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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Depuis deux semaines je vous avoue que je n'ai pas eu beaucoup de temps pour penser à la pêche ni à autre chose qu'à la maçonnerie. Bien sûr j'ai souvent jetté un oeil sur l'amas vertical de cannes à pêches dans le garage, j'ai bien lorgné amoureusement vers mon sac rempli d'affaires tout deux prêt à partir au bord de l'eau. Mais bon, quand on a une grande famille et peu de temps, les loisirs se raccourcissent comme peau de chagrin à la première déconvenue seulement voilà...Deux semaines sans pêcher c'est un traitement diabolique que m'inflige mon destin, moi qui suis habitué à ne pas compter mes heures près de l'eau là j'en bave un peu, je me surprends à refaire les mimiques du lancé alors que je n'ai rien entre les mains, parfois on dirais un fada...

Mais malgré tout je suis heureux, l'avenir de nos pêches s'annonce plus que bien, mes récentes idées me propulsent encore un peu plus dans le dur de ma passion et à chaque fois me raprochent du concept final. Mes lectures sur Aristote m'ouvrent encore plus l'esprit sur le passé et l'avenir c'est d'ailleurs un peu à cause de lui que j'ai compris certaines choses comme la finalité. Je trimbale mon volumineux livre un peu de partout y compris à la pêche. Au plus je lis les oeuvres de certains hommes comme Aristote et Platon ( et d'autres) je me rends compte que celui qui ne lis pas est bien pauvre. Les recommencements sont nombreux qu'ils soient terrestres ou intellectuels et la découverte aflige et bouscule l'ordre des choses. 

Avec mon ami Greg je suis allé traîner mon ombre dans la calanque d'en Vau, le parcours est complexe malgré que ce ne soit pas si loin. La première montée qui s'offre à nous est faite pour décourager le grimpeur en herbe, il n'y a pas de répis pour les cuisses, la caillasse monte très raide et pour nous tout est excuse pour faire une pause. Dans la foulée j'en ai oublié de faire les clichés si habituels, pourquoi ? En fait, il y a une raison, mais on en parle plus tard...

 

Le coin que nous avons choisi de prospecter est de toute beauté vu de haut, il est difficile d'accès jusqu'au ras du poste mais dans mon souvenir il y a beaucoup de fonds sous les pieds et à moins d'une erreur les poissons y seront très nombreux. J'installe rapidement toutes les boites pour les monatges après avoir fait une pause salvatrice pour mon dos. J'ouvre mon sac pour choisir mon premier appât et finalement vu que la nuit n'est pas encore là je pense qu'il serait de bon aloi d'essayer la sardine, les congres dorment encore un peu, seule les murènes pourraient peut être jouer les troubles fête. Le congre, le calmar ( comme moi ) est fortement Lucifuge, la lumière n'est pas leur terrain de jeu favori, par contre, le sar et tout les autres sparidés se nourrissent eux volontier à toutes les heures de la journée, c'est la raison pour laquelle il va falloir jouer fin malgré cet appât. Pour parfaire la soirée qui commence bien la mer est assez agitée dans ce grand couloir de roche, le bruit des vagues qui s'écrasent font un bruit qui résonne jusqu'à nous, le poisson est peut être là...

Greg est un peu plus loin avec son leurre, il essaye de trouver un poisson de surface come le baracuda ou un loup affamé, je le regarde au cas où cela marcherai. Bon allé, je me décide à envoyer mon premier appâts juste là dans l'écume de surface, le descente est longue jusqu'au fond, là je me sent bien car il n'est presque pas possible de na pas trouver un poisson avec une telle bouchée. L'attente ve durer quelques minutes, l'écureuil posé sur une roche va monter d'un coup, puis il va taper avec violence contre le blank et le frein tourne à toute allure, je n'ai que le temps de m'approcher pour voir que l'écureuil va se décomposer et partir dans les airs puis attérir en vol plané dans l'eau ! Nous sommes pris d'un fou rire, tu parles une touche comme ça c'est pas tous les jours !!! Malheureusement le bas de ligne n'a pas résisté au rush du poisson, je vais récupérer le montage coupé qui à vu le poisson mordre. Pour nous les pronostics vont bon train car ça met toujours la pression quand on loupe une telle touche, un pagre, un denti, un gros sars ? nous ne saurons jamais. Bon faut pas molir et refaire rapidement le montage. Voilà une prospection qui démarre plutôt bien et je pense que je vais revenir ici avec ce qu'il faut car là, mon matos paraît plutôt désuet ce soir, il me faudra sortir du vrai fluoro de bonne section ou du câble fin car là avec du 25 c'est trop léger quoique j'en pense.

