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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #calmar

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Nous sommes nombreux à attendre avec impatience l'heure de la pêche, c'est un moment de détente et l'occasion de se dépasser un peu. L'occasion le lendemain de faire quelques lignes dans un blog et d'y mettre quelques photos. Dans notre groupe nous avons pris le parti de ne rien se refuser pour assouvir notre passion dévorante, seul le temps, parfois l'argent, peut faire flancher ce volcan d'adrénaline qui jaillit dans nos veines à l'approche de la mer. Cette fois c'est les sous qui me poussent à aller loin dans les calanques, là, j'ai avec moi des sardines, quelques crevettes crues congelées pas plus car la fin du mois est là et ne me permet pas d'aller acheter des appâts chers. Remarque c'est une bonne excuse pour tenter le calmar, nous sommes fin septembre et malgré les températures clémentes il est possible d'en croiser quelques spécimens qui vadrouillent avec les goules.

Pour l'occasion, je vais encore me balader dans mes calanques, je sais que je pourrais faire du joli poisson aux abords des plages de sable, des lieux de rencontres à daurades qui attirent tout un tas de gens, mais moi ce qui me plaît par dessus tout, c'est la pêche aux calmars. Pour autant je laisse toujours une porte ouverte aux sparidés en goguette car avec un bon broumé envoyé dans le courant on se sait jamais ce qui peut arriver...

Ha mes calanques, elles m'ont offert un collier de souvenirs, des images fabuleuses, des copains à foison et une passion qui ne veut pas se tarir. A l'époque de la création de ce blog, j'avais un copain avec qui je partageais tout, mon ami très expérimenté n'a pas hésité à me faire comprendre toutes les ficelles du métier pour que je puisse y voir plus clair. Parce qu'en fait, la pêche au calmar n'est pas aussi simple qu'il n'y paraît, il ne suffit pas toujours de laisser une sardine dans le courant pour qu'un calmar s'y enroule dessus, je dirais même que pour en prendre pas mal il faut composer avec ses humeurs souvent versatiles. Mais comme en surfcasting il y a toujours le pêcheur passif qui laisse sont matos travailler et ne tente pas plusieurs choses pour faire le tour de l'humeur des poissons. Le calmar, comme ses congénères à écailles réagit à des stimulis complexes qui font qu'à un moment donné rien ne marche dans notre pêche, il faut alors fouiller dans l'escarcelle de son esprit pour y trouver le truc qui soudain fait " bing".

Lundi soir 20h 30 je suis à pied d'oeuvre haut sur mon rocher, je teste un nouveau coin dans les calanques de Sormiou qui je pense à la même configuration qu'à Cassis. La marche est plutôt facile et un peu longue, mais j'ai bille en tête, je veut savoir à tout prix si en ce mois septembre mes proies favorites sont arrivées. Pour l'occasion je vais tester une batterie de nouvelles choses tout droit sorties de mon esprit malade, nouveau bouchon FUJI rempli de mousse, nouvel éclairage ultra léger fabriqué par Bert ( http://lapechedusud.over-blog.com/ ), une nouvelle canne à pêche phosphorescentes, nouveau fil dorada 40 centièmes ( je sais je sais c'est pas utile) et mes bons vieux avosurf 80 qui n'ont pas encore trop souffert de ce que leur impose. Par contre le soleil mourant derrière l'horizon sur une mer d'huile me laisse...la bouche ouverte et d'ailleurs je voudrais dire quelques mots dessus mais là c'est impossible à décrire, je suis comme un con devant fabuleux un coucher de soleil, pire, j'ai même pas pris la photo.....bon.

Mon premier bouchon lumineux armés d'une fringuante oblade juste sortie de l'eau va trouver immédiatement le premier calmar. HHaaaa, je savais que ce coin allait être productif, il y a au moins quarante mètres de fond, un petit courant de gauche... ho putain j'en ai presque la larme à l'oeil. Mon coco est remonté sans problème grâce à ma canne YUKI semi parabolique en bois d'arbre.

