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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #calmar

En fait, pour prendre des calmars il y a quelques astuces incontournables que nous ont été transmises il y a des lustres puis largement améliorées qui nous permettent aujourd'hui d'en prendre assez facilement si ils sont présent bien sûr. Le problème c'est que cela demande un peu d'investissement à la fois financier et personnel car en réalité il n'existe pas de produit totalement fini pour la pêche que tout pêcheur de calmar confirmé se doit d'avoir avec lui. Par contre côté leurres (turluttes) vu qu'elles nous viennent pour la plupart en direct du Japon il suffit d'y mettre le prix pour avoir ce qui se fait de mieux. Bien ciblés les leurres sont imbattables dans toutes les conditions et sur tous les terrains.

Nous on a fait le choix de pêcher un peu à toutes les techniques, bouchons lumineux, leurres, sans plombs, sans hameçons car selon les éléments si ils sont cléments il est nécessaire de jouer fin voire très fin sur les montages. Nous avons remarqué que quand la mer est très calme et sans le moindre courant il faut être discret car dans ces conditions le prédateur isolé a tout le temps d'évaluer sa proie et décider d'attaquer ou pas, le moindre manque de discrétion peut s'avérer fatal pour votre pêche. Heureusement pour nous les techniques ou les modes d'emploi ne manquent pas, n'allez pas immaginer une seule segonde que tout à été fait sur le sujet, chacun peut à tout moment trouver le bon filon pour déjouer les instincts de nos chers calmars, pis de toute façon il faut s'adapter à la situation présente, oui, il faut composer avec la météo et en gros c'est une partie du secret. Tout d'abord si il y a du Mistral léger c'est bien parti, il faut vérifier immédiatement la présence de bogues, mandoules ou oblades sur les lieux et si c'est le cas ça commence à sentir très bon car les calmars ne sont jamais très loin. Pour l'instant vous avez deux ingrédients classiques pour séduire un calmar à savoir: Surface de l'eau plus froide grâce au Nord-Ouest et de quoi occuper les tentacules des calmars avec le menu fretin. Il faut toujours avoir de quoi pêcher les (bordilles) qui naviguent sous vos pieds, ils représentent l'essentiel du menu des prédateurs qui se trouvent en haut de l'échelle alimentaire, pour nous c'est une concept, mais pour le poisson c'est une pure réalité. Il va falloir se mettre un minimum dans la peau de ce qu'on pêche et un peu dans la peau de la proie en même temps pour cerner un temps soit peu ce qu'on vient faire un soir donné sur un poste. Ceux qui arrivent comme des touristes avec du matos de rebus font souvent de grosses bredouilles malgré la mane halieutique qui leur tend les bras, il ne faut jamais sous-estimer la ressource de son ( adversaire ?) ou ses qualités à ne pas sucomber à un piège grossier. A l'époque nous étions tous montés costaud sur les fils et les cannes à pêche, vu le poids des bestioles par moments, cela nous laissait de grandes marges de manoeuvres lors de la mise au sec des cocos soulevés en poids. Pourtant au fil des embrouilles quotidiennes et des décrochés monumentaux nous avons compris que la discrétion était une arme redoutable dans les rétines juvéniles des calmars nouvellement arrivés. Le calmar n'est pas très futé quand il chasse mais il faut une étincelle de bon sens de la part du pêcheur pour le mettre dans une rage folle car il est capable de se foutre dans la zone rouge si il a le sentiment qu'il ne sortira pas vainqueur d'une situation plutôt gagnée d'avance. J'avais à l'époque sous la main un bon expert de la débrouille qui trouvait toujours l'astuce du soir pour faire la différence avec le reste du groupe, il avait capté qu'en cachant un petit trident "fait maison" dans le crâne de la bogue il pouvait déjouer tous les instincts gros ou petits des calmars. Quand je m'arrachait les burnes à prendre quelques sujets corrects avec mes cages il en prenait le double sans forcer avec un petit trident planqué sur la nuque du poisson. Je me disait à l'époque que la chance faisait tout et qu'on y pouvait rien, mais aujourd'hui avec le recul je me dit que le domaine virtuel s'ouvre avec une clef bien spéciale, le reste de l'histoire qui va se dérouler dépend de sa propre volonté d'aller jusqu'au bout... au bout de l'instinct de ce qu'on pêche...Ce gars savait très bien qu'en diminuant le diamètre des fils au fur et à mesure de l'heure il faisait la différence, d'ailleurs, la plupart du temps il n'y avait que lui qui avait fait pêche. Le secret pour prendre des calmar est simple est subtil à la fois, nous vous avons expliqué certaines règles:

- Une température de l'eau plutôt froide.

