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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #sport, #pêche, #appâts, #Poissons, #Cuisine

Hé bien voilà nous sommes aux porte de l'hiver. Voilà une saison qui me réjoui particulièrement tant les promesses de captures sont nombreuses. Les portes de l'hiver c'est un peu comme comme le hall d'entrée de mon bonheur, oui, à cette saison il y a un peu toutes les espèces qui se croisent sous l'eau. C'est l'arrivée progressives des gros pageots aux abords du littoral offrants aux fidèles que nous sommes l'espoir de pouvoir capturer quelques sujets. Et puis il y a aussi l'arrivée des calmars à qui, j'ai quasiment dévoué ma vie entière.

Seuls les pêcheurs qui ont  une valeur pourrons comprendre les lignes qui vont suivre. Comment parler sérieusement de dévotion pour une espèce face à un public qui n'a pas la passion de la mer ni des poissons ? Souvenez vous, qui n'a pas fait des choses incroyablement tortueuses afin de rejoindre la mer alors que tout vous l'interdit ? Qui n'a pas déboursé plusieurs dizaines d'euros chez un marchand d'appâts pour une seule soirée alors que le son propre compte en banque crie famine ? Qui n'est pas revenu bredouille d'une nuit alors que nous avions dans la musette les meilleurs vers de la création et qui pourtant n'a aucune égratigné sa passion ? Hé bien c'est tout cela qui est un véritable non-sens pour le non pratiquant. En un mot, la raison nous échappe quand le sel manque dans nos veines car il faut bien le dire, il faut être complètement fou pour pratiquer un sport qui ne garanti aucun résultat et qui en plus coûte très cher. Mais je pense sincèrement qu'en retour la pêche en mer soigne bien des blessures, combien de maux se sont délités dans le creux des vagues, combien de solutions ont trouvé la lumière une canne à pêche entre les doigts ? Encore une fois c'est tout cela que cherche le pêcheur en mer pour son compte personnel car là, à l'inverse, on va parler poissons...

Une soirée toute simple.

Samedi soir j'ai une envie furieuse de partir pêcher seulement voilà, la météo n'est pas terrible et il est déjà assez tard. Bon il va falloir faire fissa pour ne pas arriver trop tard d'autant plus que je dois passer à CABESTO pour prendre les fameux bibis surgelés. Heureusement il me reste quelques bricoles dans le congélo mais je sait bien qu'en ce moment c'est les gros vers qui marchent le mieux.

Quand on est pressé tout les cons de la planète se donnent rendez-vous sur la route et empruntent le même chemin que vous, je vous passe les voitures sans permis ( elles sont relativement nombreuses non ? ) les camions et au contraire les jeunes débiles qui on confondu la route et le circuit. J'en profite pour dire à ceux qui croient qu'ils pourraient faire claquer un chrono sur un circuit avec leurs bagnoles et alors qu'ils mettent la vie en danger de tout le monde, qu'à voitures égales ils se feraient cramer par le dernier du classement du continental circus.

Voilà je suis en poste, heureusement le coin que je convoite est relativement à l'abri du vent. Malgré tout les frasques déroulent bruyamment sur la mer des déferlantes brunâtres, bon il faudra composer avec ça... Rapidement j'installe une canne au bouchon pour le calmar car la nuit est quasi installée et nous savons tous que ce moment est avec la matin le moment le plus propice. D'ailleurs à peine la sardine a t'elle trouvé la profondeur déterminée que le bouchon estampillé "PADDY" hoche déjà de la tête. Sans attendre je commence une lente remontée qui a pour but de ne pas effrayer ma prise car selon la taille du coco il va être complexe de le piquer. En fait le calmar doit être si petit que je ne le sent pas sur la ligne, pourtant je sait qu'il est là car c'est inscrit dans leurs gènes, quand ils on goûté à la sardine ils font toutes les folies. Hé hé hé, il est bien là dans le lumière de ma frontale mais alors, il est plus petit que ma main, grosso modo entre douze et quatorze centimètres.

