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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #calmar

Tout est parfait pour cette pêche du Dimanche soir car pour une fois tout colle à la perfection, j'ai une partie la nuit devant moi, il n'y a pas l'ombre d'une brise pour venir tout gâcher, seul les températures sont un peu trop élevées mais bon, rien de grave...Je fourre dans le sac les affaires méticuleusement préparées, tout le nécessaire pour passer un agréable soirée au bord de l'eau accompagné de tout mes souvenirs qui bougeonnent dans ma tête comme des fleurs au printemps.

Je demarre la voiture, la route pour cette fois n'est pas un brin embouteillée et c'est ainsi que je me retrouve en moins d'une demi heure sur le parking presque désertique flambant neuf. Je déballe le précieux sac du coffre de la voiture, mes bogues juste décongelées vont me permettre d'être opérationnel immédiatement sur mon poste. Quel bonheur d'être ici ce soir, en plus je sent que tout va bien se passer, voilà un curieux sentiment que je n'ai pas eu depuis bien longtemps, mais en principe quand cela m'arrive c'est qu'en contrepartie il va se passer des trucs moins tops, on verra bien. Fort de cette belle série de bonnes choses me voilà très réceptif à la beauté du paysage, je ne sent pas la dure rocaille sous mes chaussures neuves, les arbustes piquants à souhait qui gardent un sentier bien caché ne me font même pas frémir, l'agréable douceur de l'air de ces calanques et les senteurs de cenilles me fait un instant oublier que je vient pêcher et que l'heure tourne. Je passe Port Miou, port Pin pour arriver tout près d'en Vau transpirant au possible. Arrivé sur mon poste exigü face à la mer je m'installe rapidement, tout est sorti et les deux cannes sont montées rapidement, j'attends juste que les bâteaux finissent de passer la goulotte juste en face pour envoyer la première ligne dans l'eau. Pour l'occasion je vais étrainer deux superbes leurres à calmars que j'ai pris chez Philippe, ils ont la particularité d'être comme des bombettes, il se stabilisent sans trop racler le fond ce qui me permet avec une petite tirette de lui faire faire un bond comme une crevette. Soudain un gros remou martelle la surface, d'un bond un gros thon jailli des entrailles de l'eau et retombe lourdement sur le côté pour faire un maximum de bruit; suivi de très près par une horde d'autres congénaires plus petits, ce gros bordel ne dure pas plus de quelques segondes mais quel spectacle fantastique, à ce moment je m'imagine en ligne avec un poisson pareil, quel fantasme !!!

La nuit commence doucement à tomber sur la mer, le soleil se cache derrière la montagne pour peu à peu laisser la place à la pénombre réconfortante. Je commence pêcher les bogues très présentes ici, cela me permet de pêcher pour rien la prochaine fois et en très peu de temps mon stock est fait. Il n'y a pas un seul souffle d'air pour éfleurer la surface de l'eau, tout se reflète dedans comme dans un miroir à l'envers, ça aussi ça fait bien longtemps que je n'ai pas vu ça et je vais d'ailleurs faire une photo pour m'en souvenir.

Tient... mais où est passé le sac noir qui contient l'appareil photo*, ma lampe frontale, mes papiers, le téléphone et les clés de la maison ? En un instant je me souvient comme dans un flash que je l'ai fourré sous le siège de la voiture par ce qu'il a roulé plusieurs fois à mes pieds en chemin, hou là là sans frontale ça va être bouillant pour le retour et pour pêcher aussi, heureusement je crois avoir vu sur mareepeche que la lune va sortir rapidement.