- Vérifier la présence de bogues et oblades dans l'eau en pêchant au toc sans plomb, si il n'y en pas c'est pas bon signe.

- Utiliser des calamarettes discrètes sur des sardines, et des assez puissantes sur des grosses bogues ou grosses oblades.

- Varier la profondeur de nage de votre appât si il n'y a pas touches.

- Ne pas prendre le calmar pour un crétin, soignez les montages...

- Prospecter les sorties de ports faiblement éclairés.

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Mais en réalité la première choses à changer chez le pêcheur c'est sa mentalité, je rencontre tout plein de gens qui pêchent le calmar car c'est une pêche rentable et qui semble plutôt facile. Ce que je trouve de regrétable c'est le manque d'interêt pour cette pêche pourtant rigolotte, j'ai bien trouvé quelques gars qui avait bricolé des trucs mais dans l'ensemble presque tout le monde pêche avec du matos premier prix pourquoi ? Ba pour le calmar ça suffit !! C'est la phrase typique lancée par tout les pêcheurs de calmars, comme si cette merveille de technologie devait être traitée au rabais. D'ailleurs ça ne loupe pas car quand je retourne voir mes copains que je retrouve l'hiver aux mêmes postes que l'année précédante, ils s'étonnent toujours de ne pas faire beaucoup de prises. C'est pas faute de leur dire ce qu'il faut faire et où aller pêcher, mais non, on fait les mêmes erreurs toutes les années, on ressort le même matos de merde, le même fil à 2 euros en 40 centièmes, le même bouchon fuji qui coule entre deux vagues et la même cage qui renferme les mêmes sardines congelées. Hé bien si vous souhaitez faire vos pêches c'est tout cela qu'il ne faut pas faire, n'hésitez pas à varier les coins selon la météo, utilisez toujours le poisson du coin, il faut rester très attentif et ne pas se décourager. si vous tenez à pêcher avec du fil épais vous avez toujours la solution de mettre du fluoro ou du fil invisible, ce dernier n'est pas très cher et à l'avantage de supporter une saison complète voire deux.

 

 DSC00004 Bon il ne faut pas croire que seule la technique permet de prendre ses calmars, il faut entrelacer dans les fils du savoir quelques grammes de réussite, il faut une pincée de chance pour que l'osmose prenne.

En ce qui concerne les leurres il est difficilement défendable de conseiller des leurres hors de prix aux novices vu où ils vont rester coincés, il faut commencer par le début et augmenter avec l'expérience. Les prix de ces leurres sont tellement gradués financièrement qu'au final on fini par achetter "un prix" plutôt qu'un leurre. Mais nous y trompez pas sur la qualité ou les prestations de nage d'un modèle haut de gamme car il n'y a pas de comparaisons possible. Contrairement à nos amis leurristes qui cherchent le loup ou autres poissons chasseurs grâce à une énorme palette de modèles, il n'existe pas autant de choix pour le calmar. Mais tous ces leurres ont la même chose en commun, c'est qu'ils essayent de cibler au mieux l'aliment préféré de l'espèce recherché, une erreur de couleur ou de forme peut rapidement conduire le pêcheur à de fausses constatations. C'est pour cela qu'il est nécessaire de varier en permanence la récupération en commencant par le moins rapide et les couleurs même si la mer semble totalement noire. Certaines turlutte imitent un autre calmar, dans le concept c'est lumineux car il peut jouer sur beaucoup de tableaux et deux qui ne sont pas des moindres c'est la reproduction ou corriger un intru dans le secteur de chasse. Certaines turluttes sont des copies conformes de crevettes et ça aussi ça marche très fort sous la surface. Par contre soyez très vigilants sur les tons fluos ou multicolores car ils sont très souvent réservés aux eaux troubles ou agitées ( ou les deux) et ont du mal  à trouver des tentacules par mer calme légèrement éclairé style entrée de port. Il est préférable de prendre une couleur unie dans le bleu ou le rose, le vert ou le orange car ces quatre couleurs vont couvrir l'ensemble des situations.

