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SILVERPECHE.com

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LE BLOG DES SAISONS

Publié le par RORO, GREG, MARCO, GEGE.
Publié dans : #Poissons

Être un  simple pêcheur n'est pas si simple, ce qui nous poussent (presque) tous à nous rendre au bord de l'eau c'est cette faim indescriptible qui nous dit que c'est au bord de cette roche que je serais bien ce soir. Bien sûr, bien souvent une fois sur place et après avoir essuyé une multitude détails qui ne sont pas toujours bon pour une sortie, on se dit avec résignation qu'être au bord de l'eau c'est déjà pas si mal et qu'au fond tout peut arriver. Mais en gros pour l'intelect l'essentiel est fait, on prends son temps pour tendre les lignes bien à l'abri du Mistral, on regarde avec plaisir le spectacle fabuleux d'une mer bleutée qui s'offre sur cette ligne d'horizon parsemées d'iles fantasques. Malgré le flot estival incessant d'embarcations chargées de toursites un peu plus fortunés que nous, on se dit encore et surtout qu'on a beaucoup de chance de vivre ici et de pouvoir profiter à discrétion de ce spectacle face à cette masse de touristes assoifée de rêves en plastiques fabriqués à Paris. Du haut de ma coline embourgeoisées par les arbustes solides je pouffe de rire en voyant le bal d'une économie qui ne se supporte plus. J'ai encore en mémoire les phrases syndicalistes lointaines qui militaient pour la quatrième semaine de congés payés, mon père, en bon fonctionnaire qui avait honte d'en profiter à l'époque, se verrait  bien mal embouché si il voyait tout ça. Mais tout ce bordel social de l'époque allait lui ouvrir des portes estivales normalement fermées pour un simple travailleur Parisien ordinaire. Tu parles, une semaine de plus de congés pour aller pêcher, le rêve se réalise, lui qui n'a rien demandé. Mais à l'époque au bord de l'eau il n'y avait une de chaîne de professionnels organisé sous la main bienveillante de la prudomie. Tout les petits métiers étaient régie de façon à laisser une porte ouverte au futur, il n'y avait pas de pêche dans les frayères et surtout pas de massacres rapides, le touriste devaient se contenter de ce que pouvait lui offir la vie de tout les jours.

De nos jours tout a changé. Les petits bateaux lourdement chargés se croisent dans la passe de Callelongue et les fiers capitaines de fortune en maillots sérigraphiés se croient tout permis, ils bafouent tout les interdits car ils ont payé cher leur libertée et ils comptent bien rentabiliser ces fameux congés sans être dérangés par les indigènes. Les pros avides d'euros multiplient les excés pour fournir la demande oppressante du touriste libres de droits, mais dans l'ombre il y a nous pauvres pêcheurs. Etranglés dans nos maigres retranchements, lessivés par autant d'afluance, nous devons céder le coeur de la saison à des interêts économiques qui ne servent au fond qu'à maintenir le bien-être d'une bande de fous. Comment les nommer autrement ? Les plages de Marseille sont si polluées que la moindre analyse d'eau doit être cachée au public, les rejets en mer sont si important qu'on se demande comment le poisson est encore présent.

Comme je vous disait dans les articles pécédants l'été n'est pas la bonne saison pour pêcher dans les calanques. Bon , il est vrai qu'avec un bateau les choses peuvent largement s'arranger, mais quand on est un simple pêcheur du bord les situations que l'on trouvent souvent sous nos pieds ne sont pas toujours exactement à celle à quoi on s'attends. Pourtant tout était bien parti, sans le vouloir nous étions tous de sortie ce Samedi soir. Il y a Bert, Greg, Christian, Stef, Bruno, wilfrid, moi et tous en partance à défaut pour Frejus. Ouai bon, en fait ce poste a été décidé un peu à le dernière minute à cause du vent qui sévit de partout, impossible de trouver un coin à l'abri, alors autant s'en prendre plein la poire et qui sait, ça peut marcher non? C'est un peu ce qu'on s'est dit en y allant sous les rires de mes copains,  personne n'y crois vraiment mais au moins nous serons tous ensemble et ça, ce n'est pas si souvent...

