me pousse à aller loin dans la technique de la capture, mais rien à voir avec une quelconque bienveillance ou amour de l'espèce. Je me sert de mon pauvre intellect pour capter certains stimulis qui me font entrer dans une dimension qui s'assoient franchement sur ma vie mondaine et toutes les bienveillances qui sont d'usage. En un mot, lorsque je suis à la pêche je ne suis plus l'homme de tout les jours, je suis le Roro prédateur qui ne va reculer devant aucun obstacles pour arriver à ses fins.

Mais tout ceci est aussi l'histoire de votre vie dès lors que l'on joue les apprentis sorciers avec la vie des poissons. La vie a une importance certaine dans le monde et c'est tout cela que je souhaite vous murmurer, un peu plus loin...

 

II est 21h et des brouettes et je suis au pied des calanques, mon sac de sport rouge largement passé de date pèse un poids de tout les diables. La raison c'est que je compte bien aller loin sur ce chemin de mon enfance, si loin qu'il ne sera pas facile de trouver ça réjouissant. Mais malgré tout, quand je pense à mon poste j'ai un petit pincement au cœur car il est synonyme d'un retour vers mon introspection. C'est là que mes plus beaux articles sont nés et c'est là où une nuit de solitude j'ai fait un pacte avec ma vie. Cette pêche s'est décidée à la dernière minute à la faveur d'un hasard heureux. En fait je me suis foulé la cheville et j'avais fait une croix sur tous mes projets de pêche dans ces prochains jours mais au final, avec les médicaments et un repos total il est presque possible de penser à la pêche.

Mais la marche commence sous de bonnes augures, il me semble que pour une fois je ne vais pas autant en baver qu'à l'ordinaire. La raison m'en est inconnue et je me surprends à n'avoir aucune difficulté à escalader le mur de granit qui fait office de gardien de la paix. Je sait bien que les médocs y sont pour beaucoup, je reste prudent... De kilomètres en kilomètres j'arrive enfin sur ma terre promise, la mer qui s'offre devant moi est d'une splendeur à couper le souffle. Même de haut je peut voir de petites chasses de limons qui assaillent sans relâche les bancs de petits "pèis" dans le bleu de l'eau.

Mais il n'est pas encore l'heure il fait encore bien trop jour alors pour patienter je commence à monter mes cannes et à les aligner au garde à vous contre la roche devant moi. Le vent n'est pas très fort mais il est bien présent ce qui va me compliquer la tâche pour la pêche mais il va en contrepartie faire fuir les milliards de moustiques qui règnent en maître ici. Il va aussi transporter les douces effluves qui remontent de la colline en ce début d'été et les faire voyager jusqu'aux confins du monde. Moi je suis débout sur cette roche dominante, j'ai devant moi une immense baie qui s'étale sur plusieurs kilomètres. Les contrastes de lumières entre la mer et ces pics rocheux lointains sont saisissants. Je sent bien que mon instinct de chasseur n'est pas encore en marche, là, je suis encore en mode tranquille. Mais il va arriver un moment où mon adrénaline va monter sournoisement avec la nuit, je ne serai plus tout à fait le même et mon esprit sera dans une autre optique. Mais pour l'instant les lignes de cet article commencent à s'écrire ainsi.

