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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par ROLAND
Publié dans : #Poissons

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M
on grand plaisir c'est pêcher au bord de l'eau, le côté rassurant de la mer apaise des sens qui sont toujours en éveil dans la semaine et creuse un fossé de sécurité indispensable pour vivre. J'aime glisser les doigts dans les couloirs du temps et figer sans relâche dans mon disque dur cérébral des images d'une certaine jeunesse qui échappe au monde à chaque minutes. Aujourd'hui nous sommes de jeunes gens pleins de désirs pour nos passions, rien ne nous est formellement impossible vous avez peut être déjà ressenti cela. Je mesure à quel point un jour tout mon  monde ne sera plus,  emportant avec lui dans l'oubli tous les rêves que j'ai réalisé comme si depuis toujours ils n'avaient jamais été...



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Pour l'heure je suis à rouge vif assis dans la navette maritime qui me mène vers la terre promise, mon cerveau en ébullition prépare le prochain article qui vous sera soumis dès mon retour au QG. Le discute entre pêcheurs commence et chose pas courant la plupart de mes copains de fortune ne connaissent pas encore silverpeche mais on promis de rectifier ça en consultant "le" blog hors du commun.

Nous avons vécu cet allez-retour beaucoup de fois, il s'achèvera comme toujours au petit matin avec son lot de regrets et sentiment d'un de trop vite passé. Voilà ça c'est tout moi , je ne suis pas encore arrivé sur mon poste pour pêcher que je suis déjà en tain d'imaginer le retour...
La veille je suis aller prendre quelques gros crabes entre les roches de Cassis, je ne sais pas si en cette saison ce sera l'appât qui faudra, mais il vaudrais mieux car c'est, avec les crevettes, tout ce que j'ai.
Je ne vais trop me presser pour monter mon matos car le nuit vient tout juste de tomber, je craint que les petits poissons  ne me dépouillent trop vite les hameçons qui de toute façon sont trop gros pour eux. J'ai avec moi trois cannes, deux pour caler assez loin dans le sable et une que je vais garder pour mitrailler le coin avec le fameux montage crevette qui m'a valu à chaque fois de très belles surprises.
Le début de soirée commence sur les chapeaux de roue, les touches sont si rapprochées que je ne peut pas même monter les autres cannes et d'après ce que je vois c'est des petits que je dois relâcher au fur et à mesure, mais au cours de la nuit qui avance la pression augmente dans les froides artères des poissons, les touches deviennent féroces et comme souvent s'étalent sur toutes les cannes et je cavale de roches en roches sans cesse.
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Je suis contraint de remettre beaucoup de petits sars à l'eau car je me suis fixé comme limite trois cent grammes minimum pour pouvoir faire plus d'un kilos avec quatre poissons et surtout pour ne pas revenir de si loin avec trente petit sars dont je ne ferais peut être rien. Les oblades, les beaux yeux et tous les autres ( demi-sparidés) dans le genre retournent à l'eau avec pour certains un mal à la mâchoire qui ne sont pas prêt d'oublier, voire avec un hameçon dans la bouche si trop enfoncé. Pour l'instant aucun beau poissons en vue pourtant il y a des sars de partout mais trop petits à mon goût.
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Quelle joie de me retrouver sur cette ile, ce coin est isolé, désertique, millénaire, impressionnant de senteurs qui se dégage de ces plantes minuscules. Bizarre le bruit de la mer qui se répercute contre la montagne en parabole derrière moi, ça fait comme une présence invisible qui démultiplie le moindre son.
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 Mais la pluie va faire rapidement son apparition, je n'ai pour une fois rien pour protéger mes affaires et bon coeur contre mauvaise fortune je retourne au port l'esprit concentré sur la pêche que je vais bien pouvoir faire là bas.
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Immédiatement je détecte des clapotis étranges dans l'angle nord du port...il y a de gros mulets qui se nourrissent de la pollution engendrée par le vent d'EST à la surface et qui rabat les détritus dans ce coin. Ni une ni deux que dégaine mon salabre et embroche un plein filet de mulets qui irons essayer de séduire un loup record....Bon, il y a un problème vu que le plus petit fait un kilo, je ne vois pas caler ça donc je les relâches tant pis. En allant un peu plus loin j'en trouve un énorme groupe de plus petit et vu qu'ils se foutent de ma présence trop occupés à se nourrir, je fais faire un plongeon à mon salabre dans la troupe pour en remonter un plein filet. Je n'ai pas de quoi les garder vivants alors je sélectionne le vainqueur qui va aller orner un 4/0 inox posté sur la tête. Cela ne m'est jamais arrivé de monter un panier avec autant de mulets dedans, d'ailleurs sur le quai ça grouille de poissons sautillant qui ont fini par attirer une petite troupe de chats quasi sauvages qui attendent assis à côté de moi une distribution qui va les ravir au plus haut point.
A minuit et demi c'est la touche. Mon écureuil tape contre la canne, mon voisin de pêche n'est revient pas, le frein dévide par saccade et je pense qu' a ce moment c'est mon heure de gloire, ma récompense ultime quand...je prends la canne en main et là je comprend immédiatement que ce n'est pas un loup mais un fiélas qui à profité de la faiblesse du mulet pour s'en emparer violemment. le seul hic c'est qu'il est à la mesure du gros mulet et je ne pourrai pas le rentrer dans le salabre et même mon voisin n'y parviendra pas, le 30 centièmes alpha fluoro ne veut pas casser ce gros congre me secoue les bras, j'ai beau tirer de toutes mes forces il ne cède pas c'est affreux !!! Un fil normal aurai explosé rien qu' en remontant mais j'ai  une confiance sans limite en ce fil qui peut monter en vingt centièmes un denti de plus de deux kilos sur plusieurs mètres à l'aplomb. Mais pour l'heure je préfère que le fil ne tienne pas car mon matos souffre et finalement au bout de très longues minutes enfin c'est la casse...de l'agrafe !
Je change de pêche car c'est trop d'émotions pour moi et je décide de trouver un nouveau coin vu que la pluie ne tombe plus. Le vent de Sud- Est ne me laisse que peu de choix, je vais vers le tiboulin en pleine nuit en quête d'un refuge, je ne sais pas exactement ou je suis mais l'abri que j'ai trouvé est sympa mais c'est l'heure creuse je n'ai pas de touches. Juste avant de plier boutique au lever du jour un nouveau Corb va de laisser prendre, je n'ai pas le coeur de le garder et il va immédiatement retourner à l'eau et moi de retourner au bateau.
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Le jour est bien la et le bateau va arriver d'ici une heure. En arrivant au dessus du port je peut observer les quelques pêcheurs comme moi épuisés par le vent qui se sont dispersés sur ce cailloux et qui rentrent maintenant, forment une petite chaîne fatiguée de la nuit traînant les pieds jusqu'au quai.
Ticket pour monter au bateau, demi sourire au matelot, traversée silencieuse clope au bec cheveux au vent frais du matin, arrivée calme au port, je vous l'avais déjà dis je connais cette histoire car je l'ai déjà vécue des dizaines fois.... 

                                                                    Roro, silverpeche.com
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