Sur place Robert, Bruno, stef et moi allons retrouver nos copains qui se sont installés sur la digue à deux pas de la voiture, ils ont déployé sur une table de camping largement de quoi se restaurer et boire comme des cochons à côté de leurs cannes qui sont pour l'instant muettes. Le vent est si fort que j'hésite franchement à sortir mon attirail, là je suis vraiment persuadé que nous ferons capot, mais les fortes rafales de vent qui fait s'envoler le sable en notre direction va me pousser à me mettre en bout de digue avec Stef. Sans y croire je m'installe. Pourant à peine ai-je entamé mon premier Pastis je me rends compte qu' il semble qu'il y ai un peu de vie sous les eaux car il y a des touches. Bon, des touches, des touches, c'est vite dit car on voit bien que c'est des beaux yeux ou des bogues qui rongent les vers. Nous n'y croyons tellement pas que même avec un écureuil qui monte on ne bouge pas. D'ailleurs c'est Greg qui va faire la première prise avec une superbe blanquette de deux cent grammes qui pisse le sang à gogo. Il va la donner à Christian sous les moqueries de tout premier ordre, chez les silver c'est comme ça.

 

Vivement l'été.
Vivement l'été.

Nos sandwiches sont farci au sable, le fond des verres de vin rosé est tapis de minuscules grains qui font craquer les dents quand on avale, heureusement que nous sommes tous là et que la bonne humeur du groupe compense largement ces conditions ultra merdiques. On parle, on rigole, on bouffe du sable mais du coin de l'oeil Stef me demande pourquoi mon écureuil clignote. Mon écureuil clignote ? Non mais dis donc hé, c'est pas le mien mais le tient qui est par terre ! Rapidement mon ami va vérifier ses cannes et il va trouver un témoin de touche qui est passé dans les anneaux en force pour aller s'écraser plus loin, un peu comme quand on tend une corde qui lâche au dernier moment, d'ailleurs le bas de ligne à cassé preuve qu'un belle pièce est venue goûter à son appât. Dommage car vu les conditions ce sera la dernière fois que nous verrons ce genre de truc.

Bert, Stef, Bruno, Greg et Cricri.

Bert, Stef, Bruno, Greg et Cricri.

Cricri.

Cricri.

En parlant de Cricri, son fils à ouvert un resto et on profite de l'occasion pour vous donner l'adresse. Les critiques de la plupart de nos copains sont super bonnes et nous irons y faire un petit tour dès que possible histoire d'aller y mettre un peu d'ambiance.

Bon allé, à Vendredi...

www.facebook.com/Obuffet13008

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Commenter cet article

gerard 27/08/2014 14:36

Pour une fois que les électroboys non pas vider la mer ! moi j'suis meme pas sortis j'suis pas fou !

Bert 26/08/2014 21:13

Détrompe toi Pad il faisait pas froid .... au début !!! Au fait moi je m'en fout j'ai mis des rondelles de Justin Bridou , et je vais aller essayer tout ça vendredi !!! mdr
Je dis pas qui m'aime me suive parce que sinon je vais y aller seul ... Bises les mecs .

alainpaddy 26/08/2014 19:53

Sortie gastronomique et dégustation !! les poissons ont bien rigolé !!
à voir les tenues , il ne devait pas faire bien chaud ! il n'y avait que cricri pour faire la bronzette !!

greg 26/08/2014 18:28

On s est bouffé du vent mais quel plaisir de pêcher tous ensemble!C'est ça qui compte!

roro 26/08/2014 18:41

On en dit des conneries quand on a gobé trois pastis, bon, maintenant qu'on sait qu'il faut faire attention avec les rondelles de shimano on se sent beaucoup mieux !

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