Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
SILVERPECHE.com

SILVERPECHE.com

LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO.
Publié dans : #Poissons, #pêche, #daurade, #calanques de marseille, #cordelles, #bibi
Le retour à la pêche.

Cela fait si longtemps que je ne suis pas allé à la pêche que l'idée même de prendre les affaires sur un coup de tête et partir comme un fada, commence à s'estomper peu à peu tellement ma vie à changée en une poignée d'années. Ceux qui suivent nos aventures depuis de nombreuses saisons ont pu vivre avec nous à travers la pêche en mer, les déboires et les réussites d'une bande jeunes aspirants au bonheur. Mais l'âge de raison qui approche à grands pas modifie sans retour la vision simpliste que j'avais de la pêche. Oui, là, le besoin de m'éloigner des concepts foireux de ceux qui se sont pris pour des créateurs de la pêche en mer, tous les spécialistes de la capture et j'en passe, me fatiguent au plus haut point. Le regard de la pêche à tellement changé dans l'oeil de l'avide prédateur en une dizaine d'années que de nos jours on à du mal à faire la différence entre plaisir de la mer et le devoir de porter une image par voie publicitaire.

Dans les lignes qui vont suivre  ja vais vous expliquer pourquoi je refuse qu'un appareil me dise où est le poisson, pourquoi je refuse qu'une marque de matériel me dicte ma façon de faire, pourquoi aujourd'hui je plébiscite tous ceux qui laissent le choix au pêcheur et ne leur impose pas leur philosophie. Ces gens là laissent sur le carreau ceux qui ont cru à leurs mensonges publicitaires...

Ma petite histoire commence ce mardi 9 Juillet par un passage rapide chez Cabesto car ils ont reçu des vers de sable. Vu que j'ai une envie furieuse de capturer des marbrés, je me dis que cet appât sera mon meilleurs copain . J'ai bien noté que la météo sera très favorable à la pêche du marbré car Météo France marine annonce des conditions propices à sa capture. Me voilà convaincu, je prends armes et baguages et me voilà dans la Gineste...

Sur la route le monde s'écoule dans mes veines, la joie d'en découdre une nouvelle fois avec la mer me procure une sensation de jeunesse incomparable. La rage de vivre m'envahi à l'approche de mon port de destination, mais sous une chaleur qui domine les âmes qui osent s'y aventurer j'entame mon long parcours...

Bon voilà tout se déroule comme je le souhaitait, je suis au beau milieu des calanques les pieds plantés dans le granit brulant, sous les cigales agrippées dans les branches des arbustes arides font un bordel qui pourrait couvrir le son d'un bon téléphone portable ! Le fond de l'air n'est pas du tout agréable car la chaleur a même envahi le moindre souffle de ma respiration. j'ai beau me cacher pour quelques instants sous les arbres qui s'inclinent sur le chemin rien n'y fait, il fait une chaleur de fada.

Peu à peu je progresse de criques en criques vers mon poste de destination, au bout du chemin ce bout de terre est là, je m'installe à l'abri du soleil. Les affaires sont toutes déployées comme si l'allait ouvrir un resto, j'ai beaucoup de temps devant moi pour faire les derniers choix. Volontairement je n'ai pas encore fait les montages ni les arrachés pour pouvoir m'adapter à la dernière minute selon la météo définitive.

Le retour à la pêche.

Malgré qu'il fasse encore bien jour je vais envoyer une canne à l'eau pour passer les temps et puis après tout on peut rêver un peu. Pendant que je peaufine la deuxième canne je ne peut m'abstenir de remarquer le nombre d'embarcation qui traverse la baie en ce Mardi soir. Rien de bien inquiétant mais tout de même on est pas à l'abri d'un pro qui pourrai venir poser des filets car ça nous est déjà arrivés, les gars te plantent un filet à dix mètres des cannes.

L'attente ne vas pas durer bien longtemps pour la première touche, l'écureuil assez lourdement chargé en plomb va frétiller comme un beau diable. Mais je n'arrive pas à déchiffrer ce type de touche sous un vent d'Ouest puissant, il fait siffler les fils et empêche d'être précis. Pour le fun je vais vérifier pour voir. Ici pas de ferrages appuyés car je suis en 16 centièmes où est accroché un hameçon de 6 fin de fer. Voilà un montage obligatoire car passer une cordelle sur un montage plus gros relève du défi. Bon, à la remontée rien de bien lourd malgré que je sente un un peu de poids et à la surface je découvre un petit pageot de 50 grammes qui repart immédiatement à l'eau avant qu'il ne meure. Je recale la ligne avec un bout de cordelle et immédiatement un nouveau poisson va se ruer sur l'appât. Qué misère, c'est un tout petit pagre qui est pris sur le bord des lèvres. Va s'en suivre un beau yeux puis à nouveau un pagre minuscule, hou là là, je vais laisser les cannes dehors en attendant le nuit.

Le retour à la pêche.

Tant bien que mal la nuit arrive enfin, le bal des bateaux à cessé et le vent de travers à repris du service. Les montages sont envoyés dans l'eau en attente de la première vrai touche. J'en profite pour me désaltérer et de fumer ma cigarette roulée tout en surveillant du coin de l'oeil le bal des écureuils. Tout est bien tranquille jusqu'à 22 heures où soudainement je pense qu'il se trame sur ma ligne, je ne sait pas si c'est une hallucination mais ça vaut le coup de vérifier. Le vent tiède malmène le scion de la canne et il m'est difficile de sentir une tirée, dans le doute, je ferre avec douceur. Hé bé, il y a bien un poisson au bout et il est tout à fait honorable, je devine immédiatement une belle blanquette à ses tirées typiques. Sans encombre elle va être capturée malgré une belle défense qui me réjoui pleinement, mais la deuxième touche ne vas pas être de la même nature...

