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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par roland
Publié dans : #Poissons


Ce Vendredi c'est reparti pour une séance de pêche, le vent est de Sud-Est est assez fort. Difficile de trouver bonheur avec ce type de vent, coups de tel à droite ou à gauche c'est l'incertitude à tous les étages, tous les copains sont dégoutés. David m'appelle de Callelongue pour me dire qu'il n'est pas possible de trouver un poste bien placé, à défaut d'être à l'abris, tellement le vent peut rendre la tâche compliquée. Il doit rebrousser chemin et fait route vers Cassis, pour cela il doit refaire la marche de Marseilleverre lourdement chargé, re-traverser Marseille embouteillages compris à l'aller comme au retour et faire une autre marche pour retrouver un autre coin...Si ça ce n'est pas de passion c'est sûrement de la folie ou peut être les deux et pour trouver quoi au bout du compte ?
Moi finalement je m'en sort plutôt bien car je n'ai plus qu'a le rejoindre une fois la bataille terminée sur le poste qu'il à pu enfin trouver, mon récit peut commencer.
Un coin bien cadrillé.
Arrivée à 18 heures sur le lieux de pêche et je ne suis pas déçu il y a un vent à faire s'envoler un pétrolier, la mer bouge bien tout ça promet pour faire de beaux sars. Il fait jour et malgré les bourrasques puissantes je me lance au toc dans l'écume des vagues qui se fracassent contre les roches en forme de ventre creux. David à essayé tout l'après-midi et cela n'a rien donné mais bon, j'ai deux cannes calées, ma troisième c'est pour chercher les sars au flan des tombants. J'ai dans un "tup" les restes de la bouillabaisse qui va me servir de broumé cela va attirer tous les poissons sur plusieurs kilomètres. Au coucher du soleil il y a Rémi et stéphane qui viennent nous dire bonjour, eux sont installés un peu plus loin sur un plateau bien caché qui est à l'abri du vent et des vagues qui commencent vraiment à me pomper le cerveau. Une soirée de pêche se passe un bon tier du temps au téléphone car bien sur nous nous appelons dès qu'il y a un poissons pris et David fait le standardiste entre les copains.

Le vent tourne radicalement au Nord-Est Vers 11 heures, le mer bouge dans tous les sens ce n'est pas bon pour la pêche, un petit sar par ici, un poulpe par là, pour nous c'est pas l'extase par contre pour nos deux autres copains c'est mieux quelques très beaux sars, quelques petits pagres qui sont été pris au gros mourrons de chez Orlando. Bon c'est de vrais " gros" mourrons, par contre ver de chalut neuf, crevette neuve, piades neuves, gravettes neuves, ver noir neuf et un peu de mange à la sardine. Nous avons tous les vers du monde et ce soit c'est au mourrons que tu prends tout pfffff !!!! Il ne me reste que les quelques mourrons que m'a donné Eric lors de notre sortie au Corton et il ne sont pas bien bien frais !

Sensiblement le vent tombe au fil de la nuit  et cela devient plus agréable de pêcher, les éfluves du broumé a attiré toutes les bestioles du coin et inéluctablement je prend deux bogues qui vont aller armer une grosse canne bien costaud. Une demi heure plus tard sur cette même canne mon écureuil monte dans les airs me signalant que j'ai une client dessus c'est  soit un fiélas, soit un poulpe. C'est un gros poulpe que j'arrive à arracher, non qui se laisse décoller, de ses roches. La grosse canne est pliée en deux je pompe comme je peut la bestiole qui remonte lentement, ma canne est à l'agonie si je faibli dans mes tractions il va se coller sur un cailloux. Dès qu'il arrive en surface à une vingtaine de mètres il se décroche violament et ma bogue arrive comme une fusée en direction de david qui doit se baisser pour ne pas se la prendre en pleine poire ! Dommage car même si il serai retourné à l'eau je l'aurai bien pris en photo.

Assis confortablement les mains dans les poches et les yeux qui quadrillent les cannes nous attendons la touche. Le vent a tourné nous ne le sentons plus du tout, Un frisson me parcours car je pense a ma vie hyperactive que j'abandonne aux portes de Cassis comme un vieux manteau inutile et que je vais reprendre au retour. Dire qu'il est possible qu'un jour proche ces coins soient interdits, je ne languis pas. Il est trois heures du matin le vent est très violent, nous n'avons plus la folie nécessaire pour rester nous plions toutes les affaires éparpillées sur les roches, ramassons nos restes et nous disparaîssent dans un halo de lumière, laissant Cassis tranquille. Ce soir mon manteau d'ennuis me rejoint dès la voiture et je vais encore attendre une semaine pour pêcher...


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