Le petit problème c'est que j'ai un peu abusé côté marche et je sent la douleur qui revient. Pas facile de lancer ou de ramener avec un handicap, voilà qui est bien fâcheux, d'ailleurs côté lancés lointains, ce sera pour la prochaine fois. Mais j'ai avec moi quelques armes secrètes qui font mouche à chaque fois. Là je parle d'appâts surgelés qui pour la plupart sont destinés exclusivement à la pêche et non pas à la consommation. Il y a des acides aminés qui font venir le poisson de loin et quand il tombe dessus c'est pas pour rigoler. C'est fou à quel point ma pêche a changé depuis ces deux ans. Depuis que je ne pêche qu'avec du surgelé je peut partir sur un coup de tête et avoir pourtant dans la musette ce qui se fait de mieux. J'ai très largement augmenté le taux de réussite et tout mon entourage s'y est mis.  Malgré tout il ne faut pas se tromper de cible quand on parle de poissons. Les appâts surgelés représentent un petit plus face aux appâts frais car ils sont disponibles tout le temps, toute l'année et sont largement moins cher que le frais. Pour ma part je fait mes courses et je place mon petit trésor dans le bac de mon congélateur en attente de la prochaine sortie. Fini la course chez le marchand qui vous explique que le bibi à augmenté car le ramassage n'a pas pu se faire à cause de la météo. Que c'est la crise, on a eu beaucoup de pertes au transport et tout et tout... Le résultat c'est que le pêcheur dépense de plus en plus pour une sortie, quand on voit le prix d'une boite de mourons on est en droit de se poser des questions.

Comme pour le frais, le pêcheur qui utilise le surgelé doit respecter certaines règles si il veut pêcher correctement. Il doit s'assurer que ses appâts restent surgelés toute la partie de pêche pour avoir le même aspect toute la partie de pêche. Ici c'est le pêcheur qui décide quand il doit décongeler ses appâts et il ne doit pas subir la décongélation. Pour ça rien de bien difficile à mettre en pratique car une petite glacière suffit.

 

 

Des daurades de partout !!!!

A ma grande surprise le poisson semble être tout au bord. D'entrée de jeu une belle daurade va se piquer sur un petit morceau de bibi surgelé liguaturé très serré. Pourtant la touche est très discrète comparé à la force d'un tel animal. Mon écureuil va légèrement frétiller et se poser au sol et basta ! Comment immaginer qu'un poisson de plus d'un kilo et demi est dessus ? Heureusement j'ai l'habitude de pêcher ici et je ne laisse pas passer une touche sans ferrage derrière. En gros dès que l'écureuil marque une touche, tu prends la canne en main et tu ferres direct ! Cinq fois sur dix il y a un poisson au bout. Attention tout de même car mon bas de ligne est en 18 centièmes, pas question de ferrer comme un fada, un bon geste souple et autoritaire suffit.

Rapidement les touches arrivent un peu de partout. Je regarde l'heure et la lune qui monte, ça correspond avec le coucher du soleil.

L'attente ne va pas durer bien longtemps. Une rafale de touches va me faire entrer dans la dimension du bonheur malgré la douleur qui s'empare de ma cheville. Par contre là y'a du claquage d'écureuil à la clé ! Je pense que les daurades sont arrivées en troupe et elles se disputent le bout de ver, c'est la raison pour laquelle les touches sont aussi nettes. A l'ordinaire quand les poissons sont éparpillés ils chipotent comme des malades sur des appâts merveilleux, là, il me semble qu'il n'y a plus d'amis sous les eaux. En début de soirée il fallait sauter sur la canne au moindre frétillement, là c'est l'inverse !

En deux heures j'ai fait ma pêche. Inutile d'aller vider la mer ou d'assayer d'établir un record de prises même si ce soir ça pourrai le faire. Je pense aussi à ma cheville qui ne supportera pas beaucoup plus de poids. Je vais sagement étaler le poisson sur un torchon pour la photo et je vais partir.

Des daurades de partout !!!!

Je vais charger mes affaires sur le dos et lentement le retour est en marche. Pas à pas je commence à regretter d'être venu ici, d'ailleurs j'ai prévu une halte pour prendre un anti-inflammatoire. Malheureusement il ne soulage pas bien longtemps c'est la raison pour laquelle je ne l'ai pas pris avant.

Sur le chemin j'ai un poste en hauteur qui va m'assurer une vue imprenable sur toute la baie de Marseilleveyre, avec la nuit et l'éclairage de la lune qui inonde toute la mer j'aurai tout le loisir de patienter avant de reprendre la marche. Je ne peut m'empêcher de repenser un peu à ma pêche et au fait que je pourrai avoir une montagne de daurades dans mon bac. J'ai choisi de ne pas céder à la folie de la capture quitte prendre tout ce qui bouge dès lors qu'il  a passé le kilo. 