Pour finir de me dégouter je remet rapidement une sardine en action sous l'eau avec du 40 centièmes que je découvre par miracle au fond du gros sac, je reste prudent et nous nous mettons prêt à sauter sur la canne, j'ai mis un témoin de touche qui peut s'enlever avec une main mais qui reste sur le fil si la touche est copieuse. On pouffe de rire car cela ne peut pas arriver deux fois dans la soirée, d'ailleurs nous serions bien emmerdé de prendre un gros poisson car vu la tronche des roches près de l'eau ce ne serai pas gagné d'avance. Mais toute bonne chose n'a pas souvent une fin, en quelques minutes alors que nous nous sommes largement relâché et un peu éloigné mon ensemble MAVER va se plier en deux, mince je venait de faire la (photos) y' a deux minutes, hohooooooo là je râle !!!! Je prends en main pour me rendre compte que le bébé qui est en bas me fait la misère, il me donne un premier gros coup de tête puis un segond qui va bousiller le fil. Après examen ce fil à subi un rabotage contre une roche car il est tout éfiloché, remarque cela ne m'étonne pas il doit y avoir beaucoup de cachettes là dessous au bordures bien saillantes.*

Il ne se passera rien de bien terrible par la suite, la nuit venue les congres vont se charger de terminer le reste de sardines, le rimini à trouvé deux sars  au bord et le calmar personne. Nous rentrons vers cinq heure du matin avec une grosse marche du retour sous l'épais manteau nuageux, il s'en est fallu de peu pour qu'en plus on se prenne la chavanne sur la tête...

Le Lundi soir je repart dans les calanques, je me suis procuré un ver de Rimni frais et il ne me reste plus qu'à trouver le coin qui va me supporter quelques heures mais j'ai déjà une bonne idée. Là je ne doit pas exagérer car je travaille le lendemain et je ne doit pas dormir debout. La raison pour laquelle je n'ai pas fait de cliché c'est que mon reflex est en panne, à force de le trimbaler dans les calanques il est tout oxydé par le sel marin. Au démontage le constat est clair il me faudra patienter une grosse semaine pour le remmetre en état. Pour l'heure je doit faire ces fameux clichés avec mon portable est là...c'est pas la même qualité d'images vous allez le voir rapidement.

Il est très tard et j'arrive comme une fleur sur mon poste, la marche est quand même longue pour si peu d'heures, je me donne jusqu'à minuit et on verra bien. La mer est assez calme et l'eau semble assez bonne, je ne tarde pas à me mordre les doigts de n'avoir presque rien pour photographier...

ma première ligne est bombardée au diable vauvert, le ver de Rimini est compact car  je l'ai fortement liguaturé, je pense qu'il a bien supporté le lancé. Pour la peine ce n'est pas comme à En-Vau il me faut pêcher fin ici, d'ailleurs c'est indispensable dans ce genre d'endroits, on dirai même que le poisson sent parfaitement tout cela, au dessus de 22 centièmes les touches cessent radicalement, en dessous c'est le festival ( en principe). Vu le temps et si il n'y a pas de filets je pense que je vais pouvoir tirer mon épingle du jeu. Mais contre toute attente les heures défilent sans touches, la brise est tenace dans ce coin car je n'arrive pas à tendre correctement le fil et donc, les petites touches passent un peu à ouf. Pourtant de temps en temps je remonte un petit sar ou un petit pageot que je remet à l'eau même si l'hameçon semble loin. J'ai tout le temps de profiter de la soirée en obsevant les alentours et de lire un peu un bon ouvrage qui parle de pêche dans les temps anciens à travers de grands noms.

 

On ne va pas dire que la pêche est une activité nouvelle tout monde le sait. Elle existe sous toutes les formes depuis que l'homme à découvert la mer et ses ressources. Le mot "pêcheur" d'ailleurs évoque le premier disciple de dieu, c'est à dire celui qui sait, qui connaît les éléments, qui a la ressource de sa survie une fois en mer, celui qui est proche de dieu par son repentir face aux éléments...Non c'est plutôt ce qu'on fait de la pêche de nos jours qui est nouveau.