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Pour ne rien gâcher, dans ce coin pour avoir des munitions il suffit de pêcher avec de petits bouts de crevettes légèrement plombées, immédiatement c'est une oblade ou une belle bogue de belle taille qui mord, les calmars cherchent en priorité des coins riches en nourriture à chasser, logiquement avec autant de nageoire qui brassent l'eau et un gros broumé ça attire tous les prédateurs de coin y compris les céphalopodes. Bon ou est mon appareil photo... ha il est là je vais prendre la première...sous cet angle...non celui là...machinalement je contrôle mes bouchons qui flottent en faisant des clichés. Wouaouuu, ici ça ressemble vraiment à Cassis, les roches sont exactement le mêmes sauf que là on voit Morgiou, Cassis et plus loin La Ciotat.

Perdu dans mes pensées je me retrouve dans une configuration un peu spéciale, la canne mise au toc s'est soudainement pliée en deux et mes deux autres bouchons ont trouvé un calmar...Au hasard le prend la canne la plus proche de moi et j'entame une longue remontée de 38 mètres de fond avec une prise au bout...le calmar qui est en ligne tire puis relâche on dirait qu'il s'amuse avec sa proie, à la surface je vois bien qu'il n'est pas sur les hameçons donc je dois jouer fin et le laisser se planter seul et ça...c'est pas facile à faire de haut car il faut coucher sa canne sur le côté de façon à tendre la ligne le plus à plat possible et faire une accélération au poisson, le calmar croit que la prise lui échappe, il attrape tout d'un bloc et s'embroche sur les pics, couiicccc !!!

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Bon dans l'histoire la canne au toc est coincée dans les roches, tu parles, avec un sar au bout faut pas rêver en une minute il est à trou, le bouchon qui était à plat avec sûrement un calmar dessus est parti à plus de cent mètres au loin. Sur cette canne apparemment il n'y a plus rien car le fait de trop attendre laisse tout le loisir au bec de la bestiole de déchirer le poisson et de ne laisser que sa signature derrière la tête. Par contre au toc c'est une régal car le broumé a attiré tous les sars du coin, pour une fois les bestioles ne laissent pas les bogues rafler la mise et une chose me surprends malgré tout, les touches sont très timides pour des sars, normalement ils te cassent la canne en deux, là c'est plutôt des bings, bings intempestifs comme une rafale de tremblements dans le scion.

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Dans la foulée les touches ne sont pas rares, en pêchant à la bogue je ne voit pas trop ce qui peut mordre autre qu'un céphalopode, un congre ou une murène peut être, mais au bouchon c'est peu probable. Donc je vais considérer que les calmars sont de sortie et en gros il y a une touche franche tout les quart d'heure, plus celle que l'on ne voit pas et les décrochés, j'ai la nette sensation qu'ils arrivent par les grands fonds. 

Vers une heure et demi tout prends fin, les calmars sont partis, les poissons n'ont plus faim je vais pouvoir me poser un peu.

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Je vais tellement me poser un peu que je me suis endormi contre une roche la clope au bec , une escarbille de braise virevoltante a troué ma veste fétiche sous le menton et dans un profond ronflement au matin j'ai faillie avaler le mégot qui était collé par la salive au coin des lèvres. Les moustiques m'ont aspiré deux litres de sang pendant mon sommeil, dans l'action de pêche j'ai accidentellement renversé la bouteille d'eau qui est maintenant presque vide. Je pense qu'à ce stade il va falloir que je me méfie des évènements qui vont arriver car ça fait beaucoup d'un coup mais bon...faut rester fataliste et ne pas se laisser déborder par du virtuel qui nous dépasse.

Arrivé à la voiture j'ai la gorge furieusement sèche, les quelques gouttes d'eau qui reste dans la gourde ne va pas vraiment me suffire, j'actionne le bouton de la clé pour ouvrir la voiture...il ne fonctionne pas ? Pffffffff, en fait je n'avais pas fermé les portes, oulalaaaaaaa, je vais rentrer et me coucher jusqu'à demain où j'espère, tout sera rentré dans l'ordre...

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