 

Le problème de l'homme c'est qu'il ne sait pas mettre un point d'honneur à sa folie de la capture. Si demain un mec nous sort une paire de lunettes qui va permettre au pêcheur du bord de voir le poisson qui va mordre il fera fortune. Vous me direz tout cela existe déjà pour les embarcations. Un coup de sondeur et le pêcheur sait tout ce qui traîne sous la coque. C'est tout ce que je ne peut pas accepter en tant qu'être intelligent car cela conduit inévitablement vers des sentiments qui n'ont rien à voir avec le loisir de la pêche.

Des amateurs qui se prennent pour des pros, des fabricants qui font croire que tout est facile pour tout le monde et voilà, tout part en couille. Putain de merde !!! Un pêcheur ne pourrai t'il pas se servir de son cerveau pour pêcher au lieu d'un sondeur ? La magie de la pêche où va t'elle se planquer ? Des records ? De l'argent ?

A plus les gars, je suis déjà sur mon autre article qui va parler de nos lecteurs des goudes.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
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Douce France.

Depuis que le monde est monde, depuis que l'humain est humain, la vie de tout le jours se résume souvent dans la course à quelque chose. Depuis l'avènement de l'intelligence dans le quotidien il faut bien reconnaître qu'il reste beaucoup de chemin à parcourir pour la majorité des habitants de cette planète. Je n'ai qu'à prendre la pêche pour exemple pour faire étalage de tout ce qui est de plus imbécile en soi. Pourtant certains individus prouvent qu'une forme de prise de conscience est en vue, on sent bien une montée de colère dans ceux qui fréquentent les abords de la mer. On s'insurge de trouver des tas d’immondices dans des coins magnifiques, sans toutefois, pousser le bouchon trop loin. Le pêcheur en a marre de pratiquer un loisir les pieds dans les déchets laissés par une faune sans scrupules. De plus, on sait bien qu'avec la venue des beaux jours les coins de pêche accessibles vont ressembler à de véritables dépotoirs à ciel ouvert. Mais mis à part quelques vidéos de téléphones portables, quelques clichés bien salés montrant des saletés, rien ne vas changer vraiment dans ce quotidien. Les mentalités de la plupart des pratiquants sont bien trop creuses pour se hisser au niveau basique de la simple propretté.

Avec mon nouvel appareil photo je peut toucher enfin la lune.

Avec mon nouvel appareil photo je peut toucher enfin la lune.

Voilà une petite parenthèse ouverte qui annonce déjà les beaux jours des calanques de Marseille. Pour l'instant vu qu'il n'y a pas beaucoup de candidats à la marche forcée jusqu'aux lieux magiques de nos postes, aussi, les coins sont encore propres. Mis à part quelques traces de pêcheurs qui laissent leurs appâts pour les crabes, rien de visible à la surface et je les en remercie d'avance. De toute façon je ne suis pas contre ceux qui laissent quelques bouts de peau de bibi ou quelques minuscules bouts de fils au sol car il ne faut pas pousser non plus. Par contre quand il y a des piles qui rouillent dans les interstices, des scions cassés, des sacs plastiques, des emballages de sandwichs 1 er prix, des boites de demi dures éclatées, on a déjà des indices sur le public qui y est passé.

C'est un des raisons pour laquelle je m'éloigne souvent de tout ça. J'embarque avec moi une petite poignée d'aventuriers qui ont à cœur de respecter le concept de ma pêche. Quitte à en baver outre mesure c'est le prix d'une nuit différente où la capture du poisson prends une dimension fantastique.