Bon voilà tout est dit sur le sujet il ne reste plus qu'à trouver les bonnes conditions pour y aller, et, ce samedi soir ça commence à sentir très bon au bord de l'eau. Nous allons faire le déplacement sous un vent qui souffle en notre faveur, il est à peut près comme il le faut mais il ne faut pas qu'il tourne dans la nuit. Sur place la stratégie se met en place, Bruno vas aller chercher les bogues après avoir placé deux cannes au calmars, moi je suis déjà affairé à remonter le premier coco.

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IL faut absolument trouver des bogues car pour le coup nous n'avons que des sardines, elles plaisent beaucoup aux calmars en général seulement elles plaisent aussi aux autres poissons qui dépouillent sans vergogne une calamarette en une minute. Heureusement en une petite demi heure Bruno va réussir à trouver une vingtaine de munitions qui vont aller remplacer immédiatement les sardines qui se font systématiquement pulvériser.

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La touche du calmar est assez simple à comprendre tout se lit à la lecture du comportement du bouchon, quand il coule c'est évident mais quand le bouchon se couche sur l'eau en plusieurs étapes c'est moins évident à capter. Là Bruno vient de voir que son bouchon est à plat sur l'eau, il le reste et cela veut dire que le calmar s'est emparé du poisson et qu'il le remonte à la surface. Ce pauvre calmar n'a plus aucune chance car en plus il est embroché sur les pointes munies d'ardillons, même si il est lourd à sortir il est notre deuxième calmar de ce soir. Pour le reste c'est une longue attente qui nous attends entrecoupée de quelques prises assez espacées, par passages nos amis fantômatiques vont laissez quelques signatures sur les nuques des bogues sans se prendre, certains seront moins malins et vont se laisser pièger. Dans l'action de la soirée je ne manque jamais de promener un leurre bien aiguisé le long des roches profondes immergées, cela paye très souvent et puis aussi ça fait passer le temps. Pour l'occasion j'ai changé le fil du petit moulinet qui me sert pour promener le plastique, en temps ordinaire on arriver à le propulser vraiment loin mais là, en plus j'ai le vent dans le dos. Du 22 en fil, un leurre de 25 grammes, une canne Colmic 20/60 Ultra nerveuse et vent léger dans le dos va me permettre de poser ma turlutte très loin. Je la laisse naviguer quelques minutes pour qu'elle attérisse au fond, j'ouvre le pick-up pour lui laisser tout le champs libre. Pendant ce temps je vais aller examiner le massacre qu'on fait les calmars sur les sardines et cela ne manque jamais de laisser échapper quelques cris d'étonnement.

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Vers trois heures et demi nous partirons de notre poste de pêche nous aurons pris quelques pauvres calmars en vadrouille, ce n'est pas encore le coeur de la saison mais il semble qu'elle ai timidement démarré depuis quelques semaines déjà. Certains de nos copains ont réussi par petites touches à faire de très belles pêches, mais dès le lendemain tout les espoirs de renouer avec la bonne saison avaient disparus, c'est ce qui nous indique que nous avançons vers le coeur de la saison. Si vous avez lu les premières lignes de cet article vous avez compris qu'il faut certains paramètres incontournables, sans eux, on bricole au hasard car quand ce sera le bon moment il y en aura de partout et tout les soirs. Pour ma part je fini de remonter ma dernière ligne au leurre que j'avais totalement oubliée c'est dire...Machinalement je cherche la manivelle...J'éclaire le moulinet et constate qu'elle n'y est plus ? Ha je vais être obligé de remonter tout le fil à la main ce qui me prendra plusieurs minutes quand...je sent une tirée entre les doigts, tu parles c'est le moment pfffffff !!! je tire comme je peut en donnant par moment un peu de mou car la bestiole est franchement féroce. Rapidement ça me gonfle et je remonte fermement, à la surface je voit une grosse seiche, elle à pris la turlutte en plein milieu, vu le poids de la bestiole ça va être très dur. En fait elle n'est pas tombée de la dernière pluie et elle ne se piquera pas, je vais viécher plusieurs fois mais elle se jouera de mon piège.