L'antiquité a été la plus importante partie de l'histoire de l'humanité en ce qui concerne la mer, grâce à de nombreux visionnaires connu ou pas, cette époque a vu la découverte d'une multitude d'espèces alors inconnues de tous. Immaginez vous lorsqu'un jour l'homme à vu pour la première fois un calmar géant, qu'il a pu mesurer le fond abyssals de l'océan, a pu voir sous l'eau avec des moyens rudimentaires. Parmi les plus grands illustres c'est Aristote qui a été le premier génie qui s'est employé à classifier la vie animale sous marine, ses découvertes si précises sont tout ce que nous connaissons aujourd'hui et été conservées intactes pendant plusieurs centaines d'années faute d'infos complémentaires. Il est né en 384 avant J-C et ses recherches ont fait référence jusqu'au 16 ème siècle c'est dire. Sur toutes ces données beaucoup de nouveaux conquérants ont tenté d'ouvrir encore plus grande la porte des connaissances, bien peu y sont arrivés faute de réelle motivation ou de moyens. Sans trop creuser dans la roche sociale il est évident que les enjeux depuis le début de notre aire et aujourd'hui a beaucoup changé. Nos progrès depuis cette époque sont largement moins prometteur, ce n'est pas vraiment à cause du manque de matière car il nous reste encore un énorme chemin à parcourir, en réalité, depuis une centaine d'années les recherches et la découverte s'est tournée vers une autre forme de progrès beaucoup plus rentable.

Je suis tellement absorbé par la lecture que j'entends à peine le bruit du frein, wouaouuuuuuu, je balance le livre sur une veste en vrac au sol pour prendre en main ma ligne libératrice. Le poisson tire fort sur le scion et dans un mouvement ample et ferme je ferre. Voilà, mon beau poisson est au bout, il donne de bons coups de tête malgré qu'il soit loin, cela est une bonne indication sur l'espèce qui semble être une daurade. Il me faudra batailler longuement et rendre souvent la main pour enfin voir les reflets brillants de ce poisson qui me semble plus nerveux que gros. A la surface elle n'en pleut plus car elle n'essaye même pas de plonger, je la coiffe dans les mailles du salabre... Voilà, c'est là que je fait la photo. Impossible de trouver le bon éclairage pour que l'image soit nette, c'est soit trop ou pas assez je recommence. Bon celle-là est floue, celle-ci pas cadrée, là on y voit rien, grrrrr....Finalement dans le lot il y en aura une un peu moins pourrie que les autres. Finalement elle est pas mal cette bestiole, en tout cas elle pèse son poids la bougresse.

Enfin la pêche !

Je ne perd pas de vue que je ne doit pas décoller tard d'ici c'est la pacte que je me suis fait avant de partir. Je me suis tellement laissé avoir, au départ de chez moi je suis raisonnable et ma soirée est bien cadrée avec le respect de l'heure, du lieu et presque de mes prises. Arrivé à Marseille j'ai changé trois fois de poste, j'ai oublié un truc, l'heure tourne si vite qu'au final rien n'est comme prévu. Bon ce soir je suis raisonnable, je vais quand même pas mettre le réveil, non...Je suis si bien ici, le temps est assez calme, il n'y a pas âme qui vive, je suis à la pêche avec une bonne bière fraîche et j'ai tout le temps de lire et penser quoi de mieux ? Il est vrai que la pêche est un bon moment pour l'esprit, pour peu que le poisson veuille bien être présent et l'affaire maritime tourne au bonheur.

Voilà  il est minuit passé, je n'ai plus eu de touches depuis un bon moment et il me faudra rentrer avec un seul poisson, pour une fois tout est remballé soigneusement dans les boites qui sempilent au fur et à mesure dans le gros sac de carpiste. Plus haut les pierres du chemin qui mènent vers le petit port sont usées par les millions de pas des marcheurs tout au long de ces dernières années, elles m'inspirent déjà mon prochain article si la prochaine histoire se déroule dans ces lieux. Quand le regarde les rares photos de l'époque que mon père m'a involontairement légées, je peut noter de belles différences sur l'état de la faune d'hier. malgré tout, je me demande bien ce que tout ces articles seront dans quelques années, il est évident que je prends autant de plaisir à pêcher qu'à écrire notre histoire et c'est au fond peut être ce qui plaît. Je me dit aussi que si personne ne le fait tout ce que nous avons vécu sera peut être perdu dans un embroglio de récits mal situés dans le temps ou involontairement déformé. je me dit avec espoir que nous aurons été suivi par des plus jeunes qui s'essayent à écrire eux aussi, bon même si tout cela reste peu probable. 