Mais en cette fin d'après-midi j'ai un petit problème avec la météo. Au départ j'avais prévu une longue marche vers un poste qui est assez productif par très beau temps. A l'inverse dès que la brise souffle et que le flux viens de l'EST, les égouts de Cortiou  ne sont plus poussés vers le large mais viennent s'échouer sous nos pieds. Cela s'accompagne d'une odeur surprenante qui remonte à nos narines doublé d'une couleur de surface qui tire sur le marron. Voilà un scénario que la daurade et tout autre poisson noble n'aime pas du tout donc, inutile d'aller bien loin je vais pauser mes gaules ailleurs.

C'est bien dommage car j'ai mes petites habitudes par là bas, j'ai aussi beaucoup d'images en noir et blanc qui dansent derrière le rideau de mes yeux. Une époque certaine où il n'y avait pas grand chose de très facile à se mettre sous la dent, chaque chose devait se gagner comme son pain quotidien. Nos parents nous faisaient régulièrement la morale, je revois mon père se tenant debout en bout de table où est normalement la place du chef, les deux poings encrés de droite et de gauche de son assiette faisant plier le formicat de la rallonge sous le poids de ses sermons. il ne fallait pas faire honte à l'image de la famille, il fallait toujours dire bonjour et au revoir, se tenir honorablement à table et ne pas discuter les ordres du chef de famille.

Voilà de beaux concepts qui ne font plus recette aujourd'hui tant l'humain s'est perverti à l'extrême. Nous sommes dans l'ère de l'individualisme poussé dans ses derniers retranchements.

Du coup je vadrouille et je peut noter qu'il y a toujours les mêmes filets qui sont étendus tout le long de la côte ce qui ne va pas me laisser beaucoup d'espoirs de trouver un petit recoin. Finalement je vais échouer face à l'ile maïre sous un vent très présent. Mes lignes Vont être rapidement montées et les premiers sifflements de scions agressifs me réjouissent. Tu parles, ça fait trois semaines que je ne suis pas allé à la pêche et vu où j'en suis, même si j'était dans le port de Marseille cela me rendrai heureux. Mais en regardant de plus près quelques détails viennent enrailler ma vision remplie d'étoiles. Il y a des ordures de partout, dans les failles, sur les roches, signe que des gars sont venus faire la fête ici.

Douce France.
Douce France.
Douce France.
Douce France.
Douce France.

Mais peu importe l'armée de cinglés qui sont venus déverser leur inaptitude à penser, un de mes écureuils saute de joie. C'est le signe évident qu'un poisson est venu se frotter à mon beau ver de rimini tout frais décongelé. Au plus j'avance vers ma canne au plus la touche est pressante, il ne fait pas encore nuit, là je suis pas mal du tout.

Après un ferrage net mais sans violence je rentre en contact avec ma prise. Ses rushs sont assez agréable voire jouissifs. Je sent bien que ce n'est pas le poisson de l'année mais il bataille ferme et en fait c'est ça que je vient chercher. Sa remontée est assez complexe sans être ingérable, c'est un pageot, pas de toutes la dessus...A la surface je peut voir un beau pageot que je vais salabrer par sécurité car il frise le kilo. Hé oui avec du 18 centièmes en bas de ligne ce n'est pas la peine de tenter le diable car il ne montera sans doute pas en force. Hé bé voilà, je viens d'arriver, le nuit va tomber et je ne suis pas bredouille, haaaaaa, la nuit est a moi.

Alors que je suis affairé à faire des clichés plus ou moins réussis avec mon nouvel appareil photo, je remarque qu'un de mes écureuils ne tient pas en place. Il descend, il monte légèrement, il tremble, ce qui suffit largement à attirer mon attention. Cela ressemble fortement à un poisson qui a avalé l'appât et qui ne sait plus comment s'en débarrasser. Sans me presser je vais prendre contact avec le poisson et je constate qu'il doit être salement planté car il rushe sans excès mais c'est assez insistant quand même. Histoire de ne pas rester là trop longtemps je lui envoie une décharge bien nette dans les brigues. Howwwww !!!!! Mais dis donc c'est pas une merde qui est au bout ! Le ferrage ne lui a pas du tout plus, il m'envoie en retour une série de pliage de scion bien dans les règles. Sa remontée nécessite un certain doigté pour ne pas pas casser mon montage ultra fin. Je doit jouer du frein et des bras pour rester certain de le voir à la surface, si ça c'est pas un beau sar je ne m'y connait pas. Mais effectivement je suis bien en présence d'un beau sar commun, ses franges rayées brillent en contraste sous sa robe dorée face à un soleil couchant, il ne fait toujours pas nuit, je suis perplexe. Pour assurer ce poisson qui fend généreusement la surface je le salabre comme je peut sous les yeux de pêcheurs qui sont plus loin et n'ont rien perdu de mes frasques...