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Du coup il n'y aura pas de photos pour cet article à moins d'en trouver dans mes fichiers quiy ressemblent un peu. Je vais envoyer mon leurre un peu au hasard et surveiller mon bouchon dans le noir en attendant que la lune sorte, je mesure à quel point sans lumière c'est vraiment n'importe quoi... Il est vrai qu'au fur et à mesure on fini par voir autour de sois mais pour faire un noeud, fermer une agraphe ou pour trouver un ustensile c'est pas pareil, on y va en douceur. Pourtant contre toute attente mon bouchon lumineux va s'enfoncer dans les eaux profondes de cette calanque manifestement c'est l'heure des calmars. Celui-ci tire fortement sur la ligne il doit être de belle taille. Bon là pour salabrer on oublie, déjà qu'avec la lumière c'est pas facile mais sans c'est impossible car je ne saurait pas mesurer à quelle hauteur est ma prise. C'est dans de grandes éclaboussures que j'extirpe par miracle mon premier calmar de la soirée hors de l'eau, je n'arrive pas à voir exactement mais il me semble que c'est un "rouge", au toucher des petites nageoires en bout du cône me confirme son espèce. Rapidement trois autres beaucoup plus petits vont suivre, mais je ne suis pas à l'aise sans lumière et à vrai dire j'ai failli par deux fois passer à la flotte, vivement que a lune sorte cela va me permettre de plier et de partir. La lune se lève enfin derrière moi, effectivement, avec la relative clareté et quand on est pas dans ses pénates on perd un peu le Nord, j'ai éparpillé les affaires de partout d'ailleurs heureusement que j'y voit un peu car je n'aurait pas pu tout retrouver. Le retour va être à la hauteur de la soirée, quand on se fie qu'à sa vue on fini par vivre dans le monde de Walt Disney, je voit des sangliers en ombres chinoises, des éléphants qui sont sur le sentier, j'entends des bruits qui n'existent sûrement pas, des craquements de branches étranges vous avez compris...Je me chie dessus. Je ne suis pas de nature craintive mais là c'est un peu extrême comme truc, de plus si il y avait réellement une horde sanglier mal embouchés je ne voit pas comment je pourrait m'en sortir vu que le plus gros buisson ne fait pas un mètre. Enfin arrivé à la voiture les éléphants se sont enfin cachés, les sangliers totalement disparus, les grognements de tyrex envolés bref, je peut enfin souffler mais... L'aventure n'est pas encore tout à fait finie. En fermant vivement dans la porte de la voiture une odeur épouvantable remonte du sol, je n'ose immaginer...Je vient de marcher dans une merde de chien bien grasse et la chaussure est emboucanée, me voilà à une heure du matin avec un bâton à gratter les crampons, je rigole tout seul car pour une soirée qui s'annoncait extra, elle finie en queue de poisson si j'ose dire...Mais tout ceci m'apprends quelque chose au moins, combiens de fois n'ai-je pas pu aller à la pêche pourtant tout était réuni, combien d'embrouilles n'ai-je pas eu qui m'ont écartées au dernier moment d'une bonne soirée au bord de l'eau. Aujourd'hui je me dit que le destin réserve parfois des surprises et dorénavant je m'abstiendrait de le contredire car c'est pas parce qu'une sortie demmare mal qu'elle se finira mal parce que tu vois, quand tout commence bien ça peut finir bizarement...aussi.

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*Cette photo affichée ci dessus a été prise en 2010.

Arrivé à la maison je vais faire quelques photos de mes prises et par là vous montrer quelques différences entre les espèces.

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La preuve que la saison à commencé car sur mes postes si c'est pas la saison y'en a pas un seul.

J'ai pris deux espèces bien distinctes, un c'est l'oligo et l'autre c'est un rouge, attention ce dernier s'appelle aussi "le pisseur" dû  à son odeur une fois légèrement passé de date.

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Ils ne se ressemblent pas un brin et il semble que le rouge soit vraiment très agressif et puissant.

Les nageoires du rouge sont plus charnues et le tube est bien plus profilé que celui de son cousin, ceci explique en partie sa force démoniaque au bout de la ligne. Il ya une membrane sur les ailes de l'oligo qui n'existe pas sur les ailes du rouge.

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Au niveau de la "plume" il n'y a pas photo ( enfin si) celui de l'oligo est une plume large ( à gauche) qui lui permet de planer comme une fusée dans le courant car elle lui sert de "poutre" mais elle ne lui permet pas de faire un demi tour sur place alors que le rouge, lui, peut se retourner sur lui même pour saisir une proie.

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Au hasard de la pêche les saurels entrelacés avec les bogues se ruent sur le moindre appât en ligne, franchement piqué ils font des départs de freins dantesques digne de gros sars. J'en ai gardé un seul gros pour le cuisiner comme le maquereau au vin blanc et c'est franchement bluffant !!!

 

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La prochaine sortie c'est Mercredi soir, bises les gars...

Commenter cet article

berrivin 03/03/2018 20:28

Super bien raconté, très nature. Merci de nous avoir fait participer à votre périple. la prochaine fois, n'oubliez pas l'appareil photos et la lampe frontale!!!!

Robin 30/09/2013 21:10


Hey c'est une belle pêche, du poiscail, du calamar, de la bonne bouse, que du bonheur! :D


 


Bises


 


 


Robin

alainpaddy 25/09/2013 10:43


Merci pour la transmission du savoir !! Bises à tous et toutes !

roro 25/09/2013 09:54


Merci Pad,


Il y a une autre espèce qui peut se prendre exclusivement en hiver, il peut se confondre facilement avec loligo mais il a une particularité propre à son espèce, il a des crochets dans les
ventouses et c'est pour cela que quand il attaque ton poisson  il est en pièces détachées. Son tube est plus gros et plus court, son oeil à une protection de corne à l'intérieur, on va
essayer de montrer tout cela. 


Bises Pad.

alainpaddy 24/09/2013 23:50


Super C R !! comme d'hab !! Bravo ! La prochaine fois , marche dans la merde de chien au départ !! ça porte chance !! 


Merci pour le cours d'anatomie sur les calamars !! j'ai appris quelque chose !! 

berrivin 03/03/2018 20:29

humour!!!!

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