J'arrive à la voiture transpirant au possible, je fourre tout dans le coffre, c'est l'heure de fumer ma traditionnelle clope assis sur le muret qui surplombe le petit port désert. De là je peut encore voir la mer qui s'agite entre les bateaux endormis, j'ai beau chercher je n'entends rien que le bruit de fond du ressac. Bon, je rentre...

Ralph la casse.

Ralph la casse.

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Ange 16/10/2014 18:55

Ha ouais platon,une superbe film de guerre...

pecheur des calanques 15/10/2014 19:51

salut roro ben comme dit ange !!! tu reviens rarement a vide et ca c est pas du au hasard !!!! pour aristote la derniere fois que je l ai vu .....pas la grande forme......

Roro 16/10/2014 12:25

Ha oui là, Aristote c'est pas la grande forme. Mais il à écrit une multitude d'ouvrages qui sont encore d'actualité dans tous les domaines et l'inventaire des espèces marines lui a pris une bonne partie de sa vie. c'est la raison pour laquelle je ne pouvais pas passer à côté. Puisque vous aimez à la folie l'antiquité je vais parler de Platon qui était ( lui aussi) un précurseur dans ce domaine. Non, ne me remierciez pas, c'est avec plaisir...

ange 15/10/2014 18:41

une patate par-çi une patate par-là ils en ont pas marre tes minots de bouffer du poisson,tu devrai en envoyer un peu à pad pour qu'il retrouve le gout du poisson........ça va je rigole...ha au fait et aristote qu'est ce qu'il à pris,c'est bien beau d'emmener des potes si il ne savent pas pecher c'est pas la peine.

syl34 15/10/2014 19:14

Tu m'a bien fais marrer avec aristote!! il y a une rumeur comme quoi il aurait plus mal au dents....

Bret 15/10/2014 13:46

il y a 2 jours j'ai trouvé votre site par hasard quand j'ai commencé a lire j'ai été envouté par vos articles,;jai tous lus en 2 nuits. continuez a écrire car j'atend avec impatience le prochain article merci a vous tous.

syl34 15/10/2014 02:49

Merci pour le partage!! De la chance ou du talent? Un de mes professeur nous répétait souvent qu'il fallait laisser le moins de place possible a la chance, et c'est bien ce que l'auteur de ce blog fait. Des montages soignés, de belles esches, des emplacement mérité a la sueur du front, de la patience....
Au final se donner de la chance, c'est laisser le moins de place a l'aléatoire, à la chance..

syl34 15/10/2014 19:18

Le plaisir de lire et de pécher est bien là, mais l’écriture n'a jamais été mon fort, si c'est pour faire un enieme skyblog sans intérêt, je préfère m'abstenir de polluer le net!!!

roro 15/10/2014 08:19

Merci pour votre commentaire très agréable cher Syl.
J'espère qu'à travers nos aventures certains auront pris le parti de pêcher en se faisant plaisir, j'espère aussi que certains ouvrirons des blogs pour démarrer une grande aventure qui sera lue par tous. Là aussi c'est une autre sorte d'exercice où le goût de l'effort cérébral est important.

alainpaddy 14/10/2014 11:45

Merci pour ce bon moment de lecture , et de pêche ! je suis détendu ! ta plume est magique !
pour vous relaxer , allez à la pêche avec Roro ,
Certains diront quelle chance il a ! je pense que la chance il faut se la donner , se la prendre , pas nombreux ceux qui feraient ces marches longues et pénibles , merci à toi d'être aussi passionné par la pêche mais aussi par le partage et la transmission , Bises , pad

Roro 14/10/2014 12:12

Merci pour ce message qui me ravi mon Pad ! Oui la chance il faut parfois la forcer un peu pour la trouver, vu que je n'ai pas le cul bordé de nouilles c'est ce que je doit faire pour la croiser de temps en temps. Ca paye souvent et cela me permet d'écrire quelques articles qui me font penser à tous les amis car c'est avant tout pour eux que j'écrit.
J'espère que tout s'est bien passe avec Juju et Clément, on va parler de toi d'ici ce we, bises.

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