Douce France.

Mais ce sera la dernière touche de la soirée. Les appâts n'ont plus trouvé aucun poisson malgré une météo qui s'arrange légèrement. Mais je remarque une odeur qui ne ma plait pas beaucoup qui remonte de la surface de l'eau, cela ressemble à des égouts. Cette odeur caractéristique de pollution ne plait pas aux poissons nobles et globalement à aucun poisson du tout. D'ailleurs le résultat est sans appel, la mer se vide à mon plus grand désespoir.

Les heures passent, les pêcheurs partent en file indienne, moi , j'insiste un peu mais je sent bien que je ne vais pas rester bien longtemps. Vers un heure et des brouettes je plie boutique sûr que cela ne sert à rien de rester. Mes appâts sont neufs et l'ambiance halieutique ne me plaît pas des masses.

Voilà une soirée contrastée qui a été trahie par le vent, je n'ai pas pu essayer mes bibis surgelés ni les autres appâts que j'avais emporté avec moi. Je sait bien que ce n'est que partie remise et ils pourrons être employés pour une autre sortie la semaine prochaine. Arrivé chez moi il y a sur la table de la salle à manger la lecture que j'attends avec impatience chaque mois. Sans attendre je comme un tour d'horizon de ces articles...

Douce France.

Comme vous le savez, je suis abonné depuis très longtemps à beaucoup de magazines qui traitent de la mer ou de la cuisine, de l'histoire et même les nouvelles technologie. Je dois avouer que les journalistes sont de véritables artistes sur les terres de l'investigations, c'est une chose nécessaire car cela nous permet de deviner un peu l'avenir et faire de meilleurs choix quand l'heure de l'achat se profile. Pour ma part je pense qu'il est important d'avoir une grande ligne directrice qui conduit le lecteur, l'écrivain lui, éclaire la route. Tous ces magazines ont quelque chose en commun face à une nouveauté ou à une info que le rédacteur va coucher sur le papier. Je pense sincèrement qu'ils ne se mettent pas beaucoup à la portée du lecteur lambda, on dirait même que ces lignes sont vouées à l'oeil du rédacteur en chef qui attends les bras croisés, cigare au bec fumant d'impatience. Il y a encore beaucoup trop de traces de mots complexes qui irritent mes pauvres neurones incultes. Même si je reconnait à tous un vrai style d'écriture que je suis incapable d'égaler, je souhaiterais que dans un avenir proche ces fameux écrivains nous donnent enfin l'essentiel de l'article, personnellement je suis trop souvent avec mon dictionnaire et j'en perds le fil du post ou je passe le mot comme si je l'avais compris.

Mais ce qu'il y a de plus frappant encore c'est le feu qui brûle derrière les lignes des articles. On sent bien qu'au moindre désir de l'éditeur d'augmenter le ton tous ces écrivains ne feront pas de quartier à la "vrai" réalité. Là on sent bien que tout le monde brosse le sens du poil avec passion et le post se fini souvent avec une petite note de réflexion qui pourrait mener le lecteur à réfléchir.

Tout cela pour vous conduire vers la réflexion du jour. Moi ce qui me choque c'est que l'on parle de la pêche de loisir avec conviction comme si l'amateur était dans quelque chose à la disparition massive du poisson. Ce qui m'emmerde encore plus c'est qu'il n'y aura sûrement "que" le petit pêcheur de loisir qui sera inquiété car il est faible et ne faisant pas parti d'une fédaration ou d'un syndicat.