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Là il y a trois de très beaux et deux gros balèzes qu'il a fallu remonter en poids.

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Pour envoyer loin et lourd il me faut du beau matériel avec du fil à toute épreuve, j'ai pris mes moulinets Maver Médusa embobinés de fil ALPHA tackles en 30 centièmes avec un arraché en 40. En haut à gauche on voit la manivelle du moulinet qui a foutu le camps.

Bon, on ne connait pas le programme de fin de semaine vu la météo, mais comme vous le savez, on vous tient au courant...


Commenter cet article

Roro 12/11/2013 21:17


Les calanques c'est ainsi, elles te donnes et elles reprennent, c'est le prochain sujet de mon article, merci Reno.


Bizzzzzzzzzzzzzzzzzz

renaud 12/11/2013 14:57


Moi j'aimerais bien savoir comment tu t'es fait piquer la minivelle du moulin .


Un coup ça s'ensable, un coup ça perd le matos, putain vs me manquez.


Bise a tous.


 

Roro 12/11/2013 10:37


Cher Alain,


Ne vous découragez pas et surtout allez-y le plus souvent possible, si vous êtes un bon marcheur n'hésitez pas à aller loin même dans les endroits les plus improbables, la seule condition c'est
qu'il faut au moins trois ou quatre mètre d'eau pour voir des calmars, mais vous verez, la chance frappe toujours à un moment ou à un autre à votre porte et seul les courageux seront souvent
récompensés.


Merci de nous avoir lu.

Roro 12/11/2013 10:32


Oui Ange tu as raison d'aller un peu au Calmars car nous sommes sorti cette semaine un peu tous les soirs et nous en avons fait copieux la dernière fois mais pas que cela...On en dit plus semaine
prochaine.


Bizz

Roro 12/11/2013 10:26


Cher Pad


Effectivement j'ai essayé un des bouchons mais j'ai eu beaucoup de mal à l'équilibrer car j'ai fait une découverte pourtant évidente, dans l'eau le plomb pèse plus lourd qu'un poisson à poids
égaux. Globalement un bouchon de 45 G de portée pèse 9G supporte en réalité un plomb de 45 G et un poisson de 150 G. Le hic c'est que le bouchon que tu m'as fabriqué fait 56 G en poid brut donc
il porte à peu près 300G de plomb, donc un poisson de 600G mini. Je vais faire la vidéo de jour avant le week-end car la dernière fois on est arrivé de nuit et dans le bout d'essai que j'ai fait
on voit rien de rien. Par contre cela va me permettre de pêcher la liche quand je vais aller au Frioul car parfois je met du beau poisson au bout.


Bises Mon Pad.

alain 11/11/2013 18:26


bonjour,alain de carqueiranne , merci pour vos conseille pour le calamar....j en etais a appater au calamar pour essaye de prendre du calamar..lol.


dans l attente de votre prochain article. 


 

ange 11/11/2013 15:48


t'a tout dit sur le calamar,sauf peut etre que le calamar est attiré par la lumiere parce qu'il est curieux de nature et
un peu con sur les bord,quand il se decroche,tu lui remet la sardine sous le nez il va revenir,moi je fait pareil avec un billet de 50euros.toute la semaine il annonce du vent il est fort
possible qu'on rapplique du coté du coin pas secret du tout ou on fait la der.  bise

alainpaddy 11/11/2013 14:38


Toujours instructifs et prenants tes C R !! on dévorre ça comme un polar !!


Tu n'as pas eu l'occasion d'essayer les bigs flotteurs ? 

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