Pfff qué misère, je retire ma ligne et je remplace la sardine bousillée par une bogue pêchée la semaine avant. Bon voilà c'est l'heure de monter la première canne pour le poisson.

Une soirée toute simple.

Les deux cannes sont postées très loin dans le sable, avec le concours du vent qui pousse fort dans le dos et vu que les fils des moulinets sont neufs de ce matin, je n'entends pas l'impact du plomb qui touche l'eau. Là je suis serein car même si ce n'est pas la folie je sait en revanche qu'à un moment ou un autre un poisson va passer sur mon appât. Je bricole un peu ça et là à farfouilles dans la mousse pour débusquer un crabe ou une crevette cachée qui me servira peut être. Ici c'est difficile de s'assoir correctement tant les roches sont pointues sauf à l'endroit où mes appâts reposent en paix. Subitement je me retrouve dans une situation complexe à gérer et de loin inhabituelle. En effet je voit le bouchon ultra lumineux que m'a fabriqué Pad qui s'enfonce directement sous les eaux en même temps, l'écureuil de la canne à gauche qui s'envole le tout dans un bruit de frein jouissif ! Ho putain je décide de prendre la ligne au bouchon par ce qu'elle est plus près de moi. Malheureusement le calmar ne va pas insister et mon bouchon va remonter libre du poids, je pose en vrac la canne et je me dépêche de remonter l'autre ligne mais là encore une fois y'a rien au bout et le bibi est découpé en rondelles. Ha bon...

La lune se couche lentement derrière l'horizon, le vent se calme un peu et même par moment il n'y en a presque plus du tout. Tout paraît calme mais quand même il est étrange de voir un de mes écureuils qui fait discrètement le yoyo, je veut bien que ce soit le vent mais tout de même, pour quoi pas l'autre écureuil ? Dans la foulée je remonte pour voir et au ferrage...y' a un poisson dessus ? Je reconnais bien les coups de tête de la daurade qui se défend, celle-ci n'est pas très grosse mais vu le contexte actuel elle pèse déjà lourd dans ma satisfaction. Arrivée au bord elle va me faire douter de son poids car ses rushs sont franchement sympas mais au bout du compte c'est une blanquinette d'à peine quatre cent grammes. Ordinairement en pleine saison je ne garde pas les blanquettes de moins de cinq cent grammes mais là, impossible de résister au goût de sa chair ça fait trop longtemps que je n'ai pas pêché !

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Les touches vont bon train dans ce petit coin, malheureusement il n'y a pas de gros poissons en vue car je pense que les petits daurades avalent l'appât avant même qu'une plus grosse vienne se servir. Ce qui me fait dire cela c'est tout d'abord le style de touches '"yoyo", ordinairement la touche est plutôt brutale en deux temps, là on dirai que l'écureuil s'est pendu avec une élastique. Mais cela prouve aussi qu'elles sont suffisamment nombreuses pour se disputer le bibi et elles avalent tout d'un bloc. Cela m'empêche au passage de remettre à l'eau n'importe quel poissons peu importe la taille. Tout les pêcheurs savent que quand l'hameçon est planté dans la gorge et que le poisson saigne il a très peu de chances de survivre, mieux vaut le garder.

Une soirée toute simple.

Finalement tout se déroule plutôt pas mal car j'ai énormément de touches et à vrai dire je ne m'ennuie pas du tout. En l'affaire de quelques heures tout mon beau petit stock d'appâts va finir englouti par ces petites coquines, huit bibis, un ver de Rimini entier tout de même !

Vu que la crevette ne donne rien d'autre que des beaux yeux je décide de plier vers trois heures du matin avec une jolie brochette de poisson dans le bac. Ordinairement je suis un peu las du retour mais  là j'ai des recettes plein la tête et une fois de plus mon esprit est occupé.

Déjà je pense à cuisiner tout ces poissons et devinez quoi ? on va parler cuisine.

Emietté de daurade et purée de potimarron au piment d'espelette.

Une soirée toute simple.