On oublie de dire, enfin, on ne veut pas dire, que c'est la profession de pêche qui a raclé tous les fonds depuis des lustres. De nos jours les roches sont vides car elles ont été pillées par les mailles des pros qui n'en on rien à foutre du futur.  J'ai même lu des journalistes qui vantent les mérites de la profession et qui fait passer l'amateur pour le trouble fête, empêchant la gestion des fonds sous marins par ceux qui en on la gestion ancestrale. Alors là je suis sur le cul, d'ailleurs, j'invite tous les journalistes qui le voudront à venir constater le pourquoi du comment la dilapidation méticuleuse de la ressource se fait. L'absence spectaculaire de gardes est tout à fait normale quand on est dans le Sud, tout ce qui est construit et qui ressemble à un projet d'avenir est avant tout une astuce électorale. Si on en avait quelques chose à foutre de la mer nous n'aurions plus une seule goûte de boues rouges qui se déverseraient à CASSIS. 

Notre Parc National des calanques est le théatre du monde Marcel Pagnol, il y a un producteur, un metteur en scène, les locaux, les acteurs et un public mais rien n'est sérieux. L'histoire est touchante, l'accent du Sud donne un air de vecu aux touristes mais...Rien de tout cela n'est pour de vrai.

Pour nous Sudistes le mal est fait et nous avons touché le fond depuis longtemps. Mais notre espace de liberté est encore là, il nous tends les bras, même si il n'est pas aussi réjouissant que prévu. Si par malheur en plus il y a des individus qui salissent toutes roches des calanques je ne donne pas cher de notre loisir...

 
Douce France.

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Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.

Je crois que cette saison est la pire saison que je n'ai jamais vu de ma vie. Il n'a pas fait froid cet hiver donc peu de calmars, il ne faut pas chaud au bon moment donc peu de deaux poissons et pour couronner le tout, il y a très régulièrement beaucoup de vent. Mine de rien tout ces éléments combiné de semaines en semaines font qu'au bout du compte on passe des semaines sans voir l'occasion de sortir.

Pourtant ce samedi c'est l'unique soir où je vais pouvoir aller pêcher, mais à regarder dehors la cause est entendue, je vais bouffer du vent. Mais malgré ces signes d'une évidente bonne soirée bredouille je prends la route. D'ailleurs en réfléchissant bien je ne voit pas vraiment où je vais pouvoir m'échouer ce soir vu les bourrasques bruyantes de Mistral qui assaillent les arbres qui bordent la Gineste. Au loin je peut voir à travers les collines quelques épais nuages en embuscade tout prêt à bondir. Bon, j'avance avec une incertitude qui n'a pas de nom, je dirai même que j'ai failli plusieurs fois faire demi tour tellement je ne sait pas ce qui m'a poussé à me diriger vers la mer. Pourtant les virages s'enchaînent jusqu'au moment où je suis au portail des calanques. Je ne sait combien de fois je me suis retrouvé ici par tout les temps et par toutes les saisons. Au bout de ce petit port c'est un peu comme si j'était quelqu'un d'autre, comme si c'était là que je pouvais me reposer malgré l'effort, c'est comme si j'enfilait ma veste de loisir.

Lentement j'avance vers mon poste de fortune malmené par les pierres glissantes. Mais contre toute attente le vent n'est pas aussi fort que prévu, cela va peut être me laisser une fenêtre d'action qui sera la bienvenue. Une fois les affaires déployées je ne tarde pas à faire mes montages, le vent n'est pas bien installé de ce côté et je vais en profiter tant que je peut. 

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Rapidement les lignes sont tendues et la pêche peut enfin commencer. Malgré l'augmentation certaine de la pression de vent je peut encore percevoir les petites touches. Mes lignes sont en plein dans le sable mais bizarrement les poissons de roche y sont eux aussi.