J'ai remarqué que la canne du fond n'est pas tranquille, l'écureuil monte légèrement puis retombe, sa danse n'est pas exactement comme il y a quelques minutes. Avec l'expérience j'ai appris à mes dépends qu'on doit toujours se méfier de ce qui est anodin car cela cache parfois bien des surprises. Hé bien là en voilà une qui me pends au nez car au ferrage je suis bloqué net par un gros poisson. Sa remontée est complexe avec des diamètres aussi fins, les faiblesses sont nombreuses et je vais le payer à mi hauteur. La daurade n'a pas pu être bridée comme il le faut et elle est allé se plaquer contre les roches sous mes pieds pour casser le fil. Voilà un exercice qu'elles maîtrisent à la perfection et nombreux sont ceux qui se sont fait avoir comme moi ce soir.

Mon problème c'est que vu qu'il n'y a pas de marbrés mais de très belle daurade je suis contraint de changer ma canne d'épaule, si je puis dire... je passe tout le monde en 25 centième avec la couleur de fil rouge, l'hameçon va descendre  avec du 2 qui est plus fort de fer. Toute la complexité de ce style de montage c'est qu'une cordelle va très mal passer sur le fil mais c'est le prix à payer pour ne pas perdre tous les beaux poissons. Avec beaucoup de patience et de précision je fini par trouver le moyen de faire de belle bouchées sans abîmer les appâts, c'est sûrement ça la clé de ce soir.

Le retour à la pêche.

Tout va se jouer dans l'heure qui va suivre, les touches sont très discrètes à cause du vent qui ouvre une bannière de fil immense mais malgré tout on fini par deviner. Pour comprendre, la première des choses c'est qu'on est dans le coeur de la pêche si une touche n'intervient pas dans les dix minutes c'est que l'appât à été grignoté ou il est planqué sous une algue, il faut vérifier régulièrement. Le deuxième poisson va m'apprendre à vivre tant sa ruse est incroyable. Au départ j'ai eu une touche correcte que je me suis empressé d'exploiter, jusque là tout va bien. A la remontée je me suis pensé que j'avais accroché une algue ou une autre saleté qui remonte mollement, arrivé non loin de la surface le poisson vas sonder avec une violence qui à failli me faire partir la canne des mains ! Heureusement le frein n'était pas serré à fond mais il a tourné cinq segondes  du bout de mes doigts ! Va s'en suivre un véritable bal du décrochage, à la surface elle se débat avec rage empêchant de la salabrer. il m'a fallu attendre longtemps pour qu'elle abandonne et rentre dans les mailles de mon filets. Mais ma récompense est grande car ma prise pèse dans les deux kilos et ce genre de poissons n'est pas ordinaire. J'ai lu quelque part que pour atteindre ce poids il faut une dizaine d'année et cela mérite de ne pas être ignoré.

Le retour à la pêche.

Dans la foulée il y a eu une dizaine de petits sars, des pageots, des petits pagres qui sont tous retournés à l'eau vu leur taille ridicule et pour finir à trois heures du matin une autre belle blanqette que ja vais garder. Je n'ai plus que des bouts de cordelles qui tournent de l'oeil mais de toute façon j'ai largement fait ma pêche et je ne regrette pas de partir.

Voilà c'est l'heure du retour et c'est la partie que j'aime le moins, il faut tout remballer et marcher fatigué jusqu'à la voiture. Mais sur le chemin du retour j'ai déjà fait les plans pour la prochaine pêche...Vu qu'il y a principalement des daurades je vais revenir la semaine prochaine avec quelques astuces secrètes, si j'avais pensé à le prendre ce soir j'aurai sûrement pu prendre ce poisson record qui s'est décroché, dommage c'est pour la prochaine...

Le retour à la pêche.

Commenter cet article

ALAIN RENAULT 13/07/2019 11:19

Quel joie de pouvoir te lire et d'apprécier ta façon d'écrire ce que tu penses !! la récompense est méritée !! Régalez vous !! Bises à tous , pad

gabriel broussard gaby 11/07/2019 10:19

Bravo roro la peche cest devenue scientifique nous a nice c est 10 centieme hamecon 16 et asticot

Zak 10/07/2019 22:02

Bravo mon ami magnifique poisson comme tu a dit l'instinct l'envi de vivre un moment de pêche son artifices ni chichis toi et la nature et ton vieux matos sa donne envie de venir bis poto

Zak 10/07/2019 22:02

Bravo mon ami magnifique poisson comme tu a dit l'instinct l'envi de vivre un moment de pêche son artifices ni chichis toi et la nature et ton vieux matos sa donne envie de venir bis poto

Damien 10/07/2019 21:38

Bonne continuation dans tes choix Roro
T’eS un artiste !

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 10/07/2019 21:55

Merci Damien, dans les calanques rien n'est joué c'est un défi permanent. Il faut comprendre la pêche du soir car ça change tous les soirs, qué misère...

Articles récents

Hébergé par Overblog