La recette que j'ai imaginée tient compte de l'assemblage des saveurs qui doivent sortir de tout ces ingrédients, c'est pour cela que l'accent sera mis sur une purée de potimarron avec ce poisson. Il y a un poivron, une carotte, du brocolis, une tomate, un oignon, de l'ail, sel et poivre. L'épice choisie sera du piment d'espelette et de la badiane qui donne un goût anisé en remplacement du safran. La purée sera mis en duchesse et passée au four.

Potimarron, piment, oignon, ail et un peu d'eau.

Potimarron, piment, oignon, ail et un peu d'eau.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Je coupe de très fines tranches d'une pomme de terre et pendant ce temps je fait pocher la carotte et le poivron dans de l'eau salée.

La badiane.

La badiane.

Le zeste de citron.

Le zeste de citron.

Je délimite bien l'emplacement du poisson ( faire le berceau) où il va cuire.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Recouvrir d'un papier sulfurisé pour ne pas que l'aluminum entre en contact avec le poisson et pour que l'air chaud circule bien dans la papillote.

Une soirée toute simple.

Il est temps de faire la papillote, noter que les bords sont mis à plats au lieux de roulés, cela garanti une parfaite étanchéité.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

Je laisse cuire une vingtaine de minutes à four assez chaud (200°) et dresser sur l'assiette.

Une soirée toute simple.
Une soirée toute simple.

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Angeline 04/02/2019 18:14

j'aime me promener sur votre blog. un bel univers. vous pouvez visiter mon blog (cliquez sur pseudo) à bientôt.

bernard 28/10/2018 18:24

peut être que le marabout fait aussi revenir le poisson sur nos cannes mdr

Zak 15/10/2018 21:10

Bravo frere tu nous fais saliver . Vivement une sorti ensemble retrouver les sensations sa me manque énormément biz poto

ALAIN RENAULT 15/10/2018 07:26

Du très grand Roro !! comme d'hab tu nous tiens en haleine ! pour finir par nous en faire baver !! d'envie bien sûr !!

J'espère qu'à la prochaine les calamars vont morfler ! La bises à toute la famille . pad

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 15/10/2018 18:54

Coucou Pad, je vais à la pêche toujours au dernier moment car malgré tout j'ai encore pleins de trucs sur le feu le week-end. Mais là on sent bien le poisson qui vadrouille à la recherche de nourriture et ça me motive bien. Pour mon histoire c'est juste l'histoire d'un gars qui va à la pêche et qui parfois en a gros sur la patate. Bises mon ami !

bernard 14/10/2018 22:30

une aventure halieutique et une recette que demander de plus? toujours au top notre ami roro.
Je vois que tu te sers de baguettes pour déposer le morceau de poivron , tu nous le fait un peu à la Thierry Marx quoi .
Bises Roro

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 15/10/2018 18:59

Salut Bernard, je me sert des baguettes depuis très longtemps car cela permet de ne pas égoutter ce qu'on sort du bouillon car on abime le légume en utilisant une passoire. Malheureusement je n'ai pas le niveau du grand chef, même si ce que je fait est bon est simple, j'en suis encore très très loin. Merci pour ton com Bernard !

bernard PINSON 14/10/2018 20:53

encore bravo ! pour nous mettre l'eau a la bouche... Surtout que depuis un mois il n'y a plus que des juveniles, un dauphin, et des milliers de touristes sur et dans l'eau. Maintenant que les pluies et orages sont presque loin... Nous allons enfin profiter des plages et des poissons, qui participeront à nos sorties agréables.
bonne........... reprise!

RORO, GREG, MARCO, GEGE. 15/10/2018 19:02

Merci pout ton encouragement, oui le reprise se fait un peu en fanfare même si les gros poissons ne sont pas encore en vue, je pense que d'ici peu il va y avoir du grand sport ! Merci aussi pour ton commentaire car c'est l'essence de ce blog, on est pas payé et les emmerdes sont légion, ça fait du bien quand on a d'aussi gentil messages.

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