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La nuit va commencer à reprendre ses droits, les éclairages délicats qui contrastent avec les premiers obscurs flattent mon oeil de photographe débutant. Là sent bien que je n'ai ni le matériel ni les connaissances suffisantes pour "shooter" un instant aussi grandiose.

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Les gros nuages noirs passent par dessus les collines, ils lâchent quelques gouttes sans que cela ne devienne inquiétant. De temps en temps une bourrasque plus forte passe à toute allure sans se retourner faisant des frises sur l'eau. Je pense que dans pas longtemps l'endroit va devenir complexe.

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En l'affaire d'une demi heure l'ambiance va changer radicalement, le vent est sorti de nulle part et a envahi tous les recoins. Pour rester un peu à l'abri je me blotti contre une roche tout à côté de mes cannes à pêche. Le vent est si fort qu'il me faut alourdir considérablement le poids de mes écureuils pour qu'ils ne restent pas collés à la canne. Malgré tout ils font quand même le yoyo sous la pression du vent, mais avec cinquante grammes au cul ils ne tiennent pas longtemps en l'air. Ainsi j'ai toujours à peu près les fils assez tendus ce qui devrait à peu près me renseigner.

Mais faute de montée du témoin j'ai droit à une belle descente de celui-ci. En effet, en réfléchissant un peu c'est plutôt à ce type de touche à quoi je dois m'attendre. Debout en plein vent au somment de ma roche, je ferre... Inutile de dire que je ne sent pas du tout ce qui il y a au bout, la canne est bien pliée et le scion marque de temps en temps sans pouvoir mesurer le poids du poisson qui y est pendu. De plus il faut être conscient qu'un faute d'inattention peut être fatal ici. Par précaution je prends le salabre, je ne sait pas si je vais pouvoir manipuler la canne et l'épuisette en même temps mais au moins il me rassure.

Après une remontée épique le plomb sort enfin de l'eau et il m'est possible de voir un beau pageot qui émerge à la surface. Je dit épique car en fait le fil est parti se coincer dans les roches tout à gauche, quand il s'est libéré j'ai cru que j'avais cassé. Du coup je remonte en vitesse ma ligne jusqu'au moment où je " re" rentre en contact avec le poisson, bon...Vu sa belle petite taille il ne me sera pas possible de le monter en poids avec mon Vingt centièmes, et c'est là que je vais tenter le coup du salabre. Bon je vous passe le grand moment de solitude où je suis en équilibre au dessus de l'eau avec une épuisette qui refuse d'aller où je veut et comme si tu avais un gars derrière toi qui te pousse avec les deux mains pour te faire basculer dans l'eau. Finalement le poisson va rentrer dans les mailles et par la même occasion me sauver du bredouille.

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Ce n'est pas le poisson de l'année mais il est le poisson le plus improbable de l'année ! Il va me décider à plier boutique et tenter de rentrer au mieux à la maison. Je n'ai pas franchement la foi pour rester encore ici même si il me semble que le poisson n'est pas bien loin.

Plus jeune je n'aurai pas hésité à rester jusqu'au matin quitte à me rouler en boule dans ma veste. Mais ce soir il y a un petit truc qui me titille les neurones et qui fini par décider mon départ.

En effet j'ai préparé un bonne soupe de poisson à la famille et en fait vu le froid, le vent et globalement l'aspect maritime, je me sent d'en engloutir une bonne assiette bien chaude. Allé hop, en quelques minutes tout est bouclé et je suis sur le retour.

Pas facile de progresser avec un Mistral violent en pleine poire, les glissades sont nombreuses et le reprise d'équilibre pas trop évidentes avec un gros salabre à la main. Je pose le cul dans la voiture vers 22 heures et il ne faudra pas très longtemps pour rentrer à la maison.

Je n'ai pas bien chaud une bonne soupe me fera du bien, voilà, deux croutons, un peu de rouille, quelques pâtes et un peu de soupe.

Bises les gars !